07 novembre 2007
Envie pressante
J’ai une envie de
baise
Qu’on me retourne
qu’on me prenne
Qu’on pétrisse mes
seins
Tandis qu’une
queue fait son va et vient
Je désire que l’on
me plaque
Sur mes fesses une
petite claque
Que par cette
douce brusquerie
J’en vienne à
prier pour une sodomie
Rien que d’y
songer je tortille du cul
Que ce soit dans
mon lit, au bureau, dans la rue
Sur le coup,
inutile de sortir la vaseline
Je suis lubrifiée
rien que de penser à cette pine
Inconsciemment je
suis cambrée
Poitrine en avant
pour inviter
Celui qui aura
comprit mes souhaits
Et osera par ces
faits de me combler
Mais si je ne
trouve pas un gentleman
Je n’attendrais
pas que mon désir fane
Je me mettrais
simplement en chasse
Pour être tronchée
avec classe
En cours
d’économie on me parlait de besoin
Celui-ci est vital
pour tous mes recoins
Ce n’est pas un
luxe ni un caprice d’enfant
Pour moi le sexe
c’est important
Et si mes appétits
ne sont pas compris
Il me reste la
solution « table de nuit »
Où se trouvent de
jolis jouets
Classés
« X », oui, des godemichés !
Dans la vie il
faut savoir assouvir
Ses besoins pour
garder le sourire
Pour moi, c’est
vital de jouir
Pour ne pas souffrir de vieillir
05 novembre 2007
La licorne
Il
est vrai que j’ai toujours rêvé
De
pouvoir un jour béni la croiser
Parfois
même j’avais imaginé
L’étalon
dans son auréole lactée
La
licorne, le symbole de pureté
Cheval
magique de la virginité
Seules
les pures ont l’opportunité
De
rencontrer la jument de clarté
Plus
d’un printemps j’ai sangloté
En
attendant cette entrevue de beauté
Je
n’avais pas souhaité être violé
Et
être doublement pénalisée
J’ai
opté que c’était figé
J’ai
décidé de ne plus espérer
C’est
alors qu’elle est venue me visiter
La
jument féerique un soir d’été
Elle
a commencé par s’excuser
Du
fait qu’elle s’était trompée de trajet
Elle
avait ainsi perdu quelques années
Pour
me retrouver un peu âgée
« Ca
fait longtemps que l’hymen est déchiré
Et
depuis par trois fois j’ai accouchée
Mon
innocence n’est plus recherchée
Par
votre présence et aura nacrée »
« Multi-sourires,
tu dis qu’il ne faut se dénigrer
Alors
applique toi aussi tes pensées
La
beauté est bien à l’intérieur
Mais pas du corps, mais dans le cœur »
02 novembre 2007
Note d'existence
Je suis tremblante
à l’idée de le toucher
Dire qu’il est
devant moi, c’est insensé
Un doux rêve qui
vient de se réaliser
Combien de fois je
l’ai pleuré
Me rappelant mes
jeunes années
Où lui et moi nous
nous envolions
Au son de la
musique et de la passion
Souvent je me suis
laissée aller
En oubliant le
temps, émerveillée
De fusionner avec
lui, c’était si beau
Et aujourd’hui il
me revient comme un cadeau
Plusieurs années
se sont écoulées
Mari, amants et
surtout un bébé
Je n’aurai jamais
cru que je le retrouverais
Mais aujourd’hui
il est là et je suis émotionnée
Lentement je
m’assois devant lui
Puis peu à peu je
le regarde et souris
Délicatement je le
découvre de son habit
Il est doux,
musqué, à la lumière il reluit
Je l’effleure et
un son se fait entendre
Une larme pleure
parce que je ressens
Et d’un seul coup
je retrouve l’harmonie
De nos sens, il
fait partie de ma vie !
Je retrouve
adroitement les effets
Ce qu’il aime et
le fait raisonner
Je vibre à mon
tour de l’entendre soupirer
Je me sens bien,
soulagée, apaisée
La soirée ne fait
que commencer
Je retrouve avec
joie nos envolées
Pas à dire, il
m’avait vraiment manqué
Ce piano, souvenir
de mes jeunes années
Pour S.


