Un palais entre vous et moi

Je suis SENSuelle... et vous ?

28 mars 2007

Le Sultan

Je crains trop les coups de fouet
Pour envisager de m’échapper
Alors je reste dans ce harem
En espérant qu’un jour, il m’aime

Je me suis égarée dans le désert
Et fut prisonnière des berbères
Pour ensuite être vendue au Sultan
Qui a la réputation d’être un tyran

Le palais est entouré de sable
Avec de grands murs infranchissables
A l’horizon je ne vois que les dunes
Qui contrastent un peu sous la lune

On dit que je suis la réincarnation d’Isis
Le joyau, la perle des oasis
Je n’ai pourtant pas la peau métisse
Et j’ai des poils blonds sur mon pubis

Ce soir je suis appelé à son seuil
Il me faut ranger mon orgueil
Des servantes ont parfumé mes seins
Un eunuque est venu contrôler mes reins

Je n’ai pas le droit de le regarder
Ni même de l’approcher ou le toucher
Je dois juste l’écouter, lui obéir
Ne penser qu’à son seul plaisir

Il m’a demandé de me dévêtir
Puis m’a offert du vin et des fruits
Sensuellement s’est mit à me masser
Pour me détendre et m’apprivoiser

Il n’a pas manifesté de colère
Quand il a constaté que mon hymen
Etait depuis longtemps déchiré
Que de ce fait, il n’était pas le premier

Puis il m’a obligé à le regarder
Ses yeux noirs et sombres m’ont troublée
Et je fus totalement intimidée
Quand d’une voix chaude il a prononcé

«Grâce à vous j’ai passé une bonne soirée
et de plus mes possessions ont doublé,
car on a payé pour votre liberté,
vous pouvez dès lors vous rhabiller ! »

J’avais de ce fait bien raison
De penser aussi que c’était un démon
Car j’ai encore pleins de frissons
Quand je pense à lui, je perds la raison

sultan

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26 mars 2007

Fatale !

Je ne fais rien au hasard
En portant des haut léopard
Laissant les hommes goguenards
En jouant avec leurs regards

Pas de ma faute si je suis maniaque
De la séduction et de l’attaque
J’augmente les rythmes cardiaques
En simulant l’orgiaque

Il faut que l’on me reconnaisse
Une jolie paire de fesses
J’adore que l’on me baise
Le nier, serait foutaise

Je ne crains pas les rivales
Car moi, de toute façon, j’avale !
Si vos hommes font la cavale
C’est parce que, moi, je suis royale

Mais quels sont mes atouts ?
Je suis loin d’être canon, après tout ?
C’est simple, je vais jusqu’au bout
Dans ma façon d’aimer les bouts

Alors Mesdames si vous souhaitez
Garder vos tendres moitiés
Commencez déjà par sourire
Promis, ça ne paye pas de mine

Enjolivez, draguez, suggérez !
Ne laissez rien de côté !
Ne pensez pas à la morale
Si vous voulez être fatale !

fatale

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23 mars 2007

Nuisette

Ce midi j’ai vu dans une vitrine un déshabillé
J’ai imaginé ton regard si je l’avais porté
J’ai senti tes mains effleurer la texture satinée
Pour faire frémir ma peau et doucement me consumer

J’ai flairé ton odeur envahissant mes narines
J’ai sentir ton large buste caresser ma poitrine
J’ai perçu ton sexe délicatement se raidir
J’ai désiré très fort de pouvoir fondre en soupirs

La dentelle fine et noire t’aurait sûrement attiré
L’échancrure coquine t’aurait logiquement captivé
Le soyeux du tissu transparent t’aurait enchanté
Et moi dans cet habit de nuit, je t’aurais obnubilé

L’aurais-je gardé toute le long ou l’aurais-tu retiré ?
Ton regard d’envoûté en tout cas se serait embrasé
Et comme une torche lubrifiée tu m’aurais allumée
En enflammant ce vêtement de toute ta sensualité

Une chose est sûre, à cette heure tu n’étais pas du tout là
Une certitude, cette nuisette, je ne la porterais pas
Une évidence, j’ai énormément pensé à toi tout bas
Une vérité, j’aimerai me montrer à toi comme ça

nuisette

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21 mars 2007

L'écrivain

Il avait besoin d’inspiration
Pour provoquer des frissons
Il aimait son métier avec passion
Mais manquait d’imagination

Alors souvent il demandait
Qu’on lui donne des idées
Pour composer un bout d’essai
Afin de transcrire ce qu’il chérissait

Car son faible était la sensualité
Mais si il gérait bien le volupté
Il n’arrivait pas à se débarrasser
De sa muse, sa douce dulcinée

Difficile alors pour lui d’imaginer
Du hard, du SM ou du torturé
Ou encore des postures indécentes
Qui pour certains mettent en transe

Un soir fatigué de devoir rendre
Un essai sur « l’excitée de la rampe »
Il a craqué et s’est mis à pleurer
Sa belle s’est alors inquiété

Quand il lui a avoué ses faiblesses
Elle a sourit, puis montré ses fesses
En lui disant qu’elle était enchantée
De pouvoir enfin se faire enculer !

Depuis ce jour, il a fait un best seller
Sur le « comment s’envoyer en l’air »
Sa douce et tendre continue de l’inspirer
Pour vous dire, il l’a même épousé !

ecrivain

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19 mars 2007

Jet d'eau

Je porte rarement des vêtements blancs
Mais quand j’étais à l’âge adolescent
J’ai vu ce que pouvait provoquer
De l’eau sur un tee-shirt mouillé

Nous étions une bande d’animateurs
Nous aimions nous provoquer, nous faire peur
Les colons venaient juste de quitter
La colonie, c’était la fin de l’été

Nous devions rester deux jours de plus
Pour nettoyer, ranger, trier le surplus
Quand l’un de nous s’est emparé
Du tuyau d’arrosage et l’a enclenché

Je ne portais pas de sous vêtements
Mon petit linge séchait au vent
J’avais emprunté pour la circonstance
Une chemise en flanelle blanche

Le jet d’eau me prit pour cible
Sur le coup la scène était risible
Mais le froid me fit un effet terrible
Ma poitrine provoqua une suite torride

Je pus constater que la raideur de mes tétons
Le gonflement de mes seins provoquaient la passion
Les rires se transformèrent en gloussement
Les chahuteurs sollicitèrent d’être mes amants

Je me dirigeais alors, trempée, au palier
Pour me sécher et tenter de me changer
Quand il apparut aux détours du couloir
Il m’embrassa, me plaquant contre une armoire

Ses mains se firent rapidement baladeuses
J’avais qu’une envie, qu’il détrousse la gueuse
Et c’est avec lui sous une douche langoureuse
Que j’ai terminé ce séjour, totalement radieuse

tee_shirt




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16 mars 2007

Le passeur

L’amour est-il une petite mort ?
Si c’est le cas, j’en veux encore
Avec toi, passeur de l’autre côté
Mon âme avec toi, je veux partager

Tu es bien seul dans ta barque
Moi, avec toi, je m’embarque
Je veux devenir ta tendre moitié
Ne faire plus qu’un sur l’oreiller

Et pour chaque lever du soleil
Que notre réveil soit sensuel
Que tel le phénix tu reviennes
Que chaque jour soit immortel

Que tu n’ai jamais peur
De sentir battre ton cœur
Que le jour te fasse ressentir
Qu’il est doux et bon de vivre

Que de l’aube à l’aurore
Il n’y ait que fusion des corps
Et que ta barque au fil de l’ô
Reste un moment très beau

Diables et anges ne pourront
Me détourner de cette passion
Même dans la mort, je frissonne
Je continuerai d’être polissonne

Car si mon essence n’est plus
Je continue ma mise à nu
Dans tes bras, passeur, je revis
A mon tour de te faire jouir

Reste le plus important, c’est
La tendresse d’un doux baiser
Que je me permets d’apposer
Sur ta bouche desséchée

passeur

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14 mars 2007

La Fileuse

Elle aimait vivre toute nue
Devant les gens, c’est disconvenu !
Mais elle se foutait de la morale
Elle, elle attendait son amiral

Elle passait ses journées à filer
Pour les marins de la contrée
Sous le soleil elle se faisait bronzer
Assise sur son petit tabouret

Et plus le temps s’écoulait
Plus ses cuisses s’écartaient
Renforçant la cambrure de ses reins
Dans l’attente de son marin

Quand ce dernier arrivait
Sur son épaule il posait un baiser
La belle arrêtait de réparer ses filets
Et tous deux s’en allaient dans les prés

Ils aimaient ainsi se décharger
Du labeur, des tensions de la journée
Puis quand le soleil venait de se coucher
Tous deux rentraient et s’habillaient

Ils s’offraient le luxe de dîner aux chandelles
Se disant des mots doux, des poèmes
Et quand le dessert était consommé
Ils prenaient plaisir à se déshabiller

Ils se donnaient le temps de se redécouvrir
De sentir leurs corps à nouveau frémir
Chaque nuit étaient pour eux un renouveau
Une manière d’immortaliser un amour si beau

Car ils savaient déjà leurs destinée
Lui de mourir en mer, elle de filer
Alors chaque nuit ils répétaient
Ce rituel pour s’immortaliser

fileuse

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12 mars 2007

Soixante Neuf

Je n’ai jamais aimé cette position
Car dans le feu de l’action
J’ai du mal à me concentrer
Impression d’un plaisir gâché

Car j’aime totalement m’abandonner
Aussi je craignais mal le sucer
Ou pire encore le mordiller
Sous l’effet de sa langue assoiffée

J’en ai parlé un jour avec un ami
Sur le coup il a éclaté de rire
En me disant qu’on était pas obligé
De faire cela en simultané !

Alors tout doucement je m’y suis remise
Car, je l’avoue, j’aime la pine
Mais j’apprécie aussi d’être calice
Je le reconnais, tout cela me grise

Je m’attarde donc sur son gland
Le léchant, le goûtant goulûment
Et quand je sens mon orgasme arriver
Je stoppe tout pour en profiter

Puis je reviens à l’assaut
Pour mieux le dominer je caresse sa peau
Ou je met ses testicules dans ma bouche
Là je sais que ça fait automatiquement mouche !

Et quand le coït suivant se déclenche
Je joue de mes hanches pour le mettre en transe
Car je sais que la vision de mes orifices
Pour lui est une image totalement idyllique

A lui de voir si je continue l’extase
Dans la succion pour terminer de le boire
Ou s’il voudra me prendre différemment
Dans ce partage, je lui laisse la gestion du temps

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09 mars 2007

Chut !

Il n’est pas besoin que tu me persécutes
Car tu sais bien que je m’exécute
Si tu laisses présager une culbute
Tous mes sens se mettent tout azimut

Ca commence en douce lutte
Attendant gentiment la chute
Quand tout à coup tu me percutes
Sans me laisser une minute

Ca ne tournera pas en dispute
Car lorsque tu me chahutes
J’attends, j’observe, je scrute
Le bon moment pour prendre ta flûte

Et quand la lune prononcera « chut »
Il sera temps d’aller dans la hutte
Pour aspirer à des moments doux
Mon visage posé sur ta joue

Ta main caressant mes genoux
Loin du hot et du tabou
Le sommeil nous guidant dans le flou
Faisant de ce moment un bijou

Car le plus important dans tout cela
C’est d’entendre ton cœur en moi
Raisonner au rythme du mien
Et ce, chaque soir et chaque matin

chut
 

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07 mars 2007

Flamenco

Que j’aimais la voir danser
Tourbillonner dans la fumée
Elle avait l’art d’onduler
Taper du pied ou se cambrer

La montée de ses mains et ses doigts
Mettaient les spectateurs en émoi
Ses courbes qu’elle plaçait en valeur
Faisaient battre plus d’un cœur

La rigidité de sa chevelure
Amenait une note un peu dure
Et elle faisait trembler le public
Par ce chaud et froid sensuel et pudique

Mais le pire c’était ses reins
Quand elle jouait avec son bassin
Laissant sa robe à frou-frou rouge
Montrer parfois ses mollets et genoux

La suggestion ne laissait pas de marbre
Les hommes voulaient en voir d’avantage
C’est alors qu’elle s’emparait de ses castagnettes
Composant la cadence de la levrette

L’ambiance devenait alors torride
La danseuse gérait le sens et le rythme
Par les claquements de ses talons
Elle dirigeait la montée de la passion

Tout se déchaînait dans la suite
La foule et la danseuse sur la piste
Ne faisaient plus qu’un dans la transe
Tout le monde vivait à sa manière la danse

Et quand la musique se terminait
L’assistance continuait de suer
Car elle avait la sensation d’avoir partagé
Une folle nuit d’amour passionné

flamenco

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