12 mars 2008
Sans fin
Je les connais bien tous les deux
Mais quand je croise leurs yeux
Je vois un étincelle s’illuminer
Que peuvent-ils bien mijoter ?
Ils sont prévenants, attentionnés
L’un deux me glisse dans le cou un baiser
Tandis que l’autre prend ma main
Que me réservent ces deux coquins ?
J’ai vu un clin d’œil se faire à l’autre
Mais qu’ils se décident, qu’ils osent !
C’est alors qu’ils me disent tout bas
Qu’ils ont simplement envie de moi
Je passe direct couleur écarlate
Je bafouille, mon cœur éclate
Je sens mouiller rapidement ma chatte
Et eux, impassibles me mâtent
Devant mon silence ils se mettent à sourire
Prenant celui-ci comme accord de désir
Celui de ma droite retire sa cravate
La passe sur mes yeux lentement, sans hâte
Une suée froide commence à couler
Le long de mon dos, je suis paralysée
Je cherche rapidement un toucher
Une main, un bras pour me rassurer
Délicatement il m’invite à me lever
J’entends nos pas sur le sol raisonner
Je perçois le clic du bouton d’ascenseur
Ils sont prêt de moi, je n’ai pas peur
L’odeur d’un couloir envahit mes narines
J’imagine une moquette bleue marine
Puis un code tapé, une porte s’ouvre
Le vice peut à peu nous recouvrent
Ils me déshabillent de façon lente
Je fais de même appelant mes autres sens
C’est doux, c’est tendre, c’est une danse
La suite ? c’est tout simplement la transe
Je me sentis belle, vivante, épanouie
Je perçus qu'eux aussi étaient ravis
D’être plumes et moi parchemin
J’ai souhaité que ce moment soit sans fin

