28 avril 2008
L'accroche volant
Il faisait bon, je
prenais mon temps
Et j’ai vu une moto
dans mon rétro
Aussitôt j’ai fais
la réglo
J’ai mis mon
clignotant
Petit signe lui
indiquant
Qu’il pouvait me
doubler
Que je n’allais
pas le serrer
Il est passé à mon
côté
M’a remercié avec
son pied
Puis s’est mis à
ralentir
Sur le coup, je
l’ai maudis
Je le voyais
freiner constamment
Je ne comprenais
pas vraiment
J’essayais de
regarder un accident
Ou dans la
circulation un changement
Mais rien et je me
demandais
Si je n’allais pas
le dépasser
C’est alors qu’une
double voie
En sens unique
s’est offerte à moi
Il s’est
repositionné à mon carreau
Je l’ai regardé,
pas mal, voir beau
Puis a relevé son
pouce, fermant le poing
Je me suis dit
« il apprécie quoi ? mes mains ? »
Il a continué à
rouler gentiment
On peut même dire
me suivre carrément
Et chaque fois il
était à ma vitre
A force, j’ai
évidemment souri
C’est lorsque je
me suis arrêtée
Que j’ai compris
ce qui l’avait attiré
Je portais une
jupe longue fendue
Qui entre mes
jambes avait disparue
De ce fait mes
cuisses étaient visibles
Laissant voir des
bas noirs et lisses
Tenus par un porte
jarretelle
Visible sous un
string en dentelle
Je me suis mis à
rougir écarlate
Ouvrit ma portière
à la hâte
C’est alors que je
l’ai vu garer son engin
Je me suis dit que
je me le ferais bien !

