22 février 2008
Cycles de désir
Ce matin mon
visage s’illumine
Dan le reflet, ma
poitrine est sublime
Gonflée, ferme et
qui appelle
N’importe quelles
mains à la caresse
Le premier indice
c’est la lingerie
D’un seul coup,
c’est trop petit
Le téton passe au
dessus du balconnet
A se demander si
au lavage on s’est planté
Mais non, c’est
seulement l’ovulation
Ce quelques jours
où la passion
Nous envahit, nous
donne des sensations
Envie de lèvres,
de baise, de frissons
Et puis se ventre
qui se creuse naturellement
Pour mettre en
valeur fessiers et hanches
Sans oublier cette
odeur sucrée et coquine
Et oui, même nos
fragrances s’affirment
Sans le vouloir on
se sent belle
Animale, en chasse
et rebelle
On se permet
d’oser des regards
Des sourires en
coin au hasard
On suscite une
attention étrange
La sensation de
mettre en transe
Même nos comparses
devinent
Ce qui
indéniablement nous électrise
Y a des mauvais
mots qui existent
« Chienne en
chaleur » pas très digne
« Feu au
cul » encore moins classe
moi je préfère
« Ne laisse pas de glace »
Cela me ramène à
l’instinct de survie
A la copulation
pour faire des petits
A la recherche de
l’homme de croc-magnons
Qui s’accouplait à
toute occasion
Avec la moralité,
la religion, l’évolution
On a perdu toute
cette signification
On laisse cela à
la gente animale
Oubliant que l’on
est avant tout femelle et mâle
Par des cours sur
le comportement
Je sais qu’il
reste encore quelques relents
Et donc j’adresse
à la gente masculine en rut
De m’approcher et
sentir mon cul

