26 mars 2008
Avant le café
Je tourne sur moi-même sur mon oreiller
Je jette un oeil à mon réveil, il va sonner
Encore quelques minutes s'il te plait
Je le coupe pour ne pas être agressée
Je referme les yeux, je veux y retourner
Dans ce rêve merveilleux où j'étais
Il y'avait des mains qui me caressaient
J'étais en extase et je jouissais
Je me souviens aussi d'odeur d'encens
Qui avait éveillé en moi l'amante
L'ambiance était lourde, j'étais écrasée
Non, je ne veux pas me réveiller !
Je continue de garder les paupières closes
Je souhaite que mes joues soient roses
Alors du bout des doigts j'ouvre le tiroir
De ma table de nuit à côté de moi
Je tâte, je cherche et trouve l'objet du vice
Celui qui vibre avec vigueur dans mes cuisses
Je le colle contre ma poitrine pour le chauffer
Que mon corps l'embrasse de ma volupté
Puis doucement j'actionne le mécanisme
Mes tétons se dressent, c'est sublime
Je descends lentement vers mon calice
Mes hanches sentent que je glisse
Lentement je le fais passer sur mes lèvres
Pour que mon clitoris gentiment se réveille
Je constate que ma cyprine a bien coulé
Je suis déjà dans un état fortement excitée
Je continue malgré tout ma cécité volontaire
Je m'impose aussi de me taire
Je veux profiter tout simplement de ce contact
Retrouve mon rêve et mes envies intacts
Mon bouton se durcit et explose tout à coup
Dans l'orgasme j'entre l'objet jusqu'au bout
Et ce sont me parois vaginales qui entreprennent
De commencer une danse, une ritournelle
Ca y'est je sens mon corps se réveiller
Cela sera une belle journée
Je range délicatement l'objet dans son antre
Derrière la porte, un café m'attend

