09 avril 2008
Condoléances
De décéder par ce beau temps
Qui font que mes parents sont en vacances
Et me voilà préposée aux condoléances
Non seulement j'ai traversé la France
Sans climatisation, une souffrance
Ma pauvre clio a eu mal aux pneus
Et moi j'avoue avoir eu le cul en feu
J'avoue que ce genre de cérémonie
N'est pas vraiment mon trip
Mais soyons honnête ça fait une sortie
Après dix jours le nez dans mes livres
Et puis reconnaissons que le pays est joli
La maison en pierres a du charisme
Ma chambre est immense avec balcon
Donnant sur des jardins et bassins ronds
L'enterrement fut pour le coup un calvaire
Sous un ciel de plomb et dès la mise en terre
Je suis retournée sous la fraîcheur des arbres
Puis j'ai déambulé dans le parc familial
La famille me reçut avec sourire
Même si je n'avais jamais vu leur trombine
Mais rapidement je pris d'eux congés
Pour prendre une douche et me coucher
C'est un tintamarre qui m'a réveillé
J'ouvris la fenêtre pour voir hébétée
De magnifiques cygnes dans les jardins
La tiédeur de la nuit me donna de l'entrain
Je passais une vieille chemise de nuit
En dentelle et flanelle blanche et grise
Puis je dévalais le grand escalier
Pour dehors admirer ce qui se présentait
Je m'approchai doucement de l'eau
Sans un bruit j'écartais les roseaux
Quand une grenouille crossa d'un coup sec
Me faisant sursauter et tomber direct
Je n'avais pas imaginé l'eau si profonde
Impossible par la boue de sortir de l'onde
Je du nager jusqu'au promontoire
Puis m'extraire difficilement par le poids
C'est alors que j'ai croisé son regard
Le fils du jardinier qui était venu voir
Et qui dans son pantalon manifesta son plaisir
De me voir ainsi trempée dans ma chemise
Je n’avais pas en
effet réalisé ma transparence
Qu’ainsi vêtue et
trempée je suscitais l’embrasement
Par ma nudité
visible je donnais un spectacle lumineux
Rajoutons la
clarté de la lune et surtout celle de ses yeux
Il m'aida à me relever lentement
Retira avec grâce mon humide vêtement
Vous devinez la suite certainement
Sur la tombe de la grande tante évidemment !

