29 décembre 2006
A la garde !
Si vous êtes
rapidement arrivé à la garde
C’est que vous
m’avez si fortement excitée
Que je ne pouvais
qu’être trempée
Est-ce ma
provocante révérence
Qui a mit votre
épée en transe ?
Ou le lacet de mon
bustier
Qui vous a donné
l’envie de me planter ?
A moins que ce
soit ma perruque blanche
Ou, au bal, notre
sensuelle danse
Ne me dites pas
que c’est mon éventail
Qui vous a muté en
canaille !
Laissez moi croire
que c’est ma croupe
Qui vous a mis en
totale déroute
Quand ma robe, par
le vent, s’est levée
Tandis que
penchée, je jouais au croquet
J’y suis !
c’est la nécessité que j’ai
De boire, à la
paille, mon verre de lait
Cela vous a donc
tant perturbé ?
Mais
qu’alliez-vous donc imaginer !
Non ce soir je ne
suis pas disponible
Allez donc voir
chez ma voisine !
Comment cela je
suis une coquine ?
Non, Mon Sieur, je suis une libertine !
27 décembre 2006
La trame
En ces période trouble de saison, le sommeil parfois dit "non"
Je me retrouve en insomnie, recherchant un
doux cocon
C’est dans cette phase un peu critique, que
j’ai vécu une nuit
Un rêve, un phantasme ou un plaisir, en tous
cas j’ai bien jouis
J’étais dans un train ou un métro, il faisait
très chaud
J’étais debout, mal à l’aise, le wagon plein
de badauds
Rien pour me tenir à une rampe, limite tomber
par terre
La foule me comprimait et son odeur devenait
amère
Je me sentais plonger dans les sombres Abymes
du comas
D’un coup je fus enlacée s’en m’en rendre
compte par un bras
Ne pouvant bouger, je ne pouvais voir son
détenteur
Mais sa pression était douce, je n’avais pas
peur
Je me mis à observer ce membre qui me
maintenait
Ses nervures, sa pilosité, la finesse du
poignet
Et après avoir perçu toutes ses
particularités
Devenue animale, je voulais toucher et lécher
Je pris délicatement son pousse et massa sa
paume
L’homme laissant ma salive devenir baume
Car avec ma bouche je gouttais chacun de ses
doigts
C’était l’extase, ne me demandez pas pourquoi
Et lentement ma bouche suivait ses contours
et alcôves
Je découvrais tranquillement sa douce
omoplate
Je prenais mon temps et lui, impassible,
était sans hâte
Les voyageurs qui m’oppressaient avaient tous
disparus
Me laissant moi et ce mystérieux amant
entièrement nu
Je pouvais enfin me mouvoir, lui sourire,
poser ma joue
Sur son poitrail, sucer ses tétons et devenir
saoule
Mes mains transformaient ses parties
génitales en souffre
Alors que mon corps n’était plus que volupté
et frisson
Il se mit en mouvement et d’un coup me prit
tel un fripon
Embrasement de mes sens, coïts à répétition
J’ai le souvenir de mes jouissances coulant
sur sa verge
La sensation, par son orgasme explosif,
d’être vierge
Un peu déboussolée et désemparée dans mes
draps
Mon cœur et mon sexe battaient la chamade, oh
oui, croyez moi
Quand à mon entre-cuisse, elle était trempée…
ma foi !
25 décembre 2006
Je veux
Je veux être ta
femme
Celle qui se donne
corps et âme
Je veux être ta
catin
Celle qui se
soumet à tes mains
Je veux être ta
douce
Celle qui lèche
ton pouce
Je veux être ta
belle
Celle qui
t’ensorcelle
Je veux être ta
compagne
Celle qui te donne
la hargne
Je veux être ton
soutien
Pour t’aider
chaque matin
Je veux être ta
salope
Sur laquelle tu
galopes
Je veux être ta
reine
Celle qui console
tes peines
Je veux être ta
moitié
Celle qui partage
ton oreiller
Je veux être ta
conquise
Sur qui chaque
jour tu mises
Je veux être une
lumière
Un phare dans ta
vie qui éclaire
Je veux être ta
référence
De l’amour, de la
baise, de la transe
Je veux être
toutes ces facettes
Mais pas miroir
aux alouettes
Comme la
multiplicité de mes sourires
J’aspire à exaucer
tous tes désirs
Mais pourquoi vouloir ?
puisque j’ai !
A ce jour, tous
ces vœux sont comblés !
Oui, je le clame,
je l’écris, je le crie !
Ce n’est qu’avec toi que je peux vivre
Que ce sera
demain ?
La réponse :
rien !
Car si tu ne me
tiens pas la main
Pour moi ce sera
la fin !

22 décembre 2006
Prévision d'un réveillon
Ou là, espérons qu’il n’est pas trop tard
Pour écrire à père Noël et père fouettard !
Pour qu’ils viennent dimanche soir
M’apporter des joujoux et me voir
Evidement, puisque j’ai été obsédée
Par tout ce qui peut donner plaisir
Jouissance, baisers et sourires
J’hésite entre le rouge et le noir
Le mieux c’est de leur laisser le choix
De qui voudra entrer par la grande porte
Ou la cheminée avec ou sans hotte
Lingeries, parfums ou godemichés
Devant la cheminée près du sapin illuminé
Là où j’aurai déposé mes petits souliers
Peut être auront-ils envie de me boire ?
Ou de mettre sur mes yeux un foulard ?
Me laisser jouer avec leurs boules et guirlandes
Quand je suis geisha, pas à dire, ils bandent !
Je me ferais une joie de les soulager
De leur dur labeur qu’ils ont enduré
Avec ma bouche je les réchaufferai
Dans mes grottes ils seront invités
Et quand raisonneront les douze coups
Logiquement nous serons à genoux
En priant et hurlant par dessus tout
Que c’est bon, que c’est fort et doux
Que toutes vos envies soient satisfaites
Un bon Noël, un très beau réveillon
Tendresse, plaisir et amour à foison

20 décembre 2006
Et dix de der
Dame de cœur ou
dame de pique ?
Fais-je
bouillonner ton sang ou ta trique ?
Me coucheras-tu
dans les trèfles
Sans me laisser
sur le carreau ou les nèfles ?
Quel sera l’atout
pour la partie ?
Vais-je terminer
avec le petit ?
A moins que
j’utilise l’excuse
Si tu tentes avec
moi l’abuse ?
Je sais évidemment
que le roi
Est plus fort que
la dame, crois moi
Mais fais
attention au doux valet
Sans oublier le
tendre chevalier
Car celui qui
appelle la couronne
Doit assurer constamment
la donne
Et pas évident que
l’apport du chien
Aide à tenir
jusqu’à demain
Et si tu n’assures
pas avec ton as
Je prend, je garde ou je passe
C’est l’avantage
d’aimer le jeu
Que ce soit à
table ou au pieu
Ne me dis pas que
tu préfères un rami
A moins que tu
invites des amis
Sinon ça va
tourner à la bataille
Pas sûr que tu
récoltes la médaille
Ok, alors
continuons ce tarot
Surtout que ton
sexe est très beau
Laisse moi le
caresser avec mes mains
Je t’offre, en
échange mon 21 !
Oui je suis sous
la goulotte
Oui, j’ai retiré
ma culotte
C’est plus un
tarot, mais une belote
Et en levrette, et
re-belote !
18 décembre 2006
Le p'tit glaçon
C’est l’histoire
d’un p’tit glaçon
Qui me provoque un
grand frisson
Quand il s’attarde
sur mes tétons
Satané petit
polisson !
Un autre est
appelé à glisser
Sur mes jambes
chaudes gainées
Pour finir sa
course éfreinée
Entre mes doigts
de pieds
Un troisième vient
alors à apparaître
Pour provoquer
tout mon être
En s’immisçant
dans mes lèvres
Pour me faire
perdre haleine
Un quatrième mène
sa danse
Pour me mettre en
transe
En frôlant mon
intimité
Invitant mon
clitoris à pousser
Un cinquième
déclare «terminus »
En fondant sur mon
anus
Me faisant cambrer
d’effroi
Oh mon dieu, que
c’est froid !
Et le sixième dans
tout ça ?
Il a terminé sa
course en éclat
En se jetant dans
mon vagin
Mettant en transe
mes reins
Il fallait bien
après tout ça
Etre réchauffée
par tes bras
Me transformant en
fournaise
Quand tu
t’appropriais mes fesses
15 décembre 2006
Bas ou collant ?
Il était plutôt adepte des bas
Mais ce jour là, il me demanda
De porter une paire de collant
Sur le coup j’ai trouvé ça surprenant
Mais quand j’ai vu son regard briller
A la vue de mon sexe mouillé
Au travers de la résille fine
Je me suis sentie totalement féline
A quatre pattes j’ai déambulé
Attendant qu’il veuille bien me pénétrer
Mais c’est avec les dents qu’il a commencé
En me léchant au travers du tissus doré
J’ai plongé aussitôt dans l’ivresse
Ecartant du mieux mes fesses
Pour appeler son sexe à me prendre
Mais lui a préféré sa langue
Je suis devenue femme fontaine
Essoufflée à perdre haleine
Il a ensuite arraché la couture
Pour me faire sombrer dans la luxure
Il m’a prise dans tous les sens
Me faisant jouir à chaque instant
Que ce soit par le vagin ou le cul
Son phantasme m’a vraiment plu !
13 décembre 2006
Vibration
Oui j’aime porter des cuissardes
Mais je n’attends pas de ta part
D’être éperonnée dans le noir
M’incliner devant ton pouvoir
Inutile de me bander mon regard
Il suffit que tu susurres à part
« Ferme les yeux et tu va voir
Une autre face de mon miroir »
Pourquoi vouloir m’attacher
Alors que tu peux me demander
« Ne bouge pas fais moi confiance
Je vais te guider dans ma danse »
Pourquoi forcer mes reins cambrés
Alors qu’avec un doux baiser
Je me laisserais retourner
Si tes actes sont attentionnés
Mon Dieu, t’es vraiment trop con
T’a pas compris, je suis un violon !
Tu possèdes un bien bel archer
Mais tu ne sais le faire chanter
Retournes chez toi pauvre incapable !
Tu es minable, c’est indéniable
Tu ne sais pas me faire vibrer
J’aspire à être virtuosée !
11 décembre 2006
Bananaslipt
Ce n’était qu’un beau songe
Mais pourtant il me ronge
Sensation d’avoir ton goût
De ta peau, de ton bout
Je souriais de te sucer
Tu n’arrêtais pas de m’asperger
Impossible de te vider
Mais de plaisir, tu hurlais
Comme un doux savon douche
J’étais recouverte de ta mousse
J’en avais plein la bouche
Je ne faisais pas ma farouche
Car il y avait un grand plaisir
Celui de te voir totalement jouir
Regarder l’abandon dans tes yeux
Te voir monter aux 7ème cieux
Sans oublier le rythme de ton
cœur
Qui palpitait à 100 à l’heure
Avec le déhanchement de tes reins
Faisant durcir les tétons de mes seins
Etre un dessert, j’en avais le
désir
Que ton sperme devienne chantilly
Que mon corps mute en vanille
Et que je sois ton bananaslipt
08 décembre 2006
Apnée
Au début un sourire timide qui tranquillise
Des doigts craintifs qui se cherchent et se
trouvent
Des rapprochements en douceur sur un petit
banc
Des émotions naissantes, des joues
rougissantes
Regard réjouis, ton nez glisse dans mes cheveux
Troublant tes sens et ma cambrure peu à peu
Fin de la séduction, de l’enchantement et du
jeu
Par ces sortilèges, nous prenons enfin feu
Ma joue glisse lentement sur ton fier menton
Ton lobe me donne envie doucement de sucions
Nous perdons peu à peu subtilement la raison
Désir de raisonner nos cœurs à l’unisson
Ta bouche m’attire comme un aimant, un
gouffre
Ton odeur se métamorphose légèrement en
souffre
Finie la période des dominants et de
l’esbroufe
Seul compte maintenant le mélange de nos
souffles
Décollage précipité en apnée annoncé
Et dis toi que si l’air vient à nous manquer
Ce sera une merveilleuse et douce destinée
Mourir dans un baiser, tendrement étouffés

