07 mars 2008
Comblée
Dis
Dis-moi
Dis-moi toi
Dis moi toi qui
vient me lire
Viens-tu pour
fantasmer ?
Mieux ou pire
encore pour te masturber ?
Viens-tu pour
sourire et soupirer
Par l’assemblage
de mots rimés ?
As-tu compris la
beauté de ce palais ?
Où je range peu à
peu ma sensualité
As-tu compris que
parfois la rougeur
De mes joues n’est
pas que du bonheur
As-tu perçu que
j’ai une double personnalité
Qu’une louve
sauvage habite mes pensées
Et que parfois
elle ressurgit pour me protéger
Quand elle me sent
triste ou en danger
As-tu décelé ce qui
est réel ou inventé
Ce qui est
fantasme ou imaginé
Et qu’il arrive
que certains billets
Sont plus enclins
à faire pleurer
As-tu admis que je
ne suis qu’une humaine
Qui a des
plaisirs, des joies, de la haine
Mais qui a la
particularité d’entendre de la musique
Dans sa tête,
c’est pourquoi elle parle en rimes
As-tu assimilé
aussi que je suis fidèle
Et que chaque mots
et actes sont sincères
Que mon amitié je
la donne sans compter
Même si ils sont
nombreux à en avoir abusé
As-tu saisi que je
suis loin d’être une perfection
Même si j’écris
« sexe » « tendresse » ou « passion »
J’ai des coups de
gueule et des colère
Même si après,
amèrement, je les regrette
Mon grand-père
disait qu’il fallait être bonne
Personnellement,
parfois je me sens conne
D’être considéré
comme oie blanche ou rétro
Dans ma quête de
trouver « le plus beau »
Alors saches que
c’est en effet un difficile engagement
De décliner les
invitations d’éventuels amants
Mais quand
j’analyse objectivement la situation
«J’ai tout ce
qu’il me faut à la maison ! »

05 mars 2008
Paris, un soir et quatre mains
C’est place de la
Bastille qu’a lieu ce grand moment
Non pas le
rendez-vous de deux fidèles amants
Mais de la louve
sensuelle et du renard galant
Qui se sont
rencontrés il y a presque trois ans
Leurs pas
déambulaient sur le pavé humide
A la recherche
d’un met pour se remplir le bide
Près du canal,
derrière une vitre translucide
Au bistrot
« les Artistes » c’est là que leur nez les guide
Ils se voient
assez peu, s’écrivent rarement
Se téléphonent un
peu quand ils ont le temps
Ils visitent leurs
blogs avec assiduité
Et parfois ont
besoin de se retrouver
Leurs confidences
échangées les font se tordre et se marrer
Ils aiment fêter
l’amitié et se parler en vérité
Ils célèbrent
toujours le plaisir de la rencontre des idées
Adorent partager
l’écriture, les rimes et les poèmes chantés
Des sujets abordés
sans détours, sans tabous
Ils aiment
débattrent, sont rarement d’accord sur tout
C’est ce qui fait
la magie de leur échange
Tout commença par
une rencontre : voilà leur danse !
Ils mesurent
chaque fois leur chance d’être aimés
De savoir mettre
en mots leurs vies, leurs vérités
Leurs émotions,
passions et sensualités
Par ce poème,
l’élève et le maître se sont retrouvés
Poème pouvant être lu également à cette adresse :
http://au-paradis-des-muses.over-blog.com
03 mars 2008
Jouir ou conduire, il faut choisir !
Il fut une époque
où j’ai enduré
La voiture pour de
longs trajets
Afin de pouvoir
aller travailler
Et j’avoue que
cela me fatiguait
Une maison, une
gestion et la couvée
Tout cela en
gardant calme et sourire
Attendant le
retour de mon tendre mari
Travailler dans de
bonnes conditions
Vous donne des
ailes et des frissons
Mais quand le
stress s’installe
C’est dépression
et vague à l’âme
Il me fallait
trouver une solution
Pour éviter que ça
tourne en poison
Il me fallait
évacuer ce sale boulot
Pour que mon
quotidien reste beau
Je n’avais pas
l’option de démissionner
Ni même de
chercher ailleurs étant donné
Que j’étais sous
contrat à durée déterminée
Je devais donc
attendre sa finalité
C’est en rangeant
ma table de nuit
Que je l’ai trouvé
ce tout petit
Ce sex toy
mignature, godemiché
A sa vue, j’ai eu
une étrange idée
Et c’est ainsi que
pendant quelques mois
Sur la route, dans
les bouchons ou le froid
Un petit objet
avait trouvé son emploi
Entre mes cuisses
ou au plus profond de moi
Grâce à lui
j’arrivais radieuse chez la nourrice
Les yeux
pétillants plein de malice
Et quand mon homme
arrivait fatigué
J’avais la force
pour le revigorer
Et j’oublie de
vous parler de mes rêves
Erotique à
souhait, pure merveille
Même certains
furent ici publiés
C’est vous dire
qu’ils m’ont inspiré
Pourquoi avoir
arrêté alors ?
Parce que la vie,
c’est de l’or
Et que associer
jouir à conduire
C’est dangereux et
peut vous nuire
