Un palais entre vous et moi

Je suis SENSuelle... et vous ?

30 novembre 2007

Anniversaire

Cent cinquante neuf poèmes
A compter de trois par semaine
Je n’en reviens pas moi même
Ce blog fête son anniversaire

Un an aujourd’hui que je me suis lancée
A créer ce blog SENSuel « le palais »
Parce que d’autres m’ont poussé
A refaire quelque chose qui me plait

Il existait un palais autrefois
Mais par des commentaires de mauvais alois
Il fut supprimé avec tout son charme
par dégoût mais surtout beaucoup de larmes

J’avais renoncé à vouloir exprimer
Ma tendresse, mon amour, ma sensualité
J’avais totalement perdu confiance en moi
Car respect sur la blogosphère je n’avais pas

Je remercie donc par ce billet
Celles et ceux qui m’ont bousculé
Avec affection, douceur ou fermeté
Et qui fait la beauté de ce Palais

C’est un mélange de réalités et fantasmes
D’enfance à ce jour sans fards
Dans ce palais se trouvent plusieurs salons
Qui changent de thèmes au rythme des saisons

Il y’a des odeurs, des colonnes et des drapées
On peut voir des paysages émerveillés
De grands couloirs vous mènent à la promenade
Bienvenu à toi voyageur, fidèle ou nomade

Quand à celui qui partage ma vie
Cela lui est arrivé d’être déconfit
Croyant que je relatais un délire inavoué
Alors que c’était vraiment arrivé

Ce blog est donc, on peut le dire, ludique
De trouver parfois le thème véridique
A la réalité, l’hommage ou le magique
C’est comme mes sourires, ils sont multiples

J’avoue aujourd’hui que je ne regrette rien
Pas de commentaires, éther serein
C’est dans ce silence que vous lisez mes mots
C’est par cette paix que ce blog est beau

anniversaire

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28 novembre 2007

Tombe la pluie

J’aime entendre les clapotis
Quand je suis au fond de mon lit
Ouïr les petites gouttes de pluie
Toquant au volet en petit bruit

Ca me donne envie de me recroqueviller
Sous la couette, sentir mon oreiller
Ca me fait sourire de penser
Que les cieux savent aussi pleurer

Ca me donne envie de chocolat
Devant un grand feu de bois
Enroulée dans une couverture
Pour le coup, pas envie de luxure

Ca me rappelle les flaques d’eau
Le vent froid ou les pluies chaudes
Ca me fait chanter l’escargot
Et les K-way collants pas très beaux

Ca interpelle aussi mon odorat
L’odeur de la nature humide en soit
Pour un peu ça me ferait saliver
Cette odeur de terre relevée

Ca me donne envie de ronronner
De me détendre, de me reposer
Ca me conforte dans l’idée
Qu’à ce jour je suis privilégiée

Je ne connais pas la faim et le froid
Je ne vis pas sans un abri
J’ai le luxe, le privilège de choisir
Quoi faire quand le temps est gris

Ce sont des petits riens, je le reconnais
Mais cela fait partie de ma sensualité
Entendre, vibrer, exalter et sentir
Pour moi c’est aussi une forme de jouir

tombe_la_pluie

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26 novembre 2007

Capitaine de soirée

 Vous avez vu ce tapage aux infos de la télé
Concernant les capitaines de soirées
En raison de la sortie du beaujolais
Avouez que ça me donne des idées

Un capitaine de soirée rien qu’à moi
Un garde de mon corps et de mes émois
Un homme doux qui m’enivrera
Un homme classe qui me ramènera

Mais il faut que ce gentleman
Ait des envies pas très sages
Que le paiement que nous avons convenu
Soit en harmonie avec mon cul

Soirée terminée je lui offre le dernier verre
L’invite à me prendre par derrière
Me chahuter, m’envoyer en l’air
Sur le tapis, la table ou le rocking chair

Puis comme je ne serais pas rassasiée
Je continuerai inlassablement d’absorber
Ce nectar qu’on appelle jus d’homme
En le vidant comme une bête somme

Il devra assurer « dur »
Car je suis adepte de la luxure
Et je veux aussi une petite fessée
Tandis qu’il comblera mes cavités

Quand à ma poitrine, il faut qu’il la suce
Qu’il la titille et trouve l’astuce
Pour me faire jouir différemment
En réveillant un à un mes sens

Et quand je serais enfin comblée
De caresses, sexe et baisers
Libre à lui de s’en aller
Ou avec moi de recommencer

capitaine_de_soir_e

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23 novembre 2007

Grève

 

Peu de personnes apprécient les grèves
Et pourtant j’en connais une qui cela met en fièvre
A l’idée d’être dans une rame comprimée
Ca lui donne des envies de se faire peloter

Elle est excitée rien que de connaître
La date d’un préavis, pour elle c’est jour de fête
Elle se pare alors de sa plus petite jupe
Pour que les voyageurs ne soient pas dupes

Elle invite par les strass d’un collier
Les yeux à plonger dans son décolleté
Et trépigne avec ses talons sur le quai
En tortillant du cul, ça, ça lui plaît !

Par des regards en coin elle repère
Les hommes qui pourraient lui plaire
Puis quand arrive le métro elle les rejoint
Et se colle à eux avec délicatesse et soin

Forcément leurs corps sont compactés
Impossible pour eux de bouger
Et pourtant elle arrive à déplacer
Sa main vers leur intimité

Rarement la personne s’en offusque
Elle pense que c’est un geste brusque
Mais quand la caresse se fait plus pressante
Là c’est pour le coup qu’elle bande

A lui de voir si il lui rend la balle
Ou s’il se met à crier au scandale
Mais cela n’est jamais arrivé à cette amie
A chaque fois elle a eu le droit de jouir

Le plus amusant dans tout cela
C’est qu’un jour elle fut stoppé en pleine gare
Par un homme qui se rappelait de son visage
Et de son doigté au déshabillage

Ils se donnent rendez-vous régulièrement
Aux heures de pointes ou éventuellement
Dans des endroits où il y’a du monde
Les grèves, pas à dire, ça dévergonde !

gr_ve

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21 novembre 2007

Time after time

 L’hiver cette année est arrivé plus vite
Avec ses gelées matinales sur les vitres
On peut pas dire que c’est la grande chaleur
Et pourtant j’ai des vêtements racoleurs

Car plus il fait froid et plus j’ai chaud
Tyroïde inversé ? je sais pas trop
Mais je ressors mini jupe et cuissardes
Décolletés et colliers d’avant garde

Emmitouflée dans mon grand manteau
Je tiens à montrer que mon haut
Est un avant goût de ce que je donne
Car je le revendique, je suis bonne !

Tout en finesse et suggestion
Car je n’aime pas la provocation
Faut savoir gérer la non vulgarité
Et le réveil des sens inavoués

Je récolte donc sourires et regards
Admiratifs, surpris ou hagards
C’est un peu ma moisson d’hiver
Se dire qu’à mon âge je sais encore plaire

Car mine de rien, pas évident
De se battre contre le temps
Même si le sablier je m’en fous
Mine de rien, vieillir, ça fout un coup

Pas pour autant que je suis adolescente
J’assure, je gère mon rôle de maman
Mes enfants ne souffriront pas de propos
Sur le fait que leur mère en fait un « peu trop »

Je suis comme je suis
Je suis faite comme ça
Envie de plaire ou d’être jolie
N’est pas une invitation dans mon lit

Je reconnais avoir un certain orgueil
A tirer la langue et faire un clin d’œil
A cet enfant un peu gauche et boulimique
Que j’étais, qui n’est plus grâce à mon dynamisme

Et même si parfois je tris et mets de côté
Des vêtements ou bijoux démodés
De mon enfance, adolescence à aujourd’hui
Je retiens trois mots : vivre, sourire et jouir

time_after_time

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19 novembre 2007

Epilation

 Je suis adepte de l’épilation intégrale
Oui, je reconnais, ça fait un peu mal
Mais rien que d’imaginer sa langue qui glisse
Me procure des frissons sur mon pubis

En appliquant la cire chaude sur ma peau
J’imagine déjà un moment très beau
Où la caresse ne sera que douceur
Ou mon sexe s’ouvrira en fleur

La douleur est bien présente
Et pourtant mon sexe est en transe
Quand je retire les plaques de cire
Pour un peu, je pourrai croire que je jouis

Est-ce à l’idée que je vais être belle
Que mon corps confus se libère
A moins que je sois, sans le savoir
Partisan de la douleur et du noir

A la réflexion la réponse est non
Le mal est loin d’être une passion
J’aime plutôt la suggestion
Pour exciter les polissons

Et puis reconnaissons que c’est plaisant
Quand sous ma jupe glisse le vent
Le passant tombe sous le charme
Sous la vision de ma plus belle arme

Car sous la transparence du collant
Ou encore bas sans string apparemment
Il s’avère que lorsque je me dévoile
Beaucoup aiment l’absence de poils

C’est aussi marquer ma persévérance
A susciter envie et transe
En m’occupant de mon apparence
En harmonie avec mes sens

_pilation

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16 novembre 2007

Pauvre con !

Billet pour toi le Don Juan
Qui pense être le parfait amant
Je crois que tu n’as pas pris le temps
De constater que tu es trop pédant !

Et toi espèce de dragueur invétéré
Tu crois vraiment que je vais craquer
Par la lourdeur de tes insinuations
Qui n’amènent aucunes suggestions ?

Sans parler du séducteur des terrasses de café
Où l’on ne voit qu’un radin désemparé
Penses-tu qu’une fleur s’ouvre totalement en corolles
Uniquement quand on flatte la couleur de sa robe ?

Je ne t’oublie pas non plus Casanova
Qui prend les cœurs et les met en émoi
Puis les jette comme un mouchoir usagé
Ce n’est pas avec moi que tu vas te moucher !

Je ne pense pas être excessive
Je n’ai pas de grandes folies de désir
J’aime qu’on me tendre, qu’on me câline
J’aime me donner à celui qui sait me suivre

Je pense, et c’est dur de l’avouer
Que je suis dans une normalité
J’aime que l’on m’aime et aime le rendre
J’aime la flamme et non la cendre

Alors cesse de nous importuner
De nous considérer comme de faibles moitiés
Prend le temps de nous comprendre
Plutôt que de penser à notre entrejambe

Si tu n’as qu’une étincelle éphémère
Pas vraiment top, retourne chez ta mère
Nous ne voulons pas de promesses et bavardages
Nous voulons tendresse, virilité et courage !

Je fais le souhait de ne plus voir un jour
Des femmes qui ont perdu confiance et amour
J’espère que ces hommes auront les couilles
De demander pardon à celles qu’ils souillent

pauvre_con

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14 novembre 2007

Le phenix à la rose blanche

Par passion et parce que je l’aime
Je lui attribuerais bien le totem
De cet oiseau que l’on nomme phénix
Tant je vois dans ses yeux le désir

Chaque nuit notre amour se consomme
Chaque matin je vois renaître mon homme
Et chaque instant que Dieu nous fait partager
Je ne vois qu’harmonie, plaisir et sensualité

Bien sûr nous avons essuyé des averses
Parfois même des grosses tempêtes
Mais nous sommes adeptes que notre amour
Sera le plus fort, et ce, pour toujours !

Notre plaisir est de nous découvrir
Car reconnaissons, j’ignore ce qu’il fit
Enfant, adolescent, je n’ai que des bribes
C’est bon aussi d’échanger nos souvenirs

Je l’ai connu homme, puis amant, puis mari
Aujourd’hui je le vois papa et je souris
Car c’est une facette qu’il me plaît de voir
Un morceau de sa vie, de son miroir

Et je n’ai rien perdu de ce que j’ai découvert
Il a toujours son regard coquin et pervers
Il n’a pas laisser tomber frasques et fantasmes
Pour une partie de foot ou bataille navale

A côté de cela il a des loisirs et passions
Que je lui laisse sans aucunes concessions
Sans oublier ses collègues et son travail
Une partie de sa vie où je n’ai pas de place

Et c’est tant mieux car il faut avoir
Du temps à soit, des autres regards
Pour continuer à construire sa personnalité
Savoir tout simplement qui et ce que l’on est

C’est une gestion du temps au quotidien
Savoir comment gérer et aimer les siens
Moi je suis sa belle, sa femme, son épouse,
Sa lubrique, sa catin, sa maîtresse, sa douce

Lui, il est une de mes raisons de vivre
C’est lui qui m’inspire ou me pousse à écrire
Et quand la flamme à tendance à s’étioler
Je sais, dans un sourire, que le phénix va ressusciter

phenix___la_rose_blanche

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12 novembre 2007

Film X

Cette nuit, j’ai eu une insomnie
Alors je suis sortie de mon lit
En allumant la télé, pas de série
Pire encore, un mauvais film X

Aucune saveur dans les dialogues
Ça haletait comme un bouledogue
Les caresses étaient inexistantes
Pas de ressentis d’une quelconque transe

A défaut de dialogue et de beauté
J’ai cherché de quoi me contenter
Dans le choix des décors et costumes
Mais là encore, une imposture !

Y’avait bien une forêt automnale
Un lit à baldaquin phénoménale
Mais on est vite passé à l’inévitable
Sur une bouche pleine de maquillage

J’ai ouvert alors mes sens à la musique
Mais là encore, ce fut pathétique
Une mélodie d’ascenseur aurait fait mieux
Pour donner à l’ambiance un climat chaleureux

A part les verges imposantes
Limite à donner des crampes
A celles qui devaient les sucer
J’avoue avoir été désabusée

Y’avait parfois de beaux bustes musclés
Mais plus souvent poilu, limite vulgarité
Bref rien du tout qui m’a mise en émoi
Le regard éteint n’a pas aidé non plus, ma foi

J’ai cherché les rondeurs des fesses
Des poitrines lourdes et naturelles
Des regards suscitant le désir
Des hanches invitant au plaisir

Je n’ai vu que des corps squelettiques
Zoom sur vagin et clitoris
Gros plan sur une sodomie
Pas à dire, c’est nul un film X !

x

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09 novembre 2007

Cirque de vie

Très jeune j’ai eu l’occasion d’aller au cirque
Admirer ma première sœur jouer les trapézistes
Mais quand arrivaient sur la piste étoilée les rois du rire
Aussitôt j’avais la déprime, je perdais le sourire

Je ne comprenait pas l’existence de ce drôle de métier
De ce côté burlesque, de ce maquillage outrancier
Les tartes à la crème ne me faisaient pas rigoler
Je ne ressentais que violence, moquerie qui m’écœurais

Voilà peut être pourquoi je me suis rapidement passionnée
Adolescente, pour des clowns qui ont le droit de pleurer
Tel que le visage de Pierrot et sa larme dessinée
Trahissant une peine de cœur et des tristes secrets

Ceci explique que je suis persuadée que derrière l’esbroufe
Se cache une grande émotivité qui quelque part me touche
« le clown est la personne la plus triste du chapiteau »
C’est une de mes phrases favorites, un de mes grands credo

J’ai une grande tendresse pour eux quand ils font leurs numéros
Je ris, me prends à la magie, les acclame sous les bravos
Mais après leurs shows, je les attends derrière le lourd rideaux
Pour être sûre que tout va bien autour du brasero

Parfois le clown en a marre des débilités, des paillettes
Même si ça flatte son ego et que parfois il se la pète
Il a envie de solitude, de temps pour se retrouver
Envisage même d’arrêter son spectacle et de se recycler

Est-ce le plaisir de donner et recevoir des émotions
Qui font qu’à un moment il provoque la grosse sensation
En revenant plus fort, plus grand mais aussi plus loufoque
Parce que si il ne brille plus, il est tout simplement mort ?

En les voyant agir ainsi je porte alors un doux sourire
Non je ne me moque pas ! je sais un peu ce qu’ils vivent
Parce que quelque part je connais la vie du cirque
Les lumières, les cris, la musique, j’en fais moi-même partie

pierrot

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