29 février 2008
Sous le casque
J’ai un petit
faible pour le motard
Pas pour sa
combinaison noire
Ni même son moteur
bruit pétard
Mais simplement
pour son regard
Ce côté visage
caché accentue
La profondeur et
l’aiguisé de sa vue
Cette sensation
qu’il ne voit que moi
Cela me met dans
tous mes émois
Puis comme un
rideau de théâtre
Il descend sa
visière noirâtre
Et démarre
rapidement son engin
Ça me descend
jusqu’au bas des reins
Quand j’en croise
un dans mon rétro
Je lui fais signe
par mon cligno
Qu’il peut me
doubler sans danger
Que j’ai pour lui
un grand respect
Car ce chasseur de
vitesse
J’ai toujours peur
qu’il se blesse
En général
l’accident est mortel
Sur ces voies
qu’il trouve belles
Après avoir
fusionné avec la route
S’être enivré par
tant de déroute
De mélange de
nature et de rapidité
Il rentre au chaud
les yeux émerveillés
Et c’est là que
j’ai un grand soupir
D’imaginer sa
sueur qui reluit
Que ce soit au
creux de son pantalon
Tout cela me donne
le grand frisson
Puis arrive
l’instant fatidique
Ces quelques
instant de plaisir
Où il retire
lentement son casque
Là, pas à dire,
totalement je craque !
Il secoue ses
cheveux collés
Il a les joues
bien colorées
Il respire le mâle
à plein nez
Là, c’est sûr, je
vais le violer !
27 février 2008
Pine javellisée
Si il y a bien un
endroit que j’ai souvent fréquenté
C’est la piscine
malgré ses vapeurs javellisées
C’était mon moment
de détente privilégié
Me masser, me
muscler sans sensation de transpirer
J’y allais deux à
trois fois par semaine
C’était devenu une
drogue, un rituel
Je commençais à
habiter les lieux
Prendre le même
casier, voir les mêmes yeux
Les vestiaires et
couloirs étaient communs
Puis hommes et
femmes avaient un chemin
Pour arriver dans
des douches séparées
Et ensuite dans le
grand bain se retrouver
Chaque fois que
j’arrivais dans ce lieu
De résonance et du
bassin couleur bleu
Je le cherchais du
regard et il me souriait
Je plongeais dans
l’eau et je l’observais
Je venais faire
mon kilomètre crawlé
Lui s’adonnait
plutôt à la plongée
Nous nous
croisions donc dans l’eau
Parfois même il
effleurait ma peau
Dès que je donnais
des signes de partir
Je le voyais
secouer sa chevelure et agir
Car son jeu était
de m’attendre à la sortie
Pour m’ouvrir la
porte et me souhaiter douce nuit
Pour être sûre de
ne pas le louper
Je restais
longtemps à me doucher
Puis j’allais à
mon habituel casier
Taper mon code et
récupérer la monnaie
Etant un peu
braque dans mes manières
Comme d’habitude,
je mis mon linge à terre
Puis j’ai retiré
mon maillot de bain
Et je me suis
frictionnée avec entrain
Au moment de me rhabiller,
décontenancée
Impossible de
retrouver mon string dentelé
J’ai donc du me
vêtir sans celui-ci
En me demandant
bien où je l’avais mis
Il m’attendais à
la sortie, sourire vainqueur
J’ai tout de suite
compris mon erreur
Et quand il m’a
proposé un troc « string-café »
Bonne joueuse,
j’ai accepté
J’ai récupéré dans
la soirée mon string
Après avoir
dégusté un café et sa pine
Et maintenant
chaque fois que je me déshabille
Je laisse bien
traîner mes vêtements à la piscine !
25 février 2008
Moins que rien
De foutre dans tes
couilles un coup de surin
Voir ton sang
lentement de toi s’écouler
Eclater de rire en
te voyant crever !
Tu as fait ce qui
était le pire pour moi
Toucher à
quelqu’un de pur et dis-toi
Que cela je ne
l’oublierai jamais
Oui, bonhomme, un
jour je t’exploserai !
Tu as touché un
habitant de mon cœur
Tu l’as fais
sombrer dans le malheur
Tu as réveillé en
moi une rage folle
Un jour de ton
germe tu auras la récolte
Pour l’instant
j’essaye de digérer
Tout le mal que tu
lui as fait
Ma priorité c’est
de la protéger
Cette femme-enfant
que tu as abusée
Tu lui as fait
croire au prince charmant
Mais tout était
dicté par une vengeance
Tu l’as utilisée,
bafouée et tu en rigoles
Elle pensait amour
et non cabriole
Aujourd’hui je
focalise à redresser
Cette famille que
tu as déstabilisée
Je prend à cœur
mon rôle d’aînée
Et des
responsabilités que l’on m’a données
Mais crois moi, tu
va me le payer
Car moi, oh
non je ne vais pas oublier
Ses larmes, sa
honte, sa culpabilité
Et au centuple tu
vas me rembourser !
Je ne sais pas
encore comment je ferai
Te séduire,
t’embrasser et te planter
Ou alors
t’attendre dans le sombre d’une rue
Et t'empaler puis courir à vive allure
Je ne sais pas,
mais frôle les murs
Evites
d’être seul dans les temps futurs
Car au moindre
faux pas, tu va te retrouver
Devant une louve
aux canines aiguisées !
Je serai prendre le temps qu'il faut
je te découperai en morceaux
Un jour, je passerai à l'acte promis
Ce poème n'est qu'un prémisse...
22 février 2008
Cycles de désir
Ce matin mon
visage s’illumine
Dan le reflet, ma
poitrine est sublime
Gonflée, ferme et
qui appelle
N’importe quelles
mains à la caresse
Le premier indice
c’est la lingerie
D’un seul coup,
c’est trop petit
Le téton passe au
dessus du balconnet
A se demander si
au lavage on s’est planté
Mais non, c’est
seulement l’ovulation
Ce quelques jours
où la passion
Nous envahit, nous
donne des sensations
Envie de lèvres,
de baise, de frissons
Et puis se ventre
qui se creuse naturellement
Pour mettre en
valeur fessiers et hanches
Sans oublier cette
odeur sucrée et coquine
Et oui, même nos
fragrances s’affirment
Sans le vouloir on
se sent belle
Animale, en chasse
et rebelle
On se permet
d’oser des regards
Des sourires en
coin au hasard
On suscite une
attention étrange
La sensation de
mettre en transe
Même nos comparses
devinent
Ce qui
indéniablement nous électrise
Y a des mauvais
mots qui existent
« Chienne en
chaleur » pas très digne
« Feu au
cul » encore moins classe
moi je préfère
« Ne laisse pas de glace »
Cela me ramène à
l’instinct de survie
A la copulation
pour faire des petits
A la recherche de
l’homme de croc-magnons
Qui s’accouplait à
toute occasion
Avec la moralité,
la religion, l’évolution
On a perdu toute
cette signification
On laisse cela à
la gente animale
Oubliant que l’on
est avant tout femelle et mâle
Par des cours sur
le comportement
Je sais qu’il
reste encore quelques relents
Et donc j’adresse
à la gente masculine en rut
De m’approcher et
sentir mon cul

20 février 2008
Il m'a dit
Il m’a dit qu’il avait encore rêvé de moi
Que ça l’avait mit dans tous ses émois
De me voir lascive et totalement offerte
A des hommes aux mains expertes
Il m’a dit et décrit l’endroit et la pose
Que je m’ouvrais en pétales de roses
A ces appendices qui m’entouraient
Et dont certains, avec adresse, je branlais
Il m’a dit que mon visage s’illuminait
Que j’étais belle, totalement envoûtée
Et que lorsque je m’empalai sur l’un
Il vit sans problème frissonner mes reins
Il m’a dit qu’il a vu un de ces fripons
Ecarter mes cuisses, caresser mon bouton
Passer sa langue entre ma raie
Pour faire dilater mon antre sacré
Il m’a dit que j’avais crié de plaisir
Qu’il avait vu mes tétons se raidir
Quand l’être se mit doucement à m’enculer
Tandis que l’autre dans mon vagin continuait
Il m’a dit qu’il n’avait vu que douceur
Que mon corps irradiait de bonheur
Il m’a dit que ce spectacle était magnifique
Qu’il trouvait cela totalement jouissif
Il m’a dit avoir vu le sommet de ma transe
Quand j’ai pris deux queues telles une lance
Et que doucement je les ai masturbé
Pour que sur mes seins ils viennent couler
Il m’a dit que le final était superbe
Quand dans ma bouche je pris une verge
Et que je me mis à la lécher goulûment
Jusqu’à boire ce que crachait son gland
Il m’a dit qu’il s’était sentit bander
Quand il me voyait me faire caresser
Il m’a expliqué que ça avait du l’exciter
Et que peut être il avait même éjaculé
Il m’a dit qu’il avait aimé ce rêve
Et qu’il aimerait bien le lire en poème
Alors rien que pour lui je l’ai écris
A toi, pour toi, cher et tendre mari
18 février 2008
Talon d'Achille
Ne viens pas vers
moi de dos
Car sinon je perds
tout contrôle
De face j’ai mes
mains et mes canines
Je peux mordre ou
bien te sourire
Mais de dos, tu
vas me paralyser
Surtout si tes
mains viennent se promener
Sur mon buste et
sur mes hanches
Tu me mettras
totalement en transe
Rien que
d’imaginer ton souffle
Un mot doux
soufflé dans mon cou
Mes jambes auront
du mal à me porter
Je suis sûre de
flageoler
Car tu auras
touché mon point sensible
Ma chevelure si
fine et si fragile
De face j’aurai pu
contrer ta main
De dos, je ne suis
plus qu’un pantin
Et si tes doigts
vagabondent
Dans cette
broussaille blonde
Je te jure, tu me
feras défaillir
Voir même arriver
à me faire jouir
J’ai ce qu’on
appelle une chevelure de feu
Des points de
beauté et un teint laiteux
Je suis moulée
sous le format Walkyrie
Mais avant d’être
guerrière, je suis femme aussi
Alors accepte un
combat à la loyale
Ne triche pas,
espèce de mâle
Donne moi
l’opportunité de me défendre
Quand dans notre
joute, j’ai une chance
Car si tu connais
ce qui me fait chavirer
Tu ignores ce qui
me pousser
Me faire tenir et
me relever
Veux-tu vraiment
avec moi guerroyer ?
Je n’aime pas le
dominant-dominé
Pour moi c’est un
partage enjoué
Un coup c’est toi,
un coup c’est moi
C’est mieux ainsi,
n’est-il pas ?
Combattre ?
je préfère jouer
Mentir ? je
préfère l’honnêteté
Provoquer ?
je préfère suggérer
Baiser ? je
préfère t’aimer
15 février 2008
Purple Rain
La mémoire est une
étrange armoire
Où parfois s’ouvre
un tiroir
A la vue, à
l’odeur d’un objet
A l’écoute d’une
chanson qui nous plaît
Chaque fois que je
vois « Prince » à la télé
Vous savez le nain
un peu dézingué
Qui se prend pour
une star immortelle
Et qui finira,
comme tout le monde, aux oubliettes
Bref, chaque fois
que j’entends parler de lui
Je repense à cette
fois où j’ai vu son film
NRJ distribuait
des places gratuites
Nous étions une
bande, lycéens et amis
Et bien j’ai peu
de souvenirs de ce film
Etant donné que ce
soir là je fus la cible
De deux garçons
qui me draguaient
Et qui s’étaient
installé à mes côtés
L’un deux s’était
affairé à prendre ma bouche
A glisser ses
doigts dans mon cou
Pour ensuite
déboutonner mon chemisier
Et mon
soutien-gorge dégrafer
L’autre ne s’est
pas complexé de cela
Il a gentiment
glissé ses doigts froids
Sous ma jupe et a
remonté lentement
Ma cuisse jusqu’à
mon petit slip blanc
Prise entre deux
feux serait l’expression
J’ai le souvenir
d’une grande attention
Mais la folie qui
va suivre est grandiose
Pour un peu, je
vous raconte ? j’ose ?
Et bien je
refusais de sortir avec ces deux là
Car ils étaient
amis et je ne voulais pas
Etre responsable
d’un désaccord dans leur vie
J’ignorais qu’ils
étaient fort complices
Leurs bouches ont
sucé mes tétons
Tandis que leurs
doigts faisaient pression
Sur mon sexe qui
gonflait d’excitation
Je perdais
totalement la raison
Je sentais leurs
mains se promener
Sur mon pubis
jusqu’à mon bouton rosé
J’étais totalement
en transe et trempée
Sur leurs doigts
je dégoulinais
Mais je me souviens
très bien de la fin du film !
Où il a fallu se
rhabiller à la va vite
Je n’ai jamais
donné suite à ces deux là
Mais « Purple
Rain », j’oublierai jamais croyez moi !
13 février 2008
Adieu Chevalier
Souriant, plein de
vie, exalté
Tes cheveux au
vent et libres
Tu me faisais
vraiment sourire
Ton regard si profond
Me donnait le
frisson
Et j’ai pris
l’initiative
Dans ta quête de
te suivre
Tu représentais à
mes yeux
La loyauté, le
beau, le preux
Même si parfois
dans ton dos
Se trouvaient le
sombre, le fléau
Et puis ces
musiques qui t’accompagnaient
Dans tes baisers
ou tes foulées
Que ce soit à pied
ou à cheval
Ça me donnait le
vague à l’âme
Je t’ai vu en
costume moyenâgeux
Puis en guerre de
Sécession, bleu
Je t’ai vu aussi
en homme d’église
Des rôles ni noirs
ou blancs, gris
J’avais déjà perçu
une belle aura
Tu avais le port
d’un Roi
Tu commençais à te
faire un nom
Pas évident à
cette génération
J’ai appris que tu
venais d’interpréter
Le Joker,
personnage mitigé
De la série Batman
à venir
Je suis sure que
tu y seras sublime
Mais dans ces
temps maudits
C’est souvent que
l’on dit
Qu’un bel homme
doit mourir
Ou être gay, c’est
ainsi
Tu as brusquement
quitté
Ce monde où tu
brillais
Les médias ont
parlé d’overdose
Ton avenir n’est plus
que porte close
Ton image de
visage impassible
Rieur, charmeur et
cynique
Ce souvenir, je le
garderai
Adieu Chevalier

11 février 2008
Dur métier
Je me promène sur
l’éro-blogosphère
Parfois un billet
m’interpelle
Alors je poste un
commentaire
Et il arrive que
naisse un poème
Cela m’a donné
envie de vous écrire
Quelques épisodes
de ma vie
Où j’étais seule
dans mon bureau
Je m’ennuyais,
dehors il faisait chaud
Les fenêtres
étaient teintées
De l’extérieur
personne ne me voyait
Et c'était fréquent
que le vendredi
Tout le monde
était parti
Je me rappelle que
c’était en été
Il faisait chaud
et je buvais
Une boisson
fraîche pour me réhydrater
Cette cannette
froide m’a donné des idées
Je l’ai fait
glisser sur mon bras et décolleté
J’ai aimé cette
sensation qu’elle me procurait
Alors j’ai ouvert
lentement mon chemisier
Et ma jupe, je
l’ai tout simplement ôté
J’ai passé le
métal froid sur mes tétons
Entre mes cuisses
et sur mon bouton
Cela m’a
terriblement excitée
Dehors, je voyais
les gens passer
Je me suis
totalement mise nue
Poussant le vice à
peut être être vu
Puis je me suis
caressée frissonnante
Jusqu’à ce
qu’arrive orgasme et transe
J’ai réitéré
depuis lors ces caresses
Ramenant à mon
bureau objets de tendresse
J’ai même invité
quelques amants
A venir me prendre
fougueusement
Par contre je n’ai
jamais sollicité
Un patron, un
client, un employé
J’ai une
conscience professionnelle
Ne pas mélanger
travail et baise
Mais le fantasme
de faire l’amour
Sur son lieu de
travail, nuit ou jour
Je pense en avoir
fait totalement le tour
Soumission,
masturbation et surtout humour

08 février 2008
A ta disposition
Il m’a dit demain
j’aimerais te voir en jupe
Que toute la
journée je sois en rut
A imaginer ton
sexe épilé frottant
Sur le tissus fin
de ton collant
Sous l’effet j’ai
été plus ou moins choquée
Puis j’avoue que
cela m’a amusé
Et rien que d’y
songer, c’était excitant
De recevoir un
ordre de mon cher amant
J’ai donc omis de
mettre un sous vêtement
Uniquement des bas
tenus fermement
Par des jarretelles
reliées à une guêpière
Et dont la
poitrine est totalement ouverte
Je me suis rendue
ainsi à mon bureau
Dissimulée sous
une tenue réglo
Mais rien que de
sentir mon sexe à vif
C’est souvent que
j’ai croisé les cuisses
Je sentais tout
doucement s’épanouire
Ma rose de chair
et mon cher clitoris
Je percevais aussi
que ma poitrine
Gonflait et se
durcissait de plaisir
Pendant midi il
m’a appelé
Pour me demander
comment j’allais
Je lui ai fait
part de mes sensations
Il m’a dit de
continuer la pâmoison
Vu que je rentre
chez moi déjeuner
Il m’a prier
d’aller dans la chambre trouver
Mes boules de
geisha et de me les introduire
Et de les garder
toute l’après-midi
J’ai mouillée
comme une cinglée
J’ai du courir aux
toilettes empressée
Je me suis
masturber pour me calmer
Mais mon état n’a
fait qu’empirer
Je commençais a
avoir le rouge aux joues
Je sentais que je
perdais le souffle
Je n’avais qu’une
envie que vienne le soir
Pour qu’il
déchaîne en moi un pur orgasme
Quand il est entré
il s’est empressé
De vérifier si
j’étais bien trempée
Puis m’a fait
mettre à quatre pattes
Et retirant mes
boules, lécha ma chatte
Mon corps
réclamait de la prise
Lui faisait durer
le plaisir
Et c’est quand je
ne l’attendais plus
Qu’il m’a
superbement bourré le cul


