Un palais entre vous et moi

Je suis SENSuelle... et vous ?

06 février 2008

La gondole pourpre

 Je suis issue d’une grande famille
Qui fait la réputation de Venise
Très jeune j’ai eu un mariage forcé
Avec un vieil homme mais fortuné

Dès la première année je lui ai donné
L’héritier chéri qu’il attendait
Puis ensuite m’a oublié et confiné
Dans un appartement cossu et raffiné

J’ai la chance d’avoir un frère aimant
Qui a décidé de me donner la chance
D’apprendre à compter et à lire
Philosopher, commenter et écrire

Grâce à lui, en cachette, mes journées
On été intéressantes et enjouées
Car la broderie ou le clavecin
C’est un calvaire pour moi et mes mains

Mon frère m’a emmené au théâtre
Dans des musés et même au bal
Puis un jour m’a questionné
Si j’étais épanouie dans l’intimité

J’avoue qu’un vieillard couché sur moi
N’était pas le meilleur souvenir ma foi
J’ai vu l’œil de mon frère pétiller
Un grain de malice s’y dessiner

Le soir même il m’amenait un déguisement
Un masque, habit d’homme très seyant
Puis dans une gondole aux couleurs chatoyantes
Il m’a amené dans un lieu de transe

Le monde libertin et dépravé de Venise
Connaît maintenant la pervertie que je suis
Même si il ignore mon identité le jour
Où je suis les vêpres et suis une bonne épouse

Je suis la baiseuse de la gondole pourpre
Qui tous les soirs traverse l’eau des faubourgs
Je maîtrise le maniement de la langue
Et sait soulager les bourses de mes soupirants

Et c’est ainsi que j’ai découvert avec délice
Ce que peut être Venise dans les châteaux la nuit
Tandis que mon mari se tape ma femme de chambre
Moi je collectionne jouissances, argent et amants

gondole

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04 février 2008

Longueur et Largeur

Les femmes font une obsession sur leur poitrine
Les hommes sur la longueur de leur pine
Les spécialistes passent leur temps à s’égosiller
Pour dire que ce n’est pas une priorité

Hey oui, c’est à deux ou trois centimètres du vagin
Qu’une femme peut défaillir par un va et vient
D’un doigté ou d’une langue bien prononcée
Si c’est vrai, ils l’ont dit à la télé !

Et bien malgré tout cela je dois avouer
Avoir rencontré un membre bien affirmé
Du haut de ses dix neuf centimètres et demi
Et d’un diamètre loin d’être petit

Quand je l’ai vu j’ai un peu paniquée
A l’idée de le sucer et mourir étouffée
Impossible pour moi de le fourrer
Dans ma bouche en totalité

Une chance l’homme était plus axé
Que sur lui je vienne m’empaler
Et je peux vous assurer que rien d’en parler
Mon vagin se contracte et se met à mouiller

Je me souviens de cette sensation étrange
De mes parois s’adaptant à la danse
De mon jus coulant sur son sexe rapidement
De mon sexe qui vibrait à s’ouvrant

Quelque part une petite voix me disait
« Fais gaffe, tout ne vas pas rentrer ! »
J’ai senti son bout en moi raisonner
Tandis que mes lèvres sur ses couilles dégoulinaient

Comme dans du beurre et jusqu’à la garde
Cela reste un moment inoubliable
Assise sur lui, cambré en arrière
Pose de l’Andromaque ou de la cavalière

Quand il a perçu que j’étais bien installé
Il a joué de ses hanches et m’a pilonné
Je crois bien que je me suis mise à hurler
Par le plaisir de ces nouveaux effets

Une chose magique s’est alors produite
De mon intérieur s’est mit à jaillir
Un coulis qui assurait la lubrification
Nous devenions dingue, perdions la raison

Mais toute les bonnes choses ont une fin
Dans un râle son baobab redevint
Un tige qui avait plus de facilité
A rentrer dans ma bouche, et je l’ai dégusté

longueur_et_largeur

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01 février 2008

Langue de fer

Il paraît que la zone la plus musclée
C’est la langue et je dois avouer
Qu’il me serait agréable si il existait
Des tournois, je suis sûre de gagner

Car non seulement je suis une bavarde
Que ce soit dans l’amour ou la rage
Mais en plus je suis une gourmande
Je la fais énormément travailler ma langue !

Lécher, sucer, embrasser ou goûter
Boire, téter ou s’enguirlander
Aspirer, respirer ou titiller
Licher, zozoter ou pourlécher

J’arrive même à me débarrasser
De ce petit bout de viande coincé
Entre deux dents c’est vous dire
Comme je suis vraiment habile !

Sans oublier les doux frissons
Procurés par cette merveilleuse sensation
Quand toutes les papilles se réveillent
Quand goûts et odeurs vous ensorcellent

Et cette salive qui permet d’humidifier
Les muqueuses mais aussi de bien digérer
Moi j’aime énormément la partager
Avec celui qui veut bien me « baiser »

Ca fait des schlips, ca  fait des chlops
Ca fait des sourires qui s’entrechoquent
Mais j’aime aussi jouer la suggestion
En passant ma langue sur mes tétons

Ou mieux encore m’amuser avec un crayon
Sucer un doit, être ange ou démon
Pas à dire ce petit bout de viande
Peut facilement mettre en transe

Mais si je dois gagner le tournois
Je renonce d’avance au combat
Si mon partenaire m’offre en alternative
De passer sa langue entre mes cuisses

Car là je sais que je vais faiblir
Ma langue est plus forte que mon clitoris
Et si une langue vient à me laper
Là c’est sûr, je ne vais plus rien contrôler

Les imbéciles font souvent des bras de fer
Moi je préfère les parties de jambes en l’air
On dit que la langue est bien musclée ?
Une langue de fer… ça te dirait ?

langue_de_fer


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