16 mai 2008
La brocante
Avec l’arrivée des
beaux jours
On peut facilement
faire le tour
Des brocantes dans
les patelins voisins
Déambuler, chiner
en se tenant la main
Nous apprécions
d’y aller à la fraîche
Sous le soleil
éviter d’être sèche
Et quand la cohue
commence à arriver
En profiter tout
simplement pour rentrer
Mais j’ai rempli
mon petit sac
D’objets divers,
bijoux en strass
Parfois même un
vêtement original
Pour 2 euros, pas
si mal !
Mais la brocante
c’est un jeu
Et… je suis
joueuse pardieu !
Alors quand arrive
la fin de journée
J’y retourne
totalement enjouée
Les gens
remballent leurs stands
Les chineurs sont
partis en bande
Commence alors la
braderie
Voir même la
distribution gratuite
Je passe devant un
stand et on m’interpelle
« Tout est
gratuit, servez-vous la belle ! »
J’éclate de rire
et m’approche du couple
Je fais glisser ma langue et joue de la
croupe
« Servez moi
un baiser tendre et langoureux
donnez moi un
baiser suave et savoureux
vous m’avez
demandez de me servir
pouvez vous, ce
baiser, me l’offrir ? »
L’homme est
surpris puis me reluque
Je sens sa trique
se tendre et sa nuque
Tandis que sa
femme joue les offusquées
Je souris,
j’attends, que va t’il se passer ?
« Le client
est roi, je vais assumer
mes mots et vous
donner ce baiser ! »
Et c’est là que
j’ai ri et que j’ai prononcé
« Pas vous
Monsieur, mais votre moitié ! »
Son épouse le
foudroies du regard et par défi
Passe de l’autre
côté du stand à moitié vide
Puis dans une
douceur démesuré
M’a offert un de
mes plus beaux baisers

14 mai 2008
Le message
Ca y est j'ai enfin réussi
De façon mutine et coquine
A obtenir son numéro de mobile
Je vais lui faire le « grand film »
Je crois que parler sans s'arrêter
Ne lui donnant que l'option d'écouter
Me donnera plus d'opportunité
Pour le séduire et l'accrocher
Faites qu'il se rappelle d'hier !
Que de moi il se souvienne !
Et qu'il apprécie mon audace
Même si ça manque un peu de classe
Et puis une fille peut draguer ?
Faire le premier pas, inviter ?
Vais-je me la faire angélique ?
Ou diablotine voir diabolique ?
Allez je me lance fébrilement
Je tape le numéro tremblotante
Ça sonne, ça décroche wahou !
Allez, je joue le tout pour tout !
« Bonjour c'est Multi-sourires
Et j'avoue avoir grand plaisir
A te parler car depuis hier soir
Je suis en feu et j'aimerai te revoir
Je me suis caressée toute la nuit
J'ai le ventre creux et mon clitoris
Se tend en attendant qu’il s'apaise
Par ta bouche et tes caresses
Et j'ai imaginé ta grosse bite
Dans ma bouche et mon vagin aussi
J’ai envie que tu exploses ma rondelle
Que tu me défonces le cul à perdre haleine
Enfin voilà, j'ai envie de baise
D'une super partie de jambes en l'air
Que dis-tu de tout cela ?
Ça te dis un coup toi et moi ? »
« Votre message a bien été enregistré
Vous pouvez maintenant raccrocher »…
Cet enfoiré ne m'a jamais rappelé…
La prochaine fois j'attendrais « allo » avant de parler !
12 mai 2008
Uno
On commence
gentiment à mélanger
Les yeux pétillent de gaîté
L'ambiance m'électrise doucement
J'aime ces parties, c'est excitant
La distribution se fait dans le silence
Ma colonne lentement se tend
Je tente de maîtriser ma respiration
Mais je suis prise par tant de frissons
Le chiffre 3 vient de tomber
Triangulaire des sens à assurer
Vient alors se poser le 1
Ta queue ? Ta bouche ? entre mes reins ?
Joker, on doit changer de couleur
Moi qui portais du noir c'est l'horreur
Vite ! Sortir les vêtements de la penderie
Une guêpière pourpre ça te dit ?
Et me voilà à devoir passer mon tour
Tu regardes perversement mes contours
Et exiges que je mette des bas
Grr.. Ça tu me le revaudras !
Enfin je peux me débarrasser du vert
Passer au rouge pour te mettre à terre
C'est sans compter sur ton goût du vice
Tu poses le bleu avec un clin d'oeil complice
Je me vois dans l'obligation de changer
A nouveau de tenue, je prends un déshabillé
Aux reflets du ciel quand il va se coucher
Mais je choisis la position, je vais gagner !
Et c'est là que toute ta perversité
Va tout à coup se dévoiler
Quand tu sors le changement de sens
C'est à toi de choisir l'entrée de la danse
Tu optes pour le plus petit anneau
Celui qui aime tant tes assauts
Je suis mauvaise joueuse mais tant pis
Tu n'auras pas droit à ma bouderie
Ce que j'aime ces parties ludiques
Où je bave attendant ta trique
Quitte à ne pas dire « uno » au bon moment
Pour faire durer le plaisir avec toi mon amant
09 mai 2008
La question que je ne pose plus
Quand on débute dans la séduction
Dans le plaisir charnel, la fusion
Y a toujours ces questions à la con
« Tu as aimé ? » « C'était bon ? »
Et puis on pense avoir trouvé
L'homme de sa vie, sa moitié
Et un jour on ose lui demander
« Chez moi, qu'est-ce qui te plaît ? »
Et là, on tombe de bien haut
Quand il vous répond ce saligaud
Que ce sont vos seins, votre poitrine
Vos nichons qui lui sert de vitrine
Oh vous pouvez rire, c'est du passé
Mais c'est malheureusement arrivé
Et trop souvent pour que je m'en souvienne
Et ça fait mal, on se sent moins belle
Oui, ok, j'ai une gorge généreuse
J'aime les décolletés avantageux
J'aime la lingerie qui la met en valeur
Mais en dedans il y a aussi un coeur !
Je fanfaronne avec mon 95 E
Je fais tourner facilement les yeux
Je suscite jalousie et envie je le sais
Mais je ne suis pas qu'une taille de bonnet !
Et je crois que c'est ce qui m'a plu
Quand nous nous sommes connus
Par le biais d'un forum de discussion
Où nous avons engagé la conversation
Pendant des mois nous nous sommes confiés
Puis peu à peu, nous nous sommes aimés
J'ignorais totalement à quoi il ressemblait
Seuls nos mots traduisaient nos pensées
Ami, complice, amant et mari
A ce jour nous avons trois petits
Nous sommes heureux et épanouis
Et le souhaitons pour toute notre vie
J'ai osé lui poser la question
Cette question à la con.
Il m'a répondu « tout ! »
Et ça m'a suffit.. C'est fou !
07 mai 2008
Ne jamais dire jamais
J'ai lu beaucoup sur ces endroits
Où l'on danse, où l'on boit
Et où on peut s'abandonner
Dans des phantasmes inavoués
Alors que je redoute de franchir le pas
Dans mes rêves c'est souriante ma foi
Que je traverser ces couloirs sombres
Où je me sens reluquée par des ombres
Mon aimé me tient la main
Je sens une boule en mon sein
Mon coeur bat à tout vitesse
Je me sens femme, bougresse
La musique n'est pas très enivrante
Mon instinct me guide ver la transe
D'une pièce aux couleurs chatoyantes
C'est là que se fera ma danse
Je vais devenir Reine de Sabbat
Sodome et Gomorrhe seront mes rois
Dans une fièvre de sexe endiablée
J'aurais votre sperme, foi de Salomé
Lentement je me laisse aller sur la couche
Mon homme m'embrasse sur la bouche
Tandis que d'autres sont entrés
M'effleurent, me touchent avec agilité
Mon chemisier est déboutonné
Ma poitrine s'échappe en volupté
Je sens des regards excités
Je commence lentement à onduler
Mon homme m'offre sa queue
Que je suce pour le mettre en feu
Les timides commencent à se masturber
D'autres me caressent avec assiduité
Mon ventre se creuse de désir
Je sens autours de moi des pines
Je les flatte, je les suce, je les titille
Certaines, empressées, dégoulinent
L'odeur nacrée et chaude m'anime
Je continue de susciter le désir
Je sens en moi bondir ma cyprine
Je voudrais tant devenir calice !
Et alors qu'une langue répond à mon souhait
Je sens sur mes seins et ma figure exploser
Ces verges tendues que j'ai tant sollicitées
Pour couler sur moi en toute impunité
05 mai 2008
Journée ensoleillée
Je me rendais ce printemps chez une amie
Il faisait bon, le soleil sortait de son nid
J'étais partie à la fraîche pour profiter
D'une journée à la campagne ensoleillée
J'avais opté pour le second trajet de Bison
Evitant autoroute, péages et bouchons
J'étais heureuse, libre et enjouée
Plus qu'une heure et j'allais lézarder
C'est alors que ma voiture a sursauté
Un méchant caillou venait d'heurter
Mon pneu arrière qui se mit à siffler
Je stoppai net, j'étais désemparée
Je décidai de rouler doucement
Espérant que la roue tiendrai le temps
Que je trouve une ferme, un garage
Un truc autre que ces grands paysages
C'est alors qu'un village a pointé son nez
J'ai remercié les cieux et je fus transportée
A l'entrée de ce bourg un semblant de remise
Avec des véhicules, un pompe.. bref, visage réjoui !
J'entrai dans ce qui semblait un atelier
Odeur d'essence, d'huile, mécanique assurée
Timidement je demandai si il y'avait quelqu'un
Un homme se présenta à moi me tendant la main
Heureuse et soulagée je lui tendis la mienne
Et me retrouva avec une main noire ébène
L'homme s'excusa de sa maladresse
Je lui répondis qu'il n y avait pas de bassesse
Je rajoutais que mon père gagnait son pain
En travaillant durement avec ses mains
Puis lui exposa mon problème de pneu
Il me souriait, j'avais les joues en feu
Il m'annonça qu'il pouvait rapidement la réparer
Un petit quart d'heure et tout serait terminé
Et rajouta qu’il appréciait de s’occuper des voitures
Mais préférait le toucher des femmes et leurs textures
Son regard me fit frissonner de haut en bas
Et lentement il s'approcha de moi
Sa main luisante caressa ma joue
Une autre glissa sur mon genou
Je sentis sur mon corps glisser l'huile
Il se mit à me masser, je gémis
Il fit courir ses mains sur mon ventre
Je sentais en moi naître la transe
Avec ma main je me mis à le barbouiller
Puis dans le jeu, nous nous sommes déshabillés
Dans la crasse de l'atelier nous nous sommes aimés
Pas à dire, une belle journée ensoleillée !
02 mai 2008
Le dernier mot
C'est bien connu, une femme a toujours raison
Même si cela peut parfois porter à confusion
Et c'est lors d'un repas familial où je m’ennuyais
Que je me suis souvenu d'une anecdote à vous narrer
Ma sœur avait tenu à me présenter
Son petit copain, l'homme idéal souhaité
Ce dernier avait voulu faire bonne impression
Devant la sœur aînée pour baiser la seconde
Il nous a donc emmené au restaurant
Enfin, une pizzeria, mais tout à fait charmant
Le repas s'est passé de discussions puériles
Je me tenais bien, j'avais, à ma sœur, promis
Bon reconnaissons il me gonflait sec
Il avait tout vu, tout fait, voir même la guerre
Pourtant il était bien plus jeune que moi
Bon d’accord sa tête ne me revenait pas
Faut dire que juste avant de le retrouver
Ma sœur, un peu jeune, m'avait avoué
Qu'il lui avait demandé d'acheter des préservatifs
Car il craignait de blesser sa mère et son affectif
Me voilà donc avec un rigolo à table
Pour un peu je me force à rire et m'esclaffe
C'est sans compter les coups de pied de ma sœur
Réalisant que l'homme idéal n'est qu'un leurre
C'est alors que nous abordons un sujet
Que je maîtrise, qui me passionne, qui me plait
Et l'autre tintin soutient mordicus que j'ai tord
Là c'est la goutte d'eau qui passe par dessus bord
La cerise sur le gâteau quand il me dit
« Mais bien sûr et ton string sur la table aussi ! »
Ma sœur pâlit « tu ne sais pas ce que tu viens de dire ! »
Elle a raison, sourire carnassier, j'éclate de rire
Je me lève et cherche sous ma jupe blafarde
Mon sous vêtement que je retire sans hâte
Tout en continuant à dévisager l'autre con
Déconfis, blême et qui n'assume pas la situation
Je lui jette le string dans son dessert
Je saupoudre le tout des capotes ordinaires
Je regarde ma sœur et d'un oeil complice
« Pas de dessert pour nous et bon
appétit ! »
30 avril 2008
J'accepte
J'accepte que dès
que tu rentres le soir
Tu plonges tes mains, hagard
Sur ma poitrine en criant « à moi »
Pour un peu je t'appellerai Yoda !
J'accepte tes petits regards en coin
M'informant que tu va prendre mes reins
En remontant gentiment ma jupe
A la vue de mes bas, tu es déjà en rut
J'accepte tes envies polissonnes
Où je deviens ta petite cochonne
Où tu joues à me faire perdre mes sens
Et me mettre totalement en transe
J'accepte d'être ta soumise
Satisfaire tous tes vices
Et que ta queue glisse
Dans tous mes orifices
J'accepte tes jeux lubriques
Tes défis ou ordres scéniques
Histoire de pimenter nos soirées
Et s'endormir tendrement enlacés
J'accepte tes mails choquants
Tes histoires de folies d'amants
Qui vont me trotter toute la journée
Et même, avouons-le, me faire mouiller !
J'accepte tes mots crus
Quand tu me prends le cul
Ton changement de vocabulaire
Me fait prendre un pied d'enfer
J'accepte tout, vois tu
Mais un chose.. je n'en peux plus
Quand tu viens te blottir mon roi
Et que tu ranges ta bite entre moi
A chaque fois j'hérite de cette goutte
De sperme qui lentement coule
Sur ma cuisse ou entre mes fesses
Et qui gratouille et m'exaspère
Tu peux dormir contre moi
Plaquer tes mains sur mon sein droit
Tout ce que tu veux, crois moi
Sauf cette dernière goutte là !
28 avril 2008
L'accroche volant
Il faisait bon, je
prenais mon temps
Et j’ai vu une moto
dans mon rétro
Aussitôt j’ai fais
la réglo
J’ai mis mon
clignotant
Petit signe lui
indiquant
Qu’il pouvait me
doubler
Que je n’allais
pas le serrer
Il est passé à mon
côté
M’a remercié avec
son pied
Puis s’est mis à
ralentir
Sur le coup, je
l’ai maudis
Je le voyais
freiner constamment
Je ne comprenais
pas vraiment
J’essayais de
regarder un accident
Ou dans la
circulation un changement
Mais rien et je me
demandais
Si je n’allais pas
le dépasser
C’est alors qu’une
double voie
En sens unique
s’est offerte à moi
Il s’est
repositionné à mon carreau
Je l’ai regardé,
pas mal, voir beau
Puis a relevé son
pouce, fermant le poing
Je me suis dit
« il apprécie quoi ? mes mains ? »
Il a continué à
rouler gentiment
On peut même dire
me suivre carrément
Et chaque fois il
était à ma vitre
A force, j’ai
évidemment souri
C’est lorsque je
me suis arrêtée
Que j’ai compris
ce qui l’avait attiré
Je portais une
jupe longue fendue
Qui entre mes
jambes avait disparue
De ce fait mes
cuisses étaient visibles
Laissant voir des
bas noirs et lisses
Tenus par un porte
jarretelle
Visible sous un
string en dentelle
Je me suis mis à
rougir écarlate
Ouvrit ma portière
à la hâte
C’est alors que je
l’ai vu garer son engin
Je me suis dit que
je me le ferais bien !

25 avril 2008
Propre ou sale ?
Il y a plus de trois ans je
buvais un thé
Avec internaute ami dans un
café
Nous parlions de nos vies et de
nos envies
De nos conjoints respectifs et
de nos petits
Alors que nous étions sur le
sujet loyauté
Il m’a dit « as-tu encore
de l’amour propre ? »
Je n’ai pas cherché mes mots
longtemps
« plus maintenant puisque
je suis maman ! »
L’homme de la réponse fut un
peu interloqué
M’a demandé de bien vouloir
développer
J’ai vraiment eu du mal à
m’exécuter
Car c’est d’instinct que ma
réponse était née
Puis dans ma tête tout s’est
enclenché
Depuis la naissance de mon
premier né
J’ai menti, volé mais aussi
triché
Et me sait capable sans
problème de tuer
Jamais je ne me permettrais de
juger
Celle qui a trahit ou s’est
prostituée
Pour donner du pain à ses
enfants
Car si j’étais aux abois j’en
ferais autant
Je repense souvent à cette
question
Et la rapidité que j’ai eu pour
la réponse
Mais si aujourd’hui on devait
me la reposer
Je peux déjà vous dire que rien
n’a changé
Car même si être mère n’est pas
évident
C’est dans ma vie mon plus bel
engagement
Et s’il fallait recommencer les
erreurs du passé
Pas une seule seconde je
n’hésiterais
Et pourtant je vous dirais que
je regrette
Des mots, des attitudes ou des
gestes
Mais c’est en tombant dans la
noirceur
Que je sais différencier
malheur et bonheur






