30 juillet 2007
Feux de camp
Le soleil n’allait
pas tarder à se coucher
Après le dîner, je
décidais de me promener
Sous les chants
des grillons et dans la rosé
Je respirais le
bon air et me détendais
C’est alors que je
les ai entendu accourir
Plein d’entrain,
d’insouciances et de rire
Je ne sais pas
pourquoi je me suis cachée
Et derrière mon
bosquet je les ai observé
Il étaient une
dizaine dont quatre filles
Bien décidés, sous
la lune, de se divertir
Autours d’un feu
de bois ils se sont assis
L’ambiance
électrique peu à peu se radoucit
Comme un bal, les
couples se formèrent
Les vêtements peu
à peu volaient en l’air
J’assistais,
écarlate, à ces débats charnels
Et me mis à me caresser
de façon passionnel
Soudain j’entendis
un bruit derrière moi
Je me retournais,
j’étais aux abois
Il était parti du
groupe pour se soulager
Et le bruissement
des fougères l’avait attiré
Avec délicatesse
il me prit par la main
Me plaquant contre
lui, m’embrassa plein d’entrain
Puis il m’invita
par la taille à les rejoindre
Dans la confusion
je vis mes tétons poindre
Mon chasseur s’intéressa
de prêt à ma croupe
Un autre aima ma
bouche et quitta la troupe
Tandis qu’un
troisième glissa sous mon corps
Explosant ainsi
mon tendre bouton d’or
Celui qui m’avait
trouvé resta à mes côtés
Tandis que ses
amis venaient et repartaient
Quand il me
demanda comment se prénommait sa belle
Je lui répondit
malicieusement « Jézabel »

27 juillet 2007
Carte postale
C’est la folie des
cartes postales
« Nous allons
bien, il fait beau sur la plage »
Mais franchement c’est
la même chose chaque année
Croyez-vous que je
puisse innover ?
« Chers
parents, la baise c’est important
Alors nous avons
trouvé un truc marrant
C’est de chasser
un bon coup pour la nuit
Le premier qui a
gagné prépare le p’tit dej au lit
Plutôt que d’acheter
de la porcelaine bigoudine
Nous avons
investis dans un assortiment de pines
Ainsi que des
strass et décos pour le corps
Des clips pour
tétons et clitos en tout genre
Au lieu de se
taper un bon resto
Nous sommes allés
dans un club concerto
Où mélangistes et
échangistes aiment se retrouver
Nous permettant à
notre tour d’être invités
Et puis nous avons
changé de sable
Pour les plages
naturistes, c’est avouable
Car c’est idéal
pour un bronzage intégral
Mais aussi un
peeling vaginal impeccable
Et puis nous
dormons presque toute la journée
Pour la nuit,
draguer, danser et baiser
Hit parade, techno
n’ont plus de secret
Ca nous change de
Cabrel et Nino Ferré »
Bon… à la
réflexion ça va pas le faire
Je crois sincèrement
que ces mots vont déplaire
On va retomber
dans un style plus classique
Pour une famille traditionnelle
et jurassique
« Cher
parents, nous passons un agréable séjour
L’endroit est
magnifique ainsi qu’aux alentours
Nous profitons un
maximum de nos vacances
Enfin un lieu
idéal pour la circonstance ! »

25 juillet 2007
Les 7 secrets
Un doux ami, via son espace virtuel m'a demandé
D'avouer sept secrets personnels bien gardés
J'avoue que me voilà bien désemparée
Car il faut admettre que c'est une part d'intimité
Le premier concernera mon animal craint et détesté
Il s'agit d'une poule, vous pouvez raillez
Mais à l'âge de quatre ans je me suis fait attaquer
Par cette volaille qui protégeait sa couvée
Le second est simplement ma couleur préférée
Tout le monde vous dira que c'est le noir assuré
Et bien c'est faux il s'agit du vert de l'espoir
Couleur olive mais aussi de mon regard
Le troisième est olfactif puisque je possède
Un nez puissant qui parfois m'exaspère
Car j'ai l'impression de violer sans le vouloir
La vie des gens, leurs odeurs, leurs histoires
Le quatrième est cet immense chevalet
Qui dans ma chambre, attend d'être utilisé
Car j'ai l'angoisse de reprendre mes pinceaux
Et de peindre des tableaux pas très beaux
Le cinquième concerne mes chaussures
Vous ne me verrez jamais sur des talons durs
L'officiel c'est que j'ai un pied opéré
L'officieux c'est qu'avec on m'a trop tapé
Le sixième c'est ma passion pour le théâtre
J'écris, j'organise des petits spectacles
Je suis au comité des fêtes de mon village
Et je m'amuse, je vis, je rigole, je m'éclate
Le septième est le dernier concerne mon credo
Je crois à la vie, je crois que le monde est beau
Je crois qu'un Dieu aimant m'a donné la chance
De transmettre l'amour chaque jour via mes sens
Voilà. c'était inutile de vous avouer
Que je suis blonde depuis que je suis née
Ou que j'ai une forte poitrine
Tout ça sur mon espace du palais se lit
Quand à mes positions sexuelles préférées
Je vous laisse tout simplement les deviner
Je me surprend à avoir répondu à ces questions
Je vous laisse et retourne à mes passions
23 juillet 2007
Feux d'artifice
En me rendant aux
feux d’artifice
Avec des jeunes
dont j’étais l’animatrice
J’ignorais que
pour un soir, je serais la complice
D’un doux maître
en quête d’une novice
Nous étions
installés sous la corniche
Attendions que
s’embrasent les édifices
Quand je sentis sa
main qui se fit malice
En glissant sur ma
cuisse, un délice !
La logique voulait
que je me rebelle
Mais il m’imposa
l’immobilité par son index
Qui serpentait
doucement entre mes plis
Jusqu’à mon
clitoris, un pur supplice !
Je ne pouvais
bouger par mes fonctions
Mon corps avait
perdu la raison
Je dégoulinais
littéralement sur ses doigts
Tandis que son
autre main s’occupait de moi
Le plus beau
pelotage de mon existence
Mes jambes
flageolaient, j’étais en transe
C’est alors que
les pétards commencèrent
Dès ce moment là
il me leva de terre
Il m’entraîna dans
un renfoncement
Soulevant ma jupe
un peu brusquement
Puis fait tomber
sur ses pieds son pantalon
Et je le vis, si
gros, si bon !
Le temps du
spectacle il me prit en arrière
Me faisant lécher
ses doigts sous ma prière
Le bouquet final
fut une explosion
De jouissance, de
plaisir, de passion
Et c’est
tremblante et sur un petit nuage
Que j’ai ramené
mes colons au camping de la plage
Puis je suis allée
prendre une bonne douche
En me remémorant
son goût sur ma bouche
20 juillet 2007
Prière
Non, s'il te plaît, je t'en prie
N’approche pas, pas aujourd’hui
Regardes moi, je suis à terre
J’ai perdu toutes mes barrières
Je suis suspendue à un fil
Tu es le marionnettiste
J’ai perdu tous mes feelings
Jouer au chat, à la souris
Si tu viens à me caresser
Tu le sais, je vais ronronner
Tu m’auras déjà gagné
Avant même de commencer
Pourquoi tes yeux pétillent ainsi ?
Abuserais-tu d’une faible fille ?
A croire que cela t’excite
De contrôler mes coïts
La fatigue m’a sous son emprise
Et tu me veux plus conquise ?
Inutile de donner tes consignes
Tu sais que je te serais soumise
Ton souffle et je frémis
Ta main et je palis
Ton corps et je gémis
S’il te plaît… vas-y
18 juillet 2007
Bain de minuit
Dans ces périodes où le soleil luit
J’aspire et rêve de bains de minuit
Où je me glisse dans l’eau sombre
En me sachant entourée d’ombres
Sentir ma poitrine se durcir
Au son des doux clapotis
Puis être entourée par des bras
Quelqu’un qui pense que j’ai froid
Alors pour ne pas le décevoir
Je vais me coller contre lui dans le noir
Jouer les amnésiques ingénues
Prendre du plaisir à être nue
Comme une sirène hors de l’eau
Je frétillerai contre son corps chaud
Puis sensuellement je me laisserai coucher
Sous la douceur et chaleur de ses baisers
Et au matin, sur le sable, je me réveillerai
Dans le concept que j’ignore qui il est
Que le seul souvenir de lui que j’ai
C’est le goût de son jus sur mes lèvres
salées
16 juillet 2007
Sarcophage
Comme la reine Cléopâtre
Qui cherchait un teint d’albâtre
Je me suis glissée sur le sable blanc
Pour faire de mon corps un ornement
Les cristaux naturels ont mis en valeur
Mes formes par ce changement de couleur
Mes lèvres étaient encore plus pulpeuses
Ma liqueur énormément sirupeuse
Cette nature envoûtante et charmeuse
Pourrait penser que je suis une allumeuse
Mais ce n’est pas vraiment le cas
Je vais au bout de mes ébats
Car après avoir dorée ma poitrine
Je continue les tables de ma doctrine
Celle de me cambrer en levant mes fesses
Avec culot et une certaine adresse
Invitation pour toi ou le soleil
A venir me crémer le derrière ?
Es-tu prêt à franchir le seuil ?
Et mon montrer, tendu, ton orgueil ?
Si tu t’introduit dans mon sillage
Je deviendrais ton sarcophage
Toi Rhâ, Dieu vivant, mon pharaon !
A jamais donne moi la passion !
13 juillet 2007
Ecume
Je pars aujourd’hui pour la mer
Pour une durée éphémère
Etre dans l’eau, une sirène,
Devenir, sur la plage, une reine
Mes cheveux blonds dans le vent
Attireront jalousie et envoûtement
Ma poitrine durcit par l’eau froide
Me transformera en fille pas très sage
Ma peau roussie par le soleil
Sous la lune te tiendra en éveil
Du moins je te le conseille
En vacances, pas de sommeil !
Me barbouiller le jour de crème
Pour la nuit boire la tienne
Déguster en léchant un cornet
Dans le simple but de te suggérer
Et au soleil couchant sur la berge
Je prendrais possession de ta verge
La faisant glisser entre mes seins
La contourner jusqu’à mes reins
Comme les grands conquistador
Qui chaque année rentraient au port
Pour ramener tout leurs trésors
Mon cul sera ta conquête, ton or
Pour les UV nous avons la biafine
Mais pour ce coup là, pas de vaseline
Ni même besoin de ta salive
Car rien que de l’écrire, je dégouline
Que la fusion de nos corps nous embarque
Que je devienne par ton mat une barque
Allons affronter à deux les tempêtes
De nos êtres déchaînés dans la baise

11 juillet 2007
Faux numéro
Il y a quelques temps j'étais seule une après-midi
C'est alors que la sonnerie de mon portable a retenti
A peine décrochée je me suis vautrée sur mon lit
Espérant entamer une grande papote avec une amie
Mais oh surprise, c'était un inconnu, une erreur
J'étais tellement dépitée et gros sur le coeur
Que la voix m'a demandé si tout allait bien
J'ai répondu « oui, ne vous inquiétez pas ce n'est rien »
La personne s'est fait insistante en douceur
Me disant que dans mon ton raisonnait un malheur
Je lui ai dit qu'en fait je m'ennuyais fortement
Et que j'attendais mon cher et tendre impatiemment
Il s'est alors proposé de me faire patienter
En rajoutant qu'il aimait mon timbre et ma clarté
Qu'il m'imaginait douce et voluptueuse
Sensuelles avec des courbes généreuses
Confuse par cette vérité et totalement émoustillée
Je lui ai demandé tout simplement de développer
Il s'est alors lancé dans de grands délires
Qui après m'avoir fait sourire, m'ont fait rire
Quand un climat de confiance fut établi
Il me demanda gentiment de me décrire
Et dans l'idée de le faire fantasmer
Je pris l'initiative de quelques légèretés
Nous étions rentrés dans un dialogue érotique
Sans l'appréhender nous étions électriques
Et tandis que je mouillais ma petite lingerie
Lui bandait comme un fou sans répit
C'est alors que le carillon de la porte a sonné
J'ai du couper rapidement et j'ai bafouillé
Quelques mots d'excuses et je me suis précipité
Pour ouvrir à mon tendre aimé, je dégoulinait
Ca a plus à ce dernier de me voir dans cet état
Il m'a aussitôt embrassé et prise dans ses bras
Il m'a entraîné comme un fou jusqu'au baldaquin
Il m'a honoré comme un roi jusqu'au petit matin
Et vous ne savez pas le plus amusant
C'est que ce faux numéro n'était pas transparent
Je l'ai enregistré dans mon portable pour le jour
Où j'aurai l'envie d'être chaude et de faire l'amour
09 juillet 2007
Cuillère
Je m’allonge sur
le côté droit
Je sens alors
glisser ses doigt
Et sa main se pose
sur mon sein
Puis je sens son
sexe sur mes reins
Sa verge descend
tranquillement
Pour prendre
position sagement
Entre la raie de
mes fesses
Une douce
sensation, une caresse
Et c’est ainsi que
parfois on s’endort
Tendrement, corps
à corps
Et lentement un va
et vient
Jusqu’à ce que ce
touche nos mains
Mais dans un
demi-sommeil et des soupirs
Nous en venons des
fois à nous effleurerer dans la nuit
Puis quand nous
réalisons que ce n’est pas un rêve
Nous sommes déjà
bien excités et bien fermes
S’en suit alors
une envie folle de baise
De transpirer
oubliant le sommeil
Enchaînant les
positions sans trêve
Eviter à tout prix
que tout s’achève
Devenir une autre
personnalité
Ne pas reconnaître
celle que l’on est
Se surprendre à
adopter des attitudes
Qui ferait rougir une pauvre prude
Et quand enfin
tout est terminé
Que nos odeurs et
jouissances se sont mélangées
Que nos corps
trempés sont relâchés
Nous revenons à
notre disposition préférée
Je m’allonge sur
le côté droit
Je sens alors
glisser ses doigt
Et sa main se pose
sur mon sein
Puis je sens son
sexe sur mes reins



