05 septembre 2007
L'accent de l'ascenseur
C'était la cohue dans ce grand magasin
Quelle idée d'y aller un samedi matin
Tout ça pour trouver un cadeau d'anniversaire
Quelque chose d'originale pour la belle-mère
J'étais dans le rayon hygiène et parfum
C'est alors qu'il a effleuré ma main
Puis lentement a caressé un de mes doigts
Son odeur s'est rapidement imposée à moi
Je l'ai regardé mais il observait ailleurs
Je sentais tambouriner mon petit coeur
Puis un sourire s'est dessiné sur son visage
J'imaginais déjà des idées pas très sages
J'ai adopté l'indifférente mais peu crédible
Plutôt envie de jouer au chat et à la souris
Et c'est ainsi qu'au milieu des allées
J'en suis venue à chasser et être épiée
Malheureusement ma montre se fit pressante
En m'indiquant qu'il fallait que je rentre
J'optais pour la fin du jeu et pris l'ascenseur
Histoire d'être à la maison pile à l'heure
A mon étage se trouvait la cafétéria
Ce qui expliqua tout simplement pourquoi
Je fus la seule à appuyer sur RDC
Les autres sortant pour aller déjeuner
Au moment où les portes se refermèrent
Il força l'ouverture et coinça la barrière
Aussitôt un drôle de bruit se fit entendre
L'ascenseur stoppa net, il était haletant
Puis de façon féline il s'approcha de moi
Inconsciemment je reculais jusqu'à la paroi
Avec un accent allemand il me reprocha
mon départ
Il me plaqua puis fébrilement il m'embrassa
Le démon était un homme prévenant comme actif
Puisqu'il avait sur lui deux boites de préservatifs
Son contact et son aura m'électrisèrent totalement
Après son habillage il me souleva lentement
J'entendis le son de la chute du pantalon
Et rapidement sur lui je fus à califourchon
La position se fit rapidement désagréable
Nous changeâmes pour une levrette du diable
C'était fou, extraordinaire et si bon
Que j'oubliais mari, rôti, enfants et maison
Plus rien n'existait dans ce six mètres carrés
Que le plaisir, nos bouches et odeurs mélangées
Ce n'est pas toujours dans les films que ça arrive
J'en suis ressortie radieuse et bonne mine
Et même si je suis revenue bredouille à la maison
Le prénom de Karl me donne toujours des frissons

03 septembre 2007
La vengeance d'une blonde
Tandis que vous regardez mon maquillage noir
Vous ne voyez pas mes yeux couleur de l’espoir
Et alors que vous critiquez mes cuissardes
Vous n’envisagez pas que je sois autre que hard
Et puis continuez de focaliser sur ma poitrine
Après tout c’est chez moi une belle vitrine
Car si d’esprit je me revendique « libertine »
Vous ignorez tout de mon cœur et de ses doctrines
Oui, je suis extravagante et blonde
Je me fous de savoir si vous me trouvez immonde
Au moins on me repère facilement dans la rue
D’ailleurs vous en êtes les premiers férus
Ca vous amuse de penser que mes bijoux
Appellent par leurs clinquants infidélité aux époux
Moi je pense plutôt que vous êtes jaloux
Car vous ne serez jamais si mes baisers sont doux
Vous si intelligents vous n’avez pas compris
Que mes tenues, mon comportement sont des alibis
Face à des pathétiques comme vous, je fais le tri
J’aime la simplicité, l’amour, c’est tout réfléchi
Puisque pour vous il n’y a que l’apparence
Je m’en vais de ce pas tirer ma révérence
J’assume ma vie, mes choix et ses conséquences
Je prône le culte de la variété et la différence
Par ce billet je tiens tendrement à remercier
Ceux qui derrière l’aspect on voulu chercher
Ma douceur, ma tendresse et mes baisers
Mes envies, mes plaisirs et mes pensées

