25 janvier 2008
Parking boisé
En ce moment c’est
la grande folie
« Je te vois,
tu me plais, je te nique »
On tire son coup,
c’est du frisson
On se quitte sans
connaître nos prénoms
J’avoue que sur le
coup je suis choquée
Où est la
séduction, la sensualité ?
Mais au final en y
repensant
J’ai vécu cet
éphémère moment
C’était à l’époque
où je me déplaçais
Dans la journée
pour ma société
Il m’arrivait même
d’apporter des documents
A mes patrons qui
étaient au restaurant
C’est en sortant
d’un palace un peu pressée
Que dans le hall,
nous nous sommes croisés
Avec mes dossiers
j’étais un peu encombrée
Je ne l’ai pas vu,
heurtée puis me suis excusée
Il s’est proposé
de m’aider et me raccompagner
A ma voiture garée
dans la partie boisée
Il ne ressemblait
pas à la clientèle huppée
De ce « trois
étoiles » tant recommandé
Il a sourit en
voyant ma petite voiture
Au milieu des
engins de luxe
Mais je n’ai pas
ressenti de la moquerie
Plutôt de la
complicité, un doux rire
Alors que j’avais
fini de me décharger
J’ai tendu la main
pour le remercier
Il a retourné mes
doigts présentés
Et sur ma paume a
déposé un baiser
J’avoue que ce
geste m’a étonnée
Lentement nos
corps se sont approchés
Sa main a glissé
dans mon cou
Et moi tel un
agneau je me donnais au loup
Nous avons échangé
un long baiser
Un de ce ceux
qu’on appelle mouillé
Tandis que nos
mains se baladaient
A la recherche de
nos intimités
Quand nous avons
fini notre asphyxie
Nous étions
presque gênés d’être ainsi
Un éclat de rire
nous en a libéré
Et rapidement on
s’est rhabillé
Je n’ai jamais sur
qui il était
Son prénom, sa
fonction, si il était marié
Mais il reste dans
mes plus beaux baisers
Un doux souvenir
que je me targue de garder
