28 septembre 2007
Blanc
Un après-midi j’avais envie de changer
De m’habiller en style coquine lactée
Avec un chemisier blanc transparent
Des bas dentelle écrus auto-fixants
Après un gel douche cannelle pomme
Le besoin d’être dessert, d’être bonne
Le désir d’être croquée, dégustée
Comme un fruit d’été bien mûr, de juter
Est-ce cette nouvelle apparence
Rechaussant cette pâleur de ma peau
Qui la fait devenir attentionné
Pleins de délicatesse et volupté ?
Il n’avais pas vu mon regard brillant
Mes cheveux roussis et étincelants
Qui lui demandaient de m’embraser
Dans une flamme virile de sensualité
Un peu désabusée par ses gestes
Je l’ai laissé faire sa petite affaire
Et d’un mouvement sec et amer
J’ai retiré la soie, arraché le reste
Est-ce ma nudité ou ma fragilité
Qui ont illuminé soudain son désir
Car dès cet instant, soyez certains
J’ai retrouvé mon amant coquin
Conclusion indéniable me rassurant
Je ne mettrais plus jamais de blanc
La couleur virginale n’est pas pour moi
Je la laisse à celles qui en ont l’éclat
Je retourne à ma lingerie noire
Bleu nuit, bordeaux, en dentelle ou en soie
Nuisettes transparentes ou félines
Où je me sens femme, amante et coquine
