Un palais entre vous et moi

Je suis SENSuelle... et vous ?

31 août 2007

Par delà le bitume

De l'autre côté de la rue
Peut être l'avez-vous vu
Cette femme au regard vide
Dont les yeux sont cernés de rides

Elle porte sur elle des vêtements
Aux tons criards et provocants
Le but étant de mieux racoler
Le badaud qui vient à passer

Sa poitrine explose dans son bustier
Sa jupe est fortement échancrée
Elle fait du bruit avec ses talons
Sur le bitume et les pavés ronds

Qu'il pleuve ou qu'il vente, elle est là
Pas de vacances pour elle ma foi
Quand on ne la voit pas sur le trottoir
C'est qu'elle fait sa p'tite affaire dans le noir

Les enfants se moquent souvent d'elle
La surnomment la pute ou la poubelle
Les autres disent « la femme de mauvaise vie »
Mais pensez vous qu'elle a choisit ?

Moi quand je la vois déambuler
J'oublie le vieux métier qu'elle fait
Je ne vois qu'un écrin sacré
Renfermant de doux et jolis secrets

J'imagine ce qui la fait sourire
Ce qui l'émeut et la fait frémir
Si ce sont des souvenirs d'enfant
Ou des projets avec un amant

J'espère très fort qu'elle a du bonheur
Que des gens habitent son coeur
Je lui souhaite un jour d'avoir la chance
De gérer sa vie comme une danse

Je désire en fait et simplement
Qu'elle vive ses rêves car c'est important
Plutôt que de rêver sa vie oubliant le temps
Et mourir sous les coups d'un mac arrogant

bitume

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29 août 2007

Repassée avec soin

Tous les lundis il arrive avec son camion
Le blanchisseur qui me fait le dos rond
Avec son sourire enjôleur, il sait qu'il est bon
Et il a l'air d'en avoir un gros dans le pantalon

C'est chaque fois le même rituel au matin
Il vient dans mon bureau plein d'entrain
Il me serre poliment mais lentement la main
Et me demande de lui ouvrir le chemin

Car je suis la seule à avoir la clé
De la remise où le linge est déposé
Je suis donc l'unique mandatée
A lui ouvrir et dans les couloirs le guider

Je sens à chaque fois son regard se poser
Sur mon popotin qui aime tant frétiller
Au grès de mon pas pour ainsi faire danser
Ma petite jupette à carreaux échancrée

La dernière fois il m'a demandé ce polisson
De bien vouloir signer mais pas de crayon
Il m'a proposé alors d'aller dans son fourgon
J'ai mis directement ma main dans son caleçon

Il bandait déjà bien dur le salaupiaud
Je mis ma jambe sur un tabouret haut
Il arracha ma culotte blanche petit bateau
Et se mis à faire courir sur moi son tuyau

Par la situation j'étais déjà bien excitée
Quand il se mit en quête de me pénétrer
Il était bien membré, on a un peu galéré
Mais au bout du compte il est bien entré !

Et c'est pour le coup que j'ai dégouliné
Mon corps étant surpris de ce qui arrivait
Déversait en masse de quoi me lubrifier
Pour que je puisse hurler « oui » et prendre mon pied

Une chance pour moi, il a rapidement craqué
Et son sperme sur mes fesses a giclé
Car je me voyais mal devoir le sucer
Son diamètre dans ma bouche ne serait jamais rentré !

Mais je suis bien tenté pour recommencer
Mon cul en tortille rien que d'y songer
Faudra juste que je pense à me huiler
Pour l’inviter à me sodomiser !

le_blanchisseur

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27 août 2007

Le barnum

 Je me suis réveillée ce matin avec le sourire
J’avais encore mon rêve qui tentait de fuir
Je me rappelle très bien de la douceur des filles
Et mon corps a envie de baisers et de pines

J’étais dans une forêt, il pleuvait très fort
Il allait faire nuit, nous vivions dehors
Genre campement de jeunes sans animateurs
Nous étions avides de tendresse et de chaleur

Le feux de camp s’était éteint par la pluie
Nous étions frigorifiés et totalement transis
Alors nous nous sommes tous regroupés
Sous un barnum pour nous réchauffer

Ce qui est troublant c’est que j’ai déshabillé
Celle qui était à côté de moi qui grelottait
Tandis qu’un autre s’occupait de moi
En me séchant pour éviter que j’ai froid

Et c’est ainsi que nous nous sommes retrouvés
Nus, mouillés, entrain de nous frictionner
Puis lentement les mains se sont devenus paisibles
Les massages changèrent de façon visibles

Puis les corps se sont peu à peu mélangés
C’était doux, tendre, je me sentais désirée
La tente a disparue, le feux s’est rallumé
Et nous avions un magnifique ciel étoilé

C’est l’avantage quand on dort
Notre esprit change les gens, le décor
Et c’est ainsi que j’ai eu tant de plaisir
Qu’il m’est difficile de le décrire

Mélange de caresses et de spermes
De coup de langue et d’épiderme
Goût, odeur et corps embrasés
Je ne sais plus où j’étais, qui j’étais

Les corps ne faisaient plus qu’un
Je me faisais mettre, j’en suçais un
Quelqu’un me bouffais les seins
Je ne sais plus où étaient mes mains

Et c’est là que le réveil a sonné
Et je l’ai maudis ce satané
Que je me suis empressé de me rappeler
Ce drôle de rêve pour vous le narrer

barnum

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24 août 2007

Abysses

J’ai envie de sentir tes mains sur moi
Que tes lèvres me mettent en pleine émoi
Que mon corps se dresse et se couche
En fonction des aléas de ta bouche

Que tu caresses mes formes et mes courbes
Que tu joues au tendre et au fourbe
Que j’en vienne à ronronner comme une chatte
J’aime aussi ces soirées délicates

Que tu t’attardes sur mes pieds gainés
Que tu en viennes à sucer mes doigts de pieds
Que tout doucement mon intimité se mouille
Et que par mon odeur ton nez parte en vadrouille

Je m’écarterais doucement dans un soupir
Je te connais, tu continuera de me faire frémir
Tu prendras tout ton temps dans la caresse
Subtil amant en cajolant mes fesses

Tu t’attarderas sur ma nuque et mes cheveux
Par tes vas et viens tu me mettras en feu
Tu attendras que je te supplie de me prendre
Mais toi tu feras durer la montée de ma transe

Et quand je serais prête à te recevoir
Tu déclencheras tous mes exutoires
Par le prélude de plusieurs orgasmes
Préliminaire de tes phantasmes

Car lorsque je suis totalement abandonnée
Sourire béat et complètement trempée
C’est là que tu aimes à me pénétrer
Dans les grottes chaudes de mon intimité

L’humidité de mes cavités te font soupirer
La fournaise qui s’en dégage te font haleter
Tes entrées et sorties me font chavirer
Tous deux nous partons pour sombrer

Tout doucement je te sens glisser
Lentement ton corps épouse sa moitié
Notre amour suinte autant que notre sueur
Nous avons oublié le temps, le lieux, l’heure

Et nous coulons dans les tréfonds de nos draps
Je me retiens encore chancelante dans tes bras
Dans les abysses de la nuit nous nous abandonnons
A cette fusion de cœur, de tendresse et de passion

Abysses

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22 août 2007

Mains occupées

Je n'ai jamais vraiment bien compris
Qu’à chaque fois que je prépare un rôti
Fait la vaisselle ou me lave les dents
Il vient derrière moi mon doux amant

Est-ce l’odeur du dentifrice
Qui lui donne envie de glisse
En remontant ma jupe à la ceinture
Et m’offre un moment de luxure

Il s’agenouille tandis qu’occupée
Je suis dans l’incapacité de me retourner
Il fait alors glisser ses mains
De mes doigts de pieds jusqu’à mes reins

Quand il sent que je suis paralysée
Il lui vint l’envie de me goutter
Pas évident pour moi de ne pas bouger
Envie de profiter sans trop gigoter

Et avant même que je reprenne mon souffle,
Il envahit de toute part mes gouffres
Avec son nez, ses doigts sa langue
Je suis alors totalement en transe

Et comme les enfants ne sont pas loin
De tous cris et soupirs je m’abstiens
Le sadique en profite pour exciter
Mon sexe qui s’ouvre en pétales rosées

Et tandis que mon clitoris se dresse
Mon cher et tendre se positionne et le lèche
Inconsciemment je relève une jambe
Et me fixe du mieux que je peux, tremblante

Et quand je me suis totalement abandonnée
Que le temps, l’endroit nous le permet
J’ouvre sa braguette et m’empare de son gland
Et à mon tour de jouer avec ce brigand !

mains_occup_es

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20 août 2007

Revue

Depuis peu je suis abonnée à une revue

Qui propose articles et vêtements déconvenues

Bref, tout ce qui peut en fait m’attirer

Puisque j’aime provoquer et suggérer


Ca commence très gentiment

Par des petits vêtements blancs

Puis on en vient peu à peu

A des tenues qui mettent le feu


Ca débute par des guêpières

Avec ou sans porte-jarretelles

Des bas simples ou auto-fixants

Pour des soirées tendres avec son amant

On trouve aussi des petits tops

Des jupes fendues suggérant le hot

Des robes moulantes pour des cocktails

A mettre sans string pour se sentir belle

Puis on découle sur les collants

Ouvert pour mettre la langue dedans

Des bijoux clips pour les tétons

Pour le clito provoquant le frisson

On arrive ensuite aux accessoires

Là je salive rien que de voir

La longueur et la largeur proposées

J’en mouille rien que de l’imaginer

Inutile donc pour moi de commander

Vaseline ou produits dérivés

Je me contenterai des boules de geisha

Même si ça ne me mets pas en grand émoi

Mais quand il me pénètrera et qu’elles vont claquer

Je deviendrais folle avec mon point G titillé

C’est alors qu’il introduira dans mon anus

Un chapelet de perle ou un godemiché en sus

Les dernières pages sont des films pornographiques

J’évite ces pages aux positions acrobatiques

Je n’ai jamais éprouvé de grandes sensations

En regardant ces films hard ou polissons


Et puis si l’abonnement à ce magazine

Peut émoustiller mon facteur et/ou ma voisine

Je serais la première à être enchantée

De pouvoir les inviter à venir boire un café !


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17 août 2007

La douche

Il suffit que d’une voix douce
En passant sur ma lèvre mon pouce
Je lui dise « on prend une douche ? »
Que je sais que je vais faire mouche

Il me regarde alors d’un air louche
Alors histoire d’en rajouter une couche
Je passe ma langue sur ma bouche
Et lui fait comprendre que déjà je mousse

J’ouvre la porte de la cabine
Ecartant mes fesses j’invite sa pine
Le long de ma raie à venir se durcir
Puis venir glisser, voir s’introduire

Par pudeur, j’ouvre le robinet
Pour couvrir, par le jet, nos activités
Je plaque mon corps contre la paroi
J’ai envie d’être prise comme ça

Mes seins sont durs par l’excitation
J’ai le caprice de la fornication
Dans ce deux mètres carrés c’est enivrant
De s’emboîter comme des cubes rouges et blancs

Sa bite en moi, ses doigts dans mon cul
Mes mains pressant ses couilles dures
Sa paume titillant un à un mes tétons
Jusqu’à l’orgasme monté en pression

Et tout continue sous l’eau chaude
On se lave, on se détent, on se repose
Et c’est dans un sourire de connivence
Qu’on sort de la salle de bain ensemble

Invitation à recommencer maintenant
Sous le jet d’eau ou dans la chambre
Après tout ce n’était qu’un échauffement
Et l’entraînement c’est important !

douche

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15 août 2007

Entre deux étages

Toute la journée j'arpente des escaliers
Je les monte, descends pauvres petits pieds
Pas un être charitable pour me remplacer
Ou quelqu'un qui veuille bien me consoler

Parfois je rêve qu'un tendre gentleman
Me regarde et comprenne mon mal à l'âme
M'impose de m'arrêter sur une marche
Telle une Diva à Cannes sous la grande Arche

Comme une princesse, une Cendrillon
Être l'objet unique de son attention
Et que délicatement il me déchausse
Me frôler de ses mains, hum, qu'il ose !

Sentir mes petons se mettre à gigoter
Sous la pression de ses pouces zélés
Dans l'escalier m'abandonner, me pâmer
Écarter mes jambes et peu à peu juter


Oublier l'endroit frais et aseptisé
La dureté des escaliers et du parquet
Sensation d'être sur un nuage de coton
N'entendre plus que ma respiration

Percevoir son toucher qui remonte
Me titiller et n'avoir aucune honte
Décharger sur ses doigts mon nectar
Espérer que vienne sa langue ou son dard

Fébrilement déboutonner mon corsage
Dégager ma poitrine du tissu et laçage
Pour permettre à celle-ci de gonfler
Et qu'avec plaisir je puisse caresser

Jouir et couler sans suspension
M'arracher des hurlements de passion
Tout faire pour ne pas lâcher la pression
Un gentleman comme ça, ça serait bon !

deux_tages

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13 août 2007

Les ados

Amusant ces jeunots qui font les vautours
En faisant des approches et des contours
Puis au dernier moment font demi-tour
L’impression de voir des poules en basse-cour

Ca déambule dans tous les sens
Sourires forcés, muscles en avant
Sans oublier les midinettes
Qui pour un rien pouffent et jactent

Mais ce qui est le plus pathétique
Dans ce rituel, parade tactique
C’est qu’ils n’arrivent strictement à rien
Et recommencent dès le lendemain

C’est pourtant pas difficile d’aborder
De sourire, parler et complimenter
Mais ces ados n’ont pas compris la technique
Et forcément, c’est le clash, le hop, le hic !

Je donnerai bien des cours à ce monde là
Quitte à prendre le meilleur élève sous le bras
Mais à la réflexion j’aime les vieux chênes
Et non les tiges qui sentent le bois vert

Ne me reste plus qu’à sourire de leurs jeux
Parfois soupirer et lever les yeux aux cieux
Et se dire « Mon Dieu, nous étions comme eux ! »
Une chance, j’ai appris à allumer le feu

les_ados

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10 août 2007

5 heures du matin

Je mouille comme une petite salope
Une chance, je n’ai pas mis de culotte
Ca coule lentement le long de mes cuisses
Pas à dire ce type là m’excite !

Il est assis à deux tables de moi
Avec son verre il fait jouer ses doigts
En les trempant gentiment dans son vin
Puis les lèche et me fait signe de la main

Sa compagne n’a pas remarqué son jeux
Faut dire qu’elle parle et ne regarde pas ses yeux
En plus il a écarté ses jambes
Pour bien me montrer qu’il bande !

Il éclate de rire à mon regard et parle fort
Pour que j’entende qu’il est à l’hôtel du Roc d’Or
Et qu’il envisage de se lever à l’aurore
Pour voir les bateaux quitter le port

Sa dame n’a pas l’air très enchantée
Plutôt adepte de la grasse matinée
Il lui promet qu’il sera là pour le déjeuner
Puis par un signe m’indique que c’est Ok

Je répond en ouvrant ma main
5 doigts, donc 5 heures du matin
et c’est un peu endormie près du beffroi
que je l’ai attendue ce matin là

il est arrivé pile à l’heure
m’a prise dans ces bras en douceur
puis avec un sourire aguicheur
m’a entraîné dans un hangar à pêcheur

lentement nous nous sommes embrassés
puis dans un élan fougueux et passionné
nos bouches, nos sexes ont fusionnés
la journée ne faisait que commencer

5hdumatin

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