31 décembre 2007
Saint Sylvestre
Dernier poème pour 2007
Ce soir je pars faire la fête
Rire, danser et m’amuser
Et à minuit, nous embrasser
Tout est prêt pour l’éveil des
sens
Repas, musique, amis, ambiance
Pour l’occasion je vais porter
Bustier et longue jupe de
soirée
Oh bien sûr j’ai envie d’être
belle
Que l’on me regarde, que
j’ensorcelle
Mais aucunes vilenies en moi
J’aime séduire, ça en reste là
Tout le monde se veut joyeux
Dames brillant de mille feux
Hommes aux yeux pétillants
Veillée exceptionnelles pour
les enfants
Mais dans le partage de ce
moment
Il y’a des regards, des
instants
Où l’on se surprend à séduire
Où l’on a la sensation de vivre
Que ce soit en tintant nos
verres
En soupirant d’être à l’aise
En s’abandonnant dans des bras
Tout cela me met déjà en émoi
Ces sourires que l’on donne
Ces « merci » qui
raisonnent
Ces « je vous en
prie » qui ronronnent
Douces symphonies en somme
Certains font des abus de
boissons
Moi j’abuse seulement de
passions
Car chaque moment est unique
Ce 31 décembre doit être magique
Le Palais des Sens et des
Sourires
A le plaisir de vous dire
« Rendez-vous l’année
prochaine
Et n’oubliez pas que la vie est
belle ! »
28 décembre 2007
Descente aux enfers
Ca commence par un baiser dans le cou
Des petits frissons se mêlent tout à coup
Puis nos regards se croisent et je lis
Du plaisir, de l’amour et de l’envie
Mes mains déboutonnent sa chemise
Lentement son parfum me grise
Ma jambe remonte entre ses cuisses
Je sens son sexe rapidement durcir
Mais je fais durer l’effeuillage
M’attarde à caresser son visage
Puis mes mains redescendent
Je m’attaque ensuite à sa sangle
Sa ceinture n’est jamais évidente
Mais je suis motivée parce qu’il bande
Enfin j’arrive à libérer son pantalon
Que je fais glisser à l’aide de mon talon
Dans ces moments là je deviens sadique
Je me transforme en salope méthodique
En revenant caresser son dos et ses hanches
En laissant son sexe totalement en transe
Puis c’est ma bouche qui va jouer
En posant mes lèvres sur sa peau enfiévrée
Et me promener sur le haut de son anatomie
En attendant simplement qu’il me supplie
Je lui porte alors le coup de grâce
Mais je reste malgré tout une garce
En soufflant et léchant son boxer
Non, non, pas encore que je te libère !
Mes mains glissent sur ses cuisses
Tandis que son corps se crispe
Oui mon ange, je fais tout pour t’exciter
Mais c’est pour mieux me faire pénétrer !
26 décembre 2007
Premier Noël
J’ai envie de vous parler de lui
Parce qu’il ne m’a jamais trahit
Il a toujours été là pour me consoler
Ou pour écouter mes petits secrets
Il est un peu plus jeune que moi
Mais je vous rassure de quelques mois
J’ai fais sa connaissance le jour de Noël
J’avais 8 mois et ce fut fusionnel
Nous ne nous sommes jamais quittés
Il est toujours disponible, à portée
Et quand parfois j’ai eu peur la nuit
Il venait alors se glisser dans mon lit
Je dois reconnaître qu’il a vieillit
Quoique je commence à avoir des rides
Et même si son œil est abîmé
Pour moi il m’inspire sensualité
Je peux le retrouver rien qu’à l’odeur
Il a l’art d’évaporer toutes mes peurs
Il porte sur lui des cicatrices de caresses
Elimé par des excès de tendresse
Chaque fois que je le vois je ne peux m’empêcher
De poser sa main sur lui, de le toucher
Parfois même je le serre très fort dans mes bras
Je l’embrasse, le baise tout contre moi
Il est arrivé que mes partenaires le jalousent
L’un deux a même voulu que je le repousse
J’ai trouvé ça stupide, puéril et lamentable
Bref, cet épisode a tourné au drame
C’est peut être égoïste mais c’est la vérité
Le jour où je devrais être incinéré
Je n’ai qu’un souhait, c’est qu’il m’accompagne
Pour m’emmener au paradis des oursons sages
Cette peluche assise sur ma table de chevet
Calice de mes rêves, larmes et pensées
Par ce poème je tenais à vous rappeler
Qu’un objet anodin peut beaucoup apporter

24 décembre 2007
Effluve
L’autre midi je suis allée chez Leclerc
Faire quelques courses pour Noël
Mais aussi acheter de l’ordinaire
Pour mes besoins personnels
Alors que j’arpentais le rayon hygiène
Pour mon gel douche monoï crème
Je suis tombée sur des coffrets parfumés
Machinalement je me suis approchée
Des bouteilles étaient en exposition
Laissées au passant pour lui donner l’option
De les sentir ou mieux de les essayer
Un moyen comme un autre pour les faire acheter
Un flacon a attiré mon attention
Par sa couleur chaude et sombre
J’ai ouvert grand mes narines sur le bouchon
Dès le premier effluve, j’ai eu le frisson
Je me sui permise de mettre sur mes paumes
Ce parfum troublant, cet infernal arôme
Et c’est dans cette senteur que j’ai quittée
Cette zone commerciale pour aller travailler
L’odeur n’a pas quitté mes mains
Mieux encore, elle a titillé mes reins
Présente sous mon nez par le clavier
Toute l’après-midi elle m’a enivrée
La présence du musc m’a perturbé
Je sais que cette substance me fait mouiller
Et je vous avoue que ma colonne vertébrale
S’est cambré souvent, me rendant animale
Je n’ai pas arrêté d’imaginer, de penser
A des lèvres, des doigts sur mon intimité
Je me suis interdite de ne pas ressentir
Mes tétons et mon clito se durcir
C’est fou comme un parfum peut provoquer
J’avoue que je suis toujours estomaquée
Par la puissance olfactive que je possède
Par les fantasmes et désirs que je génère
Deux options d’offrent donc à moi
Soit je l’achète et l’offre à mon roi
Soit j’attends de croiser dans la rue
Ce parfum tentateur sur un inconnu
21 décembre 2007
L'envie
Le catholicisme a définit 7 péchés
Où parfois je me suis retrouvée
Mais s’il y’en a un où je ne suis pas
C’est l’envie, forme de jalousie ma foi
Ce sentiment est plutôt éprouvé
Par du plaisir et un petit regret
C’est en fait un doux frisson
Un petit rien qui motive la passion
J’aurai aimé pouvoir lire la musique
Composer de grandes symphonies
Que les partitions soient douce lecture
Une autre forme d’écriture
J’aimerai bien pouvoir agrafer
Mon soutien-gorge sans le retourner
Comment font ces dames en un seul geste
Ont-elles un œil derrière la tête ?
Et cette élégance qu’ont les femmes
Sur des talons, mais oh grand dam
Si je me retrouve à plus de trois centimètres
Je termine inexorablement par terre
Et puis il y’a ceux qui ont ce regard
Qui vous envoûte et vous plonge dans le noir
Des ténèbres obscurs du désir
Je les appelle les vampires de la nuit
Il y’a ceux qui ont plus d’argent que moi
Mais là encore, pour moi c’est comme ça,
J’ai été élevée dans la richesse du cœur
L’argent n’est pas synonyme de bonheur
Je connais mes défauts et mes qualités
Je sais ce que je peux améliorer
Et ce qui ne pourra jamais changer
Alors je n’ai plus qu’à m’adapter
A défaut de me larmoyer
Ou pire encore m’apitoyer
Il me reste plus qu’à sourire de ce que je suis
Après tout, ça pourrait être pire !
En conclusion, je ne jalouse pas mon prochain
Mais adore susciter convoitise aux mondains
C’est un jeu auquel parfois je m’adonne
C’est l’avantage quand on se sait bonne !
19 décembre 2007
Nombre fétiche
Alors que j’attendais dans une file
Pour payer un journal de cinéphile
J’entendis le buraliste dire
« Et voici votre numéro fétiche ! »
Il parlait à une dame un peu âgée
Qui venait chaque semaine dépenser
Un ticket de la française des jeux
Que l’on gratte en faisant un vœu
Un sourire a illuminé mes yeux
Je ne crois pas les superstitieux
Mais un chiffre est important dans ma vie
Et ce n’est qu’à cet instant que je l’ai compris
Mes parents m’ont donné trois sœurs
Qui sont importantes dans mon cœur
J’ai donc hérité par alliance
De trois beaufs, adorables et charmants
J’ai eu trois phases différentes dans mon existence
Mon enfance, ma destruction, ma renaissance
Et dans ce tumulte de larmes et de passion
J’ai eu trois amours tournant en déception
Mon ventre a porté et donné la vie à trois enfants
Trois césariennes mais chaque fois différentes
Trois personnalités mais trois blonds quand même
Les chiens ne font pas des chats vous dirait ma
mère !
La famille, les enfants, être maman extraordinaire
Le social et le travail pour un épanouissement personnel
Et enfin l’amour, le sexe pour rester Sa Belle
Une chance pour moi je l’ai rencontré
Celui qu’on peut appeler aussi ma moitié
Puisqu’il s’épanouit dans son boulot et la paternité
Mais aime aussi nos grands moments d’intimité
Chaque fois que l’on m’a demandé un chiffre
J’ai répondu « 12 » depuis toute petite
On peut faire tout et n’importe quoi dans sa tête
Se dire aussi que 1 + 2 font 3 en fait !
17 décembre 2007
Mourir de plaisir
Je viens de terminer un livre
Sur la jouissance ultime
Casanova et enquête policière
Franc maçonnerie, secte et sexe
J’aime qu’un livre me fasse réfléchir
Que des idées m’inspirent
Mais ce dont j’ai envie de vous parler
C’est l’acte de mourir d’aimer
Imaginez que l’on connaisse un rite
Vous faisant vivre le plus grand trip
Et lorsque la jouissance surgit
C’est Dieu ou Satan qui arrive
Cela voudrait dire choisir sa mort
Son heure, sa dernière aurore
Par contre, j’imagine parfaitement le mari
Il est bon pour l’hôpital et psychothérapie
Donc, poussons la pelote pour les couple
Qui s’angoisse à se retrouver seul et doute
Si on venait à leur offrir cette opportunité
Y’aurait-il beaucoup de prétendants intéressés ?
Bon, ok je dérive sur un suicide collectif
Mais Roméo et Juliette, quoiqu’on en dise
C’est une des plus belles histoires d’amour
Car au-delà de la mort, ils vivent toujours
Mes réflexions continuent leurs moissons
Et j’en suis à venue à songer à mon compagnon
Si nous avions l’option de mourir ensemble
La ferions-nous cette dernière danse ?
Oui, j’avoue le poème est macabre
Mais j’éprouve des sens, il a donc sa place
Car puisque j’arrive à la moitié de ma pérennité
C’est un sujet qui peut m’interpeller
Accident de voiture ou cancer généralisé
Incontinente ou totalement paralysée
Sénile ou bien pensante abandonnée
Maison de retraite et/ou dévalisée…
Franchement, moi qui ai toujours succombé
Aux vampires offrant un mortel baiser
Je serais enclin à accepter de partir
Dans les bras de l’être aimé et une dernière fois… jouir !
14 décembre 2007
Jupe obligatoire
Tout commence par
une file d’attente
Dans un couloir où
s’engouffre le vent
Puis petit escalier
en colimaçon
Nous menant à
destination
La salle est
petite mais accueillante
Excepté par les
sièges en abondance
Ne nous permettant
pas de bien nous asseoir
Mal aux genoux
dans le noir
Les trois coups
fatidiques retentissent
Le rideau s’ouvre
et c’est magique
La pièce de
théâtre va commencer
Je suis radieuse,
émoustillée
Histoire de
manuscrit et de relations
Amour, baise,
libertinage et déceptions
Même le piège msn
est abordé
Je n’ai pas vu le
temps passer
J’ai eu une montée
d’émotions
Par les jeux de lumière
et le son
Me rappelant ces
années où j’étais
Derrière le rideau
à tout programmer
Tout comme le
public j’ai réagis
A l’osé, l’horreur
et les rires
J’aime le théâtre
pour cette unité
Prouvant que les
acteurs sont doués
7 ans que je
n’avais pas eu l’opportunité
De regarder sur
scène des gens jouer
7 ans que je
n’avais pas senti les planches
Ressenti cette
ambiance me mettant en transe
C’est un
merveilleux cadeau que l’on m’a fait
Car retourner au
théâtre était un souhait
Mais
déménagements, enfants et routine
Ne m’ont pas
permise de le revivre
Ce n’est donc pas
moi qui a choisi le thème
Jalousie, pulsion,
envie, je t’aime
Club libertins ou
le sans gêne
Manque de
confiance tournant en haine
Mais tous ces
sentiments étaient abordés
Avec pudeur, humour
et sensualité
Si vous avez
l’opportunité d’habiter la capitale
Je vous conseille
d’aller voir « Jupe obligatoire »

12 décembre 2007
Shooting
Il y’a quelques jours je me suis proposée
De poser pour un sensuel calendrier
Et maintenant je dois l’avouer
Pas évident de se faire photographier
Trouver la pose, cacher les kilos
Générer une ambiance chaude
Etre coquine mais pas vulgaire
Suggérer mais pas trop en faire
Quelle tenue choisir pour susciter
Plaisir, douceur et volupté
A moins de préférer la nudité
Avec uniquement un beau collier
Sans oublier le trois quart face
Ou zoom sur tétons de glace
Sans omettre de rentrer son ventre
Et de jouer avec ses hanches
Guêpière, corset ou nuisette
Je dirais que le choix est complexe
D’autant que mes tiroirs débordent
De vêtements frivoles en tout genre
Rajoutez à cela l’appareil numérique
Compliqué pour la blonde que je suis
Entre le sépia, noir et blanc ou couleur
J’ai pas encore trouvé le retardateur
Bref, une nouvelle étape dans ma vie
Je ne sais pas si ce sera aussi ici
Créer un salon « photos » sur le palais
Risquerait de m’amener de mauvais sujets
Mais quelque part c’est un rêve qui naît
Un fantasme d’il y’a plusieurs années
De pouvoir figer mon corps actuel
Avant que celui-ci tombe en désuet
Pour vous dire il y a trois ans j’avais trouvé
Un photographe prêt à me shooter
Mais au dernier moment j’ai tout stoppé
Manque de feeling et puis… le porte monnaie !
Car je pense, mais ce n’est que mon avis
Qu’il faut un accord, une harmonie
Entre celui qui pose et celui qui photographie
J’aime choisir de qui je suis soumise

10 décembre 2007
Soirée mondaine
Vendredi dernier
je suis allée à une soirée
Ambiance magique
digne d’un conte de fée
Strasse,
paillettes et grands décolletés
Sans oublier
champagne à volonté
Ce n’était pas la
première fois
Que je me rendais
à cet endroit
Je savais donc ce
qui m’y attendait
La foule, le
m’as-tu vu et les buffets
Je n’ai pas
retrouvé la damoiselle
Qui m’avait dragué
l’année dernière
Par contre j’ai
croisé le regard gris
D’un homme qui
m’avait séduite
Pour la
circonstance je portais
Une longue jupe et
un bustier
Enroulée dans une
étole dorée
Sans oublier une
chevelure coiffée
J’avais opté donc
pour la grâce
Mais je n’oubliais
pas la garce
Qui dormait en moi
d’un seul œil
Et qui avait envie
qu’on l’effeuille
Bien pour cela que
je mis porte jarretelle et bas
Ma poitrine
comprimée donnait de l’éclat
A mon collier doré
coulant comme un cobra
Entre mes deux
seins, je provoquai l’émoi
L’endroit le plus
distrayant dans cette soirée
C’est tout
simplement les W.C.
Où les dames
viennent parfois se retrouver
Dans l’idée de
parler au calme et se remaquiller
Je reconnais avoir
été sagement chassée
Mais amusant aussi
de constater
Que ce sont plus
les femmes qui sont demandeur
Et qui montrent
bien qu’elles sont en chaleur
C’est une sortie
mondaine qui a l’art de m’exciter
Car même si je
gère une apparence et langage châtié
Je reste au plus
profond de moi une rebelle
Une fille simple
qui d’un rien trouve la vie belle

