24 décembre 2007
Effluve
L’autre midi je suis allée chez Leclerc
Faire quelques courses pour Noël
Mais aussi acheter de l’ordinaire
Pour mes besoins personnels
Alors que j’arpentais le rayon hygiène
Pour mon gel douche monoï crème
Je suis tombée sur des coffrets parfumés
Machinalement je me suis approchée
Des bouteilles étaient en exposition
Laissées au passant pour lui donner l’option
De les sentir ou mieux de les essayer
Un moyen comme un autre pour les faire acheter
Un flacon a attiré mon attention
Par sa couleur chaude et sombre
J’ai ouvert grand mes narines sur le bouchon
Dès le premier effluve, j’ai eu le frisson
Je me sui permise de mettre sur mes paumes
Ce parfum troublant, cet infernal arôme
Et c’est dans cette senteur que j’ai quittée
Cette zone commerciale pour aller travailler
L’odeur n’a pas quitté mes mains
Mieux encore, elle a titillé mes reins
Présente sous mon nez par le clavier
Toute l’après-midi elle m’a enivrée
La présence du musc m’a perturbé
Je sais que cette substance me fait mouiller
Et je vous avoue que ma colonne vertébrale
S’est cambré souvent, me rendant animale
Je n’ai pas arrêté d’imaginer, de penser
A des lèvres, des doigts sur mon intimité
Je me suis interdite de ne pas ressentir
Mes tétons et mon clito se durcir
C’est fou comme un parfum peut provoquer
J’avoue que je suis toujours estomaquée
Par la puissance olfactive que je possède
Par les fantasmes et désirs que je génère
Deux options d’offrent donc à moi
Soit je l’achète et l’offre à mon roi
Soit j’attends de croiser dans la rue
Ce parfum tentateur sur un inconnu
