27 août 2007
Le barnum
J’avais encore mon
rêve qui tentait de fuir
Je me rappelle
très bien de la douceur des filles
Et mon corps a
envie de baisers et de pines
J’étais dans une
forêt, il pleuvait très fort
Il allait faire
nuit, nous vivions dehors
Genre campement de
jeunes sans animateurs
Nous étions avides
de tendresse et de chaleur
Le feux de camp
s’était éteint par la pluie
Nous étions
frigorifiés et totalement transis
Alors nous nous
sommes tous regroupés
Sous un barnum
pour nous réchauffer
Ce qui est
troublant c’est que j’ai déshabillé
Celle qui était à
côté de moi qui grelottait
Tandis qu’un autre
s’occupait de moi
En me séchant pour
éviter que j’ai froid
Et c’est ainsi que
nous nous sommes retrouvés
Nus, mouillés,
entrain de nous frictionner
Puis lentement les
mains se sont devenus paisibles
Les massages
changèrent de façon visibles
Puis les corps se
sont peu à peu mélangés
C’était doux,
tendre, je me sentais désirée
La tente a
disparue, le feux s’est rallumé
Et nous avions un
magnifique ciel étoilé
C’est l’avantage
quand on dort
Notre esprit
change les gens, le décor
Et c’est ainsi que
j’ai eu tant de plaisir
Qu’il m’est
difficile de le décrire
Mélange de
caresses et de spermes
De coup de langue
et d’épiderme
Goût, odeur et
corps embrasés
Je ne sais plus où
j’étais, qui j’étais
Les corps ne
faisaient plus qu’un
Je me faisais
mettre, j’en suçais un
Quelqu’un me
bouffais les seins
Je ne sais plus où
étaient mes mains
Et c’est là que le
réveil a sonné
Et je l’ai maudis
ce satané
Que je me suis
empressé de me rappeler
Ce drôle de rêve
pour vous le narrer

