Un palais entre vous et moi

Je suis SENSuelle... et vous ?

31 janvier 2007

Le Professeur

Je l’ai vu sortir de la porte d’un lycée
J’étais au feu rouge, j’attendais
Il avait un charisme, une démarche assurée
Transportée, je l’ai regarder traverser

J’ai aussitôt regardé ma montre
Noté le jour, non je n’avais pas honte
Et chaque semaine je venais le guetter
Qu’il pleuve, vente ou temps ensoleillé

Et puis au bout de deux mois je me suis lancé
Il fallait que je lui parle, mais comment l’aborder ?
C’est alors que m’est venu une étrange idée
En regardant l’uniforme de cet établissement privé

J’avais repéré un parc où il allait se promener
Je savais dès lors comment me parer
Et c’est ainsi qu’en jupe kilt et hautes chaussettes blanches
Je me suis approchée de lui pour le mettre en transe

Ma petite cravate noire marquait la rigueur
La vision de mon nombril encourageait la fureur
Je n’avais qu’une hâte me pencher devant lui
Pour lui montrer que je n’avais pas de slip

Il rougit aussitôt, se mit à bafouiller
Je lui parlai aussitôt de cours particulier
Que j’étais assidue et pleine de volonté
Que j’apprenais vite, que j’étais douée

Mais que pour des bons résultats
Il me fallait un professeur de choix
Qui n’hésite pas à me punir et me blâmer
Si il estimait que je ne m’étais pas assez donné

Au pire si la punition n’était pas assez
Je n’avais rien contre une bonne fessée
Mon but à moi était de progresser
J’étais prête à tout pour y arriver

C’est ainsi que j’ai débauché
Un jeudi matin un prof de lycée
Qui sous une tenue correcte exigée
Se cachait un pervers de grande sensualité

professeur

Posté par Multi sourires à 08:00 - Permalien [#]

29 janvier 2007

Une partie de cartes "Magic"

Alors c’est parti on jette un dé
Pour savoir celui qui va commencer ?
Ah c’est moi ! je pose mon terrain
Il s’agit d’un lit à baldaquin !

Oui, les règles sont un peu changées
Magic c’est bien mais faut évoluer
D’ailleurs tu vois je pose un baiser
Va-tu le prendre ou le repousser ?

Tu le pares ? Tu en a le droit
Mais moi j’active la carte « dix doigts »
Qui me permette d’annuler ton choix
On revient au départ, et voilà !

Oui c’est à toi de jouer maintenant
Ton terrain, c’est un bain moussant
Tu m’attaques avec « lubrifiant »
Je ne peux rien poser pour l’instant

A moi de jouer et je viens de piocher
Un éphémère, le « godemiché »
Tant mieux, je vais pouvoir augmenter
Mes pulsions d’être pénétrée !

Et je pose un autre terrain
Me permettant de positionner mes reins
Comment ça tu as une incantation
Qui te permet d’exiger la position ?

Bon, a toi de jouer de nouveau
Arrête tu m’énerves à faire le beau !
Oui, c’est vrai, je suis un peu frustrée
Je manque de cartes, et tu le sais

Et vas-y balance ton rituel !
J’ai plus que le droit de faire la belle
Et si je veux pas perdre mes gains
Je n’ai plus qu’à te montrer mes seins

Oui, j’ai remarqué que tu as gagné
Mais je te soupçonne d’avoir triché
Faut-il alors recommencer la partie
Où allons nous directement au lit ?

magic

Posté par Multi sourires à 08:00 - Permalien [#]

26 janvier 2007

Lestat

Je suis en manque, j’ai besoin de ma dose
Je sais pour cela prendre la pose
Pour que ta seringue s’introduise
Entre mes seins, ma bouche, mes cuisses

Toi seul, tu le sais, peut m’apporter
Ce que j’ai besoin pour respirer
Dès que tu n’es pas là je suis en manque
Pas à dire, tu est mon sixième sens

Car dès que je suis en carence
Je vis une mauvaise transe
Je suis prête à faire toutes les folies
Devenir ton jouet, ta poupée, ta soumise

J’ai besoin de ton odeur pour m’épanouir
Par l’imprégnation me sentir vivre
J’ai besoin de ta bouche de ta salive
Par l’absorption, me nourrir

J’ai besoin de ce snif dès l’aurore
Comme une malédiction, un sort
Il me faut ce schoot au quotidien
Pour le battement de mon cœur, de mes reins

Je cherche ton parfum dès le matin
J’hume ton oreiller le cœur chagrin
Je regarde le tic de l’horloge se déplacer
J’aimerai tant que tout soit accéléré

Entendre ta voiture s’arrêter
Le carillon de la porte tintinnabuler
Sentir mes sens s’accélérer
Me jeter dans tes bras, soulagée

Et contre toi, m’endormir
Reposée, honorée, le sourire
Nous avons dit oui pour le meilleur et le pire
Mais avec toi ce n’est que plaisir

son_dos

Posté par Multi sourires à 08:00 - Permalien [#]

24 janvier 2007

La proue

J’étais une belle jeune fille
Respectée, de bonne famille
Dans un bourg portuaire maritime
Où ma famille était en haute estime

Et puis un jour, en promenade, je l’ai croisé
Il était avec des amis, accompagné
Ses vêtements trahissaient sont statut
Ce n’était qu’un vaurien de la rue

Son regard m’a transpercé au jour
Comme Cupidon et ses flèches d’amour
Je n’arrivais plus à m’endormir
J’imaginais ses lèvres et son sourire

J’ai passé mes journées à le chercher
Trouvant des prétextes pour m’échapper
De ma chambre et mon chaperon
Tout cela me procurait de grands frissons

Enfin je le retrouvais un matin
Timidement je lui tendis la main
Expressément il me prit dans ses bras
Sans dire un mot, il m’embrassa

Il me donna rendez-vous pour le soir
Sur la plage, je m’y rendis tard
Il me fit passer un agréable moment
J’avais trouvé mon homme, mon amant

Nous nous retrouvâmes régulièrement
Je l’aimais, j’en étais dingue, sincèrement
Ma famille commençait à s’inquiéter
De mes escapades qui faisaient jaser

Un matin en sortant d’une boutique
Je l’ai croisé au bras d’une femme famélique
Escortés par deux petits polissons
Qui l’appelèrent « papa », je perdis la raison

Je partis me jeter, je voulais me noyer
En escaladant les filets d’un grand voilier
C’est alors que mon corps s’est transformée
Et qu’avec le bateau j’ai fusionné

Depuis, je voyage sur les mers
Tout le monde m’admire et m’observe
Parfois je croise certains de mes pairs
Qui ont aimé comme moi, au point de se perdre

proue

Posté par Multi sourires à 08:00 - Permalien [#]

22 janvier 2007

La raclette

Il m’arrive lors d’un repas
D’envisager d’être un met de roi
En déshabillant une pomme de terre
Imaginer que c’est ma chair

Délicatement je met du beurre
Qui va fondre sous la chaleur
Mes papilles se mettent à saliver
Quand j’en viens à la saler

Jouer ensuite à mélanger
Mortadelle ou jambon fumé
Ou même un petit morceau de pain
Histoire de faire frétiller mes reins

Me laisser enivrer par l’odeur
Pour me donner un peu d’ardeur
A consommer sans modération
Cette assiette pleine d’impressions

Et quand j’introduit cela dans ma bouche
Par ma salive, tout devient mousse
Je me délecter à me remémorer
Ces sensations qui m’ont fait vibrer

Je m’invente des situations
Qui vont me provoquer des frissons
En faisant couler le fromage
De façon ludique et peu sage

Imaginer que c’est ton sperme
Qui après sa course s’achève
Dans le creux de mes cuisses
Hum, la raclette, quel délice !

raclette

Posté par Multi sourires à 08:00 - Permalien [#]

19 janvier 2007

Plaisir de te voir jouir

Quand tes doigts pénètrent ma bouche
Quand ton souffle me rend moins farouche
Par ton étreinte, je vacille
Excitée par tes titilles

Car les arrondis de ton gland
Glissant sur mes lèvres tendrement
Me donne des envies vampiriques
Des désirs pantagruéliques

Mon plaisir n’est pas trop le goût
Ou la texture mais bien ton bout
Qui à mes contacts te rendent fou
Oui, j’aime te voir jouir, je l’avoue

Et si c’est désavouable
Et bien j’irai voir le Diable
Lui dire que je suis coupable
D’avoir une soif intarissable

Car par la coulée de ton nectar
Qui laisse à penser qu’il est tard
Ton regard est magnifique
Tu m’offres un présent idyllique

bouche_ouverte

Posté par Multi sourires à 08:00 - Permalien [#]

17 janvier 2007

Poséidon

Tandis que je me promenais
Je me suis retrouvée transposée
A l’époque des druides et des fées
Vivant sous le courroux des divinités

J’entendais le vent souffler sur les dunes
Je vis mon corps recouvert de runes
J’étais allongée sur un autel en granit
En cercle autours de moi se dressaient des menhirs

C’est alors que ce fit entendre un chant guttural
Relatant les tempêtes et les grandes batailles
Dans un éclair violacé apparut un trident
Bien que paralysée, j’entendais claquer mes dents

Un corps bien fait se matérialisa devant moi
Deux mains me saisirent et me mirent en émoi
Les chants s’accélérèrent tandis que pénétrée
J’entendais sa voix qui me disait « je vais te baiser »

C’était sans compter sur mon côté belliqueux
Libre de mes mouvements je m’emparai de sa queue
Et sans le vouloir, en suçant Poséidon
Je le libérai d’un sort, en buvant son poison

S’ensuivit un combat entre la divinité de la mer
Et les druides qui peu à peu tombaient par terre
Puis quand tout fut fini, je pensais que c’était mon tour
Il me sourit et me dit « je vais te faire l’amour »

C’est pourquoi dès que je suis sur le sable
Je redeviens farouche, enjôleuse, animale
Priant en regardant la mer et les cieux
Que me revienne ce bel amant merveilleux

Poseidon

Posté par Multi sourires à 08:00 - Permalien [#]

15 janvier 2007

Offrande

Habillée en mousquetaire
Je recherche une épée
Un paladin avec un glaive
Qui veuille bien me transpercer

Je cherche un chevalier
Avec un peu de doigté
Qui ne craint pas le combat
Et apprécie le tournoi

Je suis en quête d’un amant
Qui soit tout aussi vaillant
Dans l’art de me séduire
Et ne pensera pas qu’à jouir

Touareg, viking ou trouvère
Dans le sable ou les fougères
Prend ton sabre ou mandoline
Fais de moi une coquine

Prouve moi que tu es digne
De traverser mes dunes
Fais moi croire que je suis libre
Décroche moi la lune

Je peux être pour te plaire
Nymphe, salope ou pucelle
Comment veux-tu me prendre
Préfères-tu ma langue ?

Oui je suis en manque
De tes bras, de ta transe
Toi le voyageur de ma vie
Qui sait partager mes plaisirs

Offrande

Posté par Multi sourires à 08:00 - Permalien [#]

12 janvier 2007

Jadis

De leurs temps, elles n’avaient qu’un mari
Rencontré au bal ou au boui-boui
Qui l’avaient séduit à la guinguette
Sous le son du biniou, de la musette

Elles nous parlent de fleurs d’oranger
Sur leurs têtes leurs jour où elles se sont mariées
Des après-midi au bord de la Marne
En ce jour béni dominical

C’est pourquoi un sourire se dessine
Quand je tombe sur une photo défraîchie
Représentant une aïeule dénudée
Pour l’époque, c’était osé !

Alors je me mets à fredonner ce chant
Un peu audacieux,« l’amant de Saint Jean »
Nous confirmant qu’il n’y a pas de moment
Pour s’abandonner tout simplement

Moi j’aurai aimé que ma grand’mère
M’avoue avoir fait tourner les têtes
Qu’elle en aurait sucé des couvre-chefs
Avant l’échéance « Catherinette »

J’aurai préféré que mon grand père
Se vante d’innombrables conquêtes
A l’arrière de son auto sur la banquette
En missionnaire ou en levrette

Mais il s’avère, hélas, que je suis issue
D’une famille où religion et vertu
Impose que l’on donne sa virginité
Cœur et corps à une seule identité

Sur ce coup là, j’ai tout foiré !
Et je n’irai pas me confesser !
J’ai pu ainsi faire mon choix
Et je ne le regrette pas !

Jadis

Posté par Multi sourires à 08:00 - Permalien [#]

10 janvier 2007

Les quatre hommes de ma vie

Je me suis rappelé de ce jeune homme, Brice
Qui, après un doux moment complice
M’a tout bonnement couchée sur un calepin
Avec un numéro et la note « très bien »

J’étais sa 51ème a avoir reçu sa chaleur
Mais pas pour autant son cœur
Car l’animal se vantait d’être imprenable
Vis-à-vis de ses sentiments et de son âme

J’avoue sur le coup avoir été vexée
Même si le commentaire était réalité
Et à posteriori, en réfléchissant bien
Je suis incapable de dire, pour ma part… combien ?

Non pas qu’ils furent nombreux dans mon lit
Mais parce que je ne me souviens que du positif
Du fait que j’ai eu, aussi, de piètres amants
Un regard, un mot, un baiser sont importants

Et je n’oublie pas non plus ces inconnus
Dont le parfum ou l’attention m’ont émue
En les croisant au coin d’une rue
Dans un ciné, un café ou en voiture

Je n’omets pas non plus la voix
Douce, sensuelle qui me met en émoi
Que ce soit un intervenant à la radio
Au téléphone, une erreur, hot line ou un rigolo

Les hommes dans mon cœur ? il y a quatre êtres
Le premier, et pas le moindre, mon père
Puis mes deux fils à qui j’ai donné la vie
Et enfin et pour finir, le grand amour de ma vie

ventre

Posté par Multi sourires à 08:00 - Permalien [#]
« Accueil  1  2   Page suivante »