Un palais entre vous et moi

Je suis SENSuelle... et vous ?

31 octobre 2007

Halloween

Ce soir on fête Halloween
Je compte bien collectionner les pines
Je me maquille de façon mutine
Mais garde en moi mes instinct de féline

Je remonte un maximum ma robe
D’une longue perruque je m’englobe
Je cintre ma taille du mieux que je peux
Pour ressortir mon halo ténébreux

Mes bottes lacées mettent en valeur
Mes cuisses gainées, un peu racoleur
Suggérant qu’un petit coup de vent
Laissera entrevoir mon entre-jambe

Mon grand chapeau est fluorescent
Dès que le soleil va au couchant
Afin que celui qui m’a repéré
Ait la possibilité de me rattraper

Chevauchant mon balai de l’enfer
Je compte bien partir en guerre
Pour avoir un maximum de confiserie
Je suis une gourmande, c’est ainsi

Quand je sonne à la porte des maisons
Par ma tenue je suscite les passions
Et c’est ainsi qu’en échange d’une sucrerie
Je donne la promesse d’une gâterie

Faut dire que l’hiver va commencer
Il me faut un cheptel pour mes soirées 
Mon carnet de bal va se remplir
Rien que d’y songer je soupire

Et puis j’aime tant les friandises
Le 31 octobre je les ai gratis
Tout simplement en menaçant avec sourire
Qu’il faut me satisfaire ou périr

Pas à dire, j’en rencontre des citrouilles
Qui aiment à savoir si je mouille
Mais quelque fois ils ont la trouille
Que je m’arrête qu’à leurs bouilles

Ne craignez pas chers citoyens
Je n’en veux qu’à votre titre masculin
Et quand à être une sorcière à brûler
Je préfère sur votre pieu m’empaler !

halloween

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29 octobre 2007

Fragrance

Un matin en courses au supermarché
Une effluve est venue me caresser
Puis doucement m’envahir, m’envoûter
En plein milieu d’un rayon surgelés

C’était une femme, la quarantaine
Où derrière un parfum de mondaine
J’avais discerné l’odeur d’un homme
Par ses sueurs, sperme et phéromones

Je l’avoue, j’étais déstabilisée
Machinalement je la suivais
Pour percevoir dans les allées
Cette émanation qui me faisait rêver

De temps en temps je fermais les yeux
Et repensais souriante à tous ceux
Dont la fragrance m’avait tant troublé
Au point de totalement m’abandonner

Ce que je vivais était bouleversant
A côté de mon mari, mes enfants
Même la dame ne s’est pas rendu compte
Qu’elle m’a transposée dans un autre monde

Remplir le caddie est assez astreignant
Là, je reconnais, ce fut émoustillant
De vivre un si sensuel moment
Et de voyager au travers du temps

fragrance

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26 octobre 2007

A la carte

 Peux-tu me rendre un service ?
En échange, je t'accorde un de tes vices
Ce soir je serais très très gentille
Et ce jusqu'au bout de la nuit
 
Veux-tu que je porte une tenue résille
Avec des strass et sans mon petit string ?
A moins que tu préfères ma guêpière
Avec bas sexy et porte jarretelles ?

Dois-je descendre les escaliers
De façon hautaine et huppée
Ou préfères tu que je sois à quatre pattes
Avec un godemiché dans ma chatte ?

Ou alors que ce soit toi le méchant matou
Qui va me rendre folle en jouant avec mes atouts
Ou tirer sur la ficelle des boules de geisha
Que j’aurai introduit au préalable en moi

Sinon j’ai l’option de la secrétaire
Celle qui excite mais qui sait se taire
En pavanant devant toi en mini jupe échancrée
Avec un collant laissant voir mon intimité

A moins que tu veuilles insinuer
Ta queue entre mes seins compressés
A moins que tu préfères entre mes cuisses
Je te sais tellement adepte de la glisse

J’aime ces jeux où nous nous défoulons
Mais aussi où nous nous retrouvons
Dans l’amour, le plaisir, la passion
Suscitant aussi souvenirs et imagination

Que je sois ta chienne, ta douce ou ta salope
Que tu sois mon jouet, mon tendre ou mon pope
Cela est rangé dans notre intimité
Mais aussi dans chacun de nos jardins secrets


alacarte

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24 octobre 2007

Pointe de vie

 

- Elles sont originales vos bottes !

- Ce sont des cuissardes !

- Ben ça vous va bien, ça fait longtemps que vous en portez ?

- Cela fait deux ans, de jolies cuissardes. J’en ai quatre paires à ce jour, une bien montante style chevalier, une en velours bordeaux, une autre vernis noir et la dernière avec un grand laçage derrière.

- Comme vos corsets ?

- Oui, j’aime bien les laçages, je trouve ça joli ce petit côté grillagé mais j’ai toujours aimé les cuissardes et toute petite je rêvais d’en avoir. Je bavais d’admiration devant ces femmes court vêtues portant ces chausses. Je trouvais ça sexy, mettant en valeur une jambe, suggestif à souhait, chevaleresque aussi et surtout ça fait femme !

- Pourquoi depuis deux ans alors si c’est depuis toute petite ?

- Simple, le maximum de talons que je m’impose est de deux centimètres et ce n’est que depuis deux ans que les cuissardes sans talons existent. Mais je vous laisse imaginer la déprime quand je dois aller acheter une nouvelle paire de chaussures que ce soit des souliers ou des bottines.

- Pourquoi « sans talons », à cause de votre taille ? vous vous trouvez trop grande ?

- Non rien à voir, c’est à cause de mon pied

- Ah… et ?

- Disons que c’est la parade. Quand je suis en extase devant un modèle mais que je le repose avec un sourire triste et qu’on me demande pourquoi je ne l’achète pas, alors je répond toujours la même chose « tu sais bien, avec mon pied ».

- Vous avez un pied plus haut que l’autre ?

- Je me suis cassée deux métatarsiens quand j’avais 15 ans et j’ai eu des broches. Ca m’a permis d’avoir des radios et d’éviter le sport pour les années à venir.

- Où voulez-vous en venir avec votre talon d’Achille ?

- Quand on a un problème, en général soit on l’esquive, soit on en rit. L’affronter est plus dur donc moins fréquent. Moi, j’ai trouvé une solution : j’ai une version officielle et une version officieuse. Ca donne à penser que j’affronte, mais en fait je mens et je me mens.

- Ce n’est qu’une histoire de pieds, on va pas en faire un drame

- Si, car quand on y réfléchit bien, j’ai plein de versions officielles et officieuses, c’est à un coup à se dissocier, c’est grave docteur ?

- Non pas si grave que ça … surtout si on sait que vous avez pris conscience de ces deux versions depuis peu et que votre version officielle a été longtemps d’une grande sincérité. Alors maintenant, dites moi, pourquoi vous ne portez pas de talons ?

- C’est tout bête docteur mais chaque fois que je regarde un talon, enfin une chaussure à talon, ben j’ai des démangeaisons.

- Ca vous gratte ! Ca vous titille ?

- C’est une douleur fine surtout si le talon est bien fin, comme un clou, là ça me fait pleurer

- Vous expliquez ça comment ?

- C’est à cause des chiens

- Pardon ?

- Vous savez, on dit qu’il faut pas frapper un chien avec la main car la main c’est pour donner à manger et pour caresser. Alors on conseille aux gens de prendre un torchon, un journal ou un bâton.

- Continuez

- Donc même si le maître est petit, il peut s’imposer avec un objet même si le chien est immense, il a peur et en même temps il connaît la voix et le pas de son maître.

- A quoi vous fait penser le bruit d’un talon ?

- A ma mère. Une petite bonne femme au point d’avoir des chaussons à talons, elle avait trouvé un magasin qui en faisait.

- Elle était complexée ?

- Mon père est grand et fort et nous avons hérité de mon père.

- Qui ça « nous »

- Moi et mes petites sœurs, enfin surtout moi puisque j’ai pris sa carrure

- Vous en souffrez ?

- Non, c’est bon d’avoir le dos large, ça permet de protéger et d’encaisser

- Pas très féminin tout ça

- Au contraire, c’est le rôle d’une grande sœur. Elle a stoppé le jour où j’ai pris son chausson et que je l’ai balancé à travers la pièce. Mes sœurs ont peu connu le chausson maudit et j’espère qu’elles l’ont rapidement oublié.

- Et c’est normal qu’une mère prenne son chausson pour taper avec le talon sur le dos de sa fille ?

- C’est pour ça qu’il vaut mieux que je dise que c’est à cause de mon pied, vous comprenez ?

- Oui, je comprends très bien

- Parce que vous savez, un chien c’est fidèle, ça aime et puis peut être que ça oublie aussi.

- Alors ?

- Alors on va garder la version de la broche et du pied cassé, ça fait vingt ans que c’est ainsi, on ne va rien changer.

pointe_de_vie

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22 octobre 2007

Métro

Connaissez vous le magasin Métro
Où l'on se ballade avec un énorme chariot
Dans des rayonnages impressionnants
Où l'on trouve des produits en nombre important

C'est réservé uniquement aux professionnels
De la distribution et de l'alimentaire
Et chaque fois que je dois m'y rendre
Il m’arrive des situations amusantes

L’autre jour ce fut le poissonnier
Qui m’a vanté ses produits frais
Mais en me confirmant également
Qu’il était professionnel du rentre-dedans

La semaine suivante ce fut l’épicier
Qui à ma détresse a voulu m’aider
A trouver du cumin et du gingembre
En me précisant que ça faisait durcir les membres

N’oublions pas le chambellan
Qui se vante d’être un tendre amant
Et m’empresse de façon assidu
A me faire déguster son meilleur cru

Il y’a aussi cet employé en rayon
Qui sous des airs angéliques est fripon
En voulant à tout prix m’emmener
Dans le dépôt voir les dernières nouveautés

Et puis cette adorable caissière
Qui sent à plein nez la poudrière
Par curiosité j’ai testé hier matin
Qu’elle aimait bien qu’on y mette les mains

C’est toujours un plaisir de remplir son caddie
En omettant volontairement un article
Afin de justifier de pouvoir revenir
Dans ces rayons où ça sent bon la trique

Je devrais peut être proposer ma candidature
A priori, le bon point c’est la luxure
Et puis ça me permettrait d’avoir des réductions
Et tout en travaillant vivre mes passions

metro

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19 octobre 2007

Attente

J'aimerai tant que tu sois là
Sentir la pression de tes bras
La caresse de tes doigts

Etre blottie contre toi

M’envahir de ta chaleur
Oublier toutes mes peurs
Ne sentir que la douceur
Pour un instant de bonheur


Je suis brisée, fatiguée
A la limite de pleurer
Je t’en prie, fais moi oublier
Ce qui m’a torturé

Je veux boire un bon coup
Afin d’effacer ce tout
Lécher ton odeur et ton goût
Recroquevillée contre ton cou

A défaut de lobotomie
Car je veux garder ma vie
Plonges moi dans le délice
Naturel, sans artifices

attente

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17 octobre 2007

No limit

Délectation, délice
Quand tu joues la glisse
Sur vagin et clitoris
Contre mes parois lisses

Frôlement surprenant
Quand tu laisses ton gland
Couler entre mes cuisses
Limite machiavélisme

Tes baisers vampiriques
Et ton regard lubrique
M’imposent un « no limit »
J’en deviens hystérique

Suspendue à ton cou
Par tes mots si doux
Je ne crains pas le courroux
De te voir devenir fou

Fais de moi ce que tu veux
Tu le sais, après le feu
C’est de la baise qui m’enflamme
Avec toi, je me sens femme

nolimit

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15 octobre 2007

Frustration

Il fut un temps où j’allais à la piscine
Chaque samedi avec un ami
Et j’avais la sensation d’être chassée
Par quelques naïades qui nageaient

Elles jouaient avec leur bouche
Elles m’attendaient pour la douche
Parfois même elles me touchaient
L’une d’elle m’a même volé un baiser

Leurs regards étaient sensuelles
Je me sentais désirable, belle
Parfois je répondais par un sourire
Car j’avais envie d’elles moi aussi

Sous des mots anodins et courtois
Je discernais un second degré ma foi
La manière de m’emprunter du savon
Me procurait d’étranges frissons

Mais un jours elles ne furent pas là
Je fus en pleins désarroi
J’ai pris alors la main de mon ami
Et je l’ai entraîné dans ma cabine

Nous avons baisé pendant deux heures
Dans l’excitation et la peur
A chercher où mettre nos pieds
Dans un espace de deux mètres carrés

La frustration, ça a du bon
Puisque ce fut répétition
A chaque fois que les belles
n'étaient pas ce jour là en scène

frustration

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12 octobre 2007

Chevauchée fantastique

Quand tes doigts se font habiles
Quand ceux-ci me déshabillent
Quand ils me tranquillisent
Sans pour cela m’endormir
J’aime !

Quand tu te mets à me caresser
Quand mes épaules sont dénudées
Quand tu te mets à me lécher
Sans pour cela me blesser
J’aime !

Quand tu me laisses t’allonger
Quand tu acceptes de te donner
Quand je peux te chevaucher
Sans pour cela te dominer
J’aime !

Quand mes lèvres se font ouvertes
Quand tu écartes les fesses
Quand tu me fais gémir, crier
Sans pour cela m’inquiéter
J’aime !

Quand enfin tes yeux pétillent
Quand de ma jouissance tu réagis
Quand ton orgasme ensuite arrive
Sans pour cela nous détruire
J’aime !

Quand cette chevauchée prend fin
Quand notre souffle enfin revient
Quand nous retrouvons réalité
Sans pour cela désavouer
J’aime !

chevauch_e

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10 octobre 2007

Envie d'une sodomie

Dans la moiteur de la chambre
Dans la lourdeur de l’encens
Dans la douceur de nos sens
Dans la chaleur de nos reins
 
As-tu ?

As-tu vu me seins se gonfler ?
As-tu vu mon ventre se creuser ?
As-tu vu ma peau scintiller ?
As-tu vu mon jus perler ?

Par ma poitrine frémissante
Par ma cambrure suppliante
Par mes lèvres larmoyantes
Par mon clitoris tremblant

As-tu ?

As-tu compris la pose ?
As-tu compris la dose ?
As-tu compris l’apothéose ?
As-tu compris le suppose ?

Avec mes cuisses écartées
Avec ma colonne forcée
Avec mes mains éloignées
Avec mon regard détourné

Ca y’est ? tu as compris…

enviesodomie

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