31 mars 2008
Il était une fois...
« Racontez
moi votre première fois »
Mon visage se
remplit d’effroi
Que dire… un viol, des larmes, une erreur
Le moment où tout
bascula dans l’horreur
Il m’a prise pour
une femme en déchirant mes parois
Je n’étais qu’une
fillette en plein désarrois
Je me rappelle
encore de son odeur contre moi
Et de mon
incapacité à se débarrasser de son poids
« Racontez
moi alors votre seconde fois »
Glups… là encore
je fus aux abois
Je perdis
totalement mon sang froid
Et par mes cris me
demanda pourquoi
Il faut dire qu’un
voile venait de se déchirer
Dans ma tête et
tout venait de remonter
De cette première
fois que j’avais oublié
C’est donc
cette deuxième qui a trinqué
« De quel
fois voulez vous parler alors ? »
Je vous parlerais
bien de moments forts
Où j’ai retrouvé
l’espoir et la foi
Se remettre
debout, marcher et rester droit
J’aimerais bien
vous expliquer aussi
Que c’est tout
simplement un chiffre
Même si je suis
comptable je n’ai jamais
Enregistré mes
amants ou les coups tirés
On dit que les
nombres sont à l’infini
C’est ainsi que je
vois ma vie
Des orgasmes, des
caresses, des sourires
De l’ivresse, de
la tendresse et des rires
« Donc rien à
ne me raconter sur les fois ? »
Non, en fait je ne
veux retenir que les joies
Tout ce qui me
mets en émoi
Avez vous compris
ce qui dicte mes lois ?
« Je crois
avoir saisi ce je ne sais quoi
qui fait de vous
une prédatrice ou une proie
qui aime les rôles
et les contre emplois
mais dont le cœur
aspire à la pureté de la soie
Ne changez rien à
toutes ces fois
Oubliez peines de
cœur et crise de foie
Gardez l’espérance
et bien sûr la foi
Votre volonté et
votre amour, moi j’y crois ! »

28 mars 2008
Elmer !
Je ne me prénomme pas Daniela
Même si j'aimerai être cette nana là
Celle qui assure avec trois bites
Dans la chanson d'Elmer food beat
Quoique la douce Caroline
Qui s'endort avec le sourire
Avec ses jambes un peu humides
Quelle salope cette coquine !
Et si j'avais été cette caissière
Dans le grand marché Leclerc
Et que sur le tapis roulant
On me prenne bien sauvagement !
Ah que j'aime cette musique
Ces paroles qui donnent la trique
A la gente excitée et masculine
Me rendant totalement féline !
Cela a bercé mon adolescence
Donné des idées de transe
Et peut être quelque part pervertie
D'imaginer d'autres lieux qu'un lit
Sucer et déguster avec douceur
La queue de ce tendre laboureur
Ou devenir cette jolie Lucie
Celle qui redonne goût à la vie
Et n'oublions pas Véronique
Celle qui aime tant qu'on la nique
Audacieuse à qui rien ne fait peur
Et qui te fait partager son bonheur
Quand à mes courouroploplos
Je sais qu'ils sont super beaux
Invitant à la léchouille du téton
Un prémisse pour le grand frisson
Mais le plus important dans tout ça
C'est ce bout de plastique ma foi
Qu'il ne faut pas oublier pour l'élégance
Pour la sécurité et faire durer la transe
26 mars 2008
Avant le café
Je tourne sur moi-même sur mon oreiller
Je jette un oeil à mon réveil, il va sonner
Encore quelques minutes s'il te plait
Je le coupe pour ne pas être agressée
Je referme les yeux, je veux y retourner
Dans ce rêve merveilleux où j'étais
Il y'avait des mains qui me caressaient
J'étais en extase et je jouissais
Je me souviens aussi d'odeur d'encens
Qui avait éveillé en moi l'amante
L'ambiance était lourde, j'étais écrasée
Non, je ne veux pas me réveiller !
Je continue de garder les paupières closes
Je souhaite que mes joues soient roses
Alors du bout des doigts j'ouvre le tiroir
De ma table de nuit à côté de moi
Je tâte, je cherche et trouve l'objet du vice
Celui qui vibre avec vigueur dans mes cuisses
Je le colle contre ma poitrine pour le chauffer
Que mon corps l'embrasse de ma volupté
Puis doucement j'actionne le mécanisme
Mes tétons se dressent, c'est sublime
Je descends lentement vers mon calice
Mes hanches sentent que je glisse
Lentement je le fais passer sur mes lèvres
Pour que mon clitoris gentiment se réveille
Je constate que ma cyprine a bien coulé
Je suis déjà dans un état fortement excitée
Je continue malgré tout ma cécité volontaire
Je m'impose aussi de me taire
Je veux profiter tout simplement de ce contact
Retrouve mon rêve et mes envies intacts
Mon bouton se durcit et explose tout à coup
Dans l'orgasme j'entre l'objet jusqu'au bout
Et ce sont me parois vaginales qui entreprennent
De commencer une danse, une ritournelle
Ca y'est je sens mon corps se réveiller
Cela sera une belle journée
Je range délicatement l'objet dans son antre
Derrière la porte, un café m'attend

24 mars 2008
Entre deux eaux
Je me promène
selon mes instincts
Je glisse, je tourne d'un coup de reins
J'aime sentir sur moi glisser mes cheveux
Suivre les courants, jouer avec le feu
Il m'arrive de quitter mes espaces
Pétillante fugueuse pleine d'audace
Et je parcours ainsi des étendues
Où je me sens libre et totalement nue
C'est lors d'une escapade de ce style
Que tout a changé dans ma vie
J'étais en extase devant des anémones
Je n'ai pas fait attention au son qui résonne
Pourtant tout mon environnement avait changé
Tout le monde s'était fermé ou carapaté
Je me suis retrouvée dans un filet entortillé
Tout autours de moi ça bouillonnait
Je me suis mise à hurler et gigoter
Mais plus je bougeais, plus j'étais coincé
C'est alors que je fus tiré fermement
Pour me retrouver sur un bateau blanc
J'avais du mal à respirer, je pleurais
Un éclair permanent m'aveuglait
Peu à peu je perdais de ma luminosité
Puis les liens se sont défaits
Je fermais les yeux et je souffrais
J'entendais des drôles de mots s'exprimer
Puis j'ai reçu une vague d'eau salée
Je me suis remise à vivre et respirer
On m'a placé à l'abri du soleil
C'est ainsi en fait que l'éclair s'appelle
Puis régulièrement on venait me voir
Me sourire, me soigne et me faire boire
Je ne comprenais pas leurs mots
Mais leurs regards étaient si beaux
Si tendres et si attentionnés
Que je fus moins recroquevillée
Ils se sont concertés puis approchés
Délicatement m'ont soulevé
Et après m'avoir embrassé sur le front
M'ont rendu à l'océan et aux fonds
Depuis il m'arrive de chercher leur chalutier
Je les suis, puis les attends sur le sable doré
Et pour quelques heures je me donne à eux
Moi leur Reine des profondeurs et des cieux
21 mars 2008
Queue Neni
Profitant du
soleil printanier je faisais du shopping
Avec une super
copine, extravagante coquine
Oui je sais, ce
n’est pas dans mes manières
Mais j’avais
vraiment besoin de changer d’air
Soudain elle me
dit d’un ton sulfureux
« Mon
Dieu ! as-tu vu cette queue ! »
Aussitôt je
cherche du regard un exhibitionniste
Rien, pas de
manteau ouvert sur belle bite
Connaissant les
goûts de ma chère amie
Ressemblant très
fort aux miens, je soupire
Ma bouche commence
déjà à saliver
En imaginant un
beau gros gland boursouflé
Je suis perplexe
et cherche aux alentours
Cette vision qui,
à priori, vaut le détour
Par la
frustration, je sens ma poitrine
Durcir en même
temps que mon clitoris
Sans m’en rendre
compte je souris à tous les messieurs
Cherchant en même
temps cette belle queue
J’en viens même à
ouvrir ma veste
Pour que mes seins
ne soient pas en reste
Je sens monter en
moi la pression
J’ai chaud, je
dégrafe un bouton
Une envie de baise
me prend dans cette rue
J’ai envie qu’on
me prenne le cul !
Désemparée et
folle à lier je me retourne
Vers ma comparse,
devant une vitrine qui trouve
Une petite jupe
bordeaux avec des paillettes
Mais j’hallucine
grave ! Où a t'elle donc la tête !
Je lui hurle
presque « mais où cette queue ? »
Elle me regarde
béate avec des grands yeux
Et du doigt
m’indique la direction du cinéma
Où une foule de
gens s’amassent devant moi
19 mars 2008
Star Wars
Que la force soit avec moi
J'ai décidé de détrôner mon roi
Je me suis
entraîné durement
Pour exciter à fond son gland
L'étoile noire n'est
rien à côté
Du cataclysme que je vais déclancher
Ce soir je serais la dame
des étoiles
En lui faisant la danse des voiles
Il aura beau avoir son
sabre en main
Je serai le parer avec mes reins
Et les hostilités ainsi
démarrées
Me donneront envie de gagner
Inutile qu'il fasse une requête
à Yoda
De lui envoyer en prime Chubaka
D'autant que je n'aime pas trop les
poils
Là, d'office, je devrai rendre les armes
Dans les profondeur de
la Galaxie
Ou plus simplement dans notre lit
Il y aura un conflit
d'intérêt
De savoir qui sera le premier
Car il faut remporter
plusieurs batailles
Pour être déclaré vainqueur au final
Dextérité des
mains et de la bouche
Savoir prendre, surprendre et faire mouche
Les
héros ne meurent pas à la fin
Donc nous avons jusqu'au matin
Pour jouer de
façon stratégique
Poser nos pions de façon ludique
L'humour sera
également de la partie
C'est ce qui fait aussi le piment de la vie
Et dans
des abandons et éclats de rire
Nous nous laisserons tout simplement
jouir
Un programme avouons le alléchant
J'aime la provocation pour le
rentre-dedans
Mais n'oublions pas de verrouiller la porte
Faudrait pas
réveiller les petits Ewoks !
17 mars 2008
Un dimanche après-midi
Nous étions
affalés sur le canapé
Regardant une
émission à la télé
Lascivement il
caressait mes jambe gainées
Puis soudain, son
regard s’est illuminé
Il a retroussé
gentiment ma jupe
M’a placé de façon
à voir ma nuque
Puis est allé
chercher l’appareil numérique
J’ai su aussitôt
que l’instant serait magique
J’ai pris la pose
et d’un regard amoureux
J’ai voulu dans le
cliché mettre le feu
Des poses, des
ambiances et des décors
M’ont poussés à en
vouloir encore
J’ai filé dans ma
chambre pour aller chercher
De la lingerie
fine, dentelle ou satiné
J’ai repéré les
lieux de ma salle à manger
J’ai suggéré des
poses, il a accepté
C’est ainsi que
pendant deux heures
Nous avons créé
une certaine chaleur
En la figeant via
un appareil photo
Pour fixer ces
instants si beaux
Bien évidemment
cela m’entraîna
A stopper et se
glisser dans ses bras
A lui montrer que
cela m’avait plu
J’étais trempée du
cou jusqu’au cul
Il se fait un
devoir après m’avoir shooté
D’assouvir mon
besoin d’être pénétré
Il arracha mon
collant et le cri du satin
Me donna envie de
sa langue de ses mains
C’est sans les
flash et le temps de pose
Qu’il suça mon
bouton rose
Qu’il s’attarda
sur ma poitrine
Qui, à selon lui,
est divine
C’est sans
colliers ou porte jarretelle
Qu’il me prit d’un
coup en levrette
C’est sans poser
de façon sensuelle
Que je me donna à
lui, moi, sa belle
C’est un moment
qui ne sera pas rangé
Dans un album
photo ou diffusé
Non cet instant
là, nous est précieux
Nous le rangeons
dans la tendresse de nos yeux
14 mars 2008
Flipper
Tu introduis une
pièce dans la fente
Aussitôt la
machine s’enclenche
Tu tires sur la
petite manette
Puis tu lâches
tout d’un coup sec
Mes reins
commencent à frissonner
J’entends la
musique électrique raisonner
Le crissement
d’une boule en acier
Me fait penser au
bruit du nylon arraché
Tu viens
rapidement à tapoter
Sur les touches de
chaque côté
Me donnant envie
de petites fessées
Sur mon postérieur
et ma chatte trempée
Ton déhanché me
fait mouiller
Ton petit cul me
fait craquer
Tes vas et vient
vers cet engin
Font durcir mon
ventre et mes seins
Et soudain, je
fais descendre un doigt
Pour me caresser
devant tout cela
Je vois les scores
accélérer
Au fur et à mesure
de ma montée
Tu continues comme
un damné
Les portes de
l’enfer sont à tes pieds
Mon bouton de rose
va exploser
Mon jus se déverse
sur mon string satiné
Tu viens de perdre
une balle
Mais tu retournes
à la bataille
Et avec un doigté
d’expert
Tu maîtrise la
partie et la matière
Mais moi avec
cette caresse intime
J’ai ouvert de
façon significative
Le désir de la
fornication abusive
Je deviens une
chienne impudique
Toi forcement tu
ne vois rien et focalise
Sur l’extra balle
qui peu à peu s’affirme
Ca commence
sérieusement à m’énerver
Je me lève et
viens vers toi empressée
Je me couche
totalement sur le flipper
Jambes écartées
pour que tu humes l’odeur
De mon désir, de
mon sexe et ma moiteur
Si tu lèches, tu
seras le grand vainqueur !
12 mars 2008
Sans fin
Je les connais bien tous les deux
Mais quand je croise leurs yeux
Je vois un étincelle s’illuminer
Que peuvent-ils bien mijoter ?
Ils sont prévenants, attentionnés
L’un deux me glisse dans le cou un baiser
Tandis que l’autre prend ma main
Que me réservent ces deux coquins ?
J’ai vu un clin d’œil se faire à l’autre
Mais qu’ils se décident, qu’ils osent !
C’est alors qu’ils me disent tout bas
Qu’ils ont simplement envie de moi
Je passe direct couleur écarlate
Je bafouille, mon cœur éclate
Je sens mouiller rapidement ma chatte
Et eux, impassibles me mâtent
Devant mon silence ils se mettent à sourire
Prenant celui-ci comme accord de désir
Celui de ma droite retire sa cravate
La passe sur mes yeux lentement, sans hâte
Une suée froide commence à couler
Le long de mon dos, je suis paralysée
Je cherche rapidement un toucher
Une main, un bras pour me rassurer
Délicatement il m’invite à me lever
J’entends nos pas sur le sol raisonner
Je perçois le clic du bouton d’ascenseur
Ils sont prêt de moi, je n’ai pas peur
L’odeur d’un couloir envahit mes narines
J’imagine une moquette bleue marine
Puis un code tapé, une porte s’ouvre
Le vice peut à peu nous recouvrent
Ils me déshabillent de façon lente
Je fais de même appelant mes autres sens
C’est doux, c’est tendre, c’est une danse
La suite ? c’est tout simplement la transe
Je me sentis belle, vivante, épanouie
Je perçus qu'eux aussi étaient ravis
D’être plumes et moi parchemin
J’ai souhaité que ce moment soit sans fin
10 mars 2008
Election municipale
Dès 18 ans je me
suis inscrite
Sur la liste des
électeurs à la mairie
Me donnant
l’option de m’exprimer
Par un bulletin en
allant voter
Je n’ai jamais
loupé un scrutin
Ca paraît débile,
mais pour moi c’est bien
De pouvoir
critiquer puisque j’ai donné
Mon avis et qu’il
a été comptabilisé
J’entre donc dans
l’isoloir
Excitant pour
faire ce devoir
Je regarde les
quatre listes proposées
Je prend un crayon
pour les raturer
On me demande d’en
choisir quinze
J’envisage
aussitôt la tringle
Je raye d’office
les candidats féminines
J’ignore en effet
si elles aiment le saphisme
Oui je ne respecte
pas la parité
Là j’ai plutôt
envie de jouer
Après tout j’ai
reçu pleins de courrier
Me permettant de
bien les observer
Celui là à la
langue bien pendue
Je la verrais bien
glisser sur mon cul
Tandis que cet
autre est bien musclé
Ça donne envie de
le caresser
Ce candidat me
paraît bien membré
Même si il a
quelques années
Ne pas se fier aux
cheveux grisonnants
Se focaliser sur
son expérience
Et c’est en me
rappelant de leur trombine
Qu’ainsi se fait
tranquillement ma liste
Et quand j’entre
mon choix dans l’urne
Je me propose pour
faire nocturne
Je me rends donc
au dépouillement
Avec entrain et
des vêtements brillants
Je marque ma
présence par des sourires
Par de «ho »
des « ha » des soupirs
Evidemment ils
m’ont tous remarqué
Les femmes, plutôt
jalousées
Je m’en fous
! je n'ai pas voté pour elles
Mais pour mes sens et pulsions sexuelles !





