05 mai 2008
Journée ensoleillée
Je me rendais ce printemps chez une amie
Il faisait bon, le soleil sortait de son nid
J'étais partie à la fraîche pour profiter
D'une journée à la campagne ensoleillée
J'avais opté pour le second trajet de Bison
Evitant autoroute, péages et bouchons
J'étais heureuse, libre et enjouée
Plus qu'une heure et j'allais lézarder
C'est alors que ma voiture a sursauté
Un méchant caillou venait d'heurter
Mon pneu arrière qui se mit à siffler
Je stoppai net, j'étais désemparée
Je décidai de rouler doucement
Espérant que la roue tiendrai le temps
Que je trouve une ferme, un garage
Un truc autre que ces grands paysages
C'est alors qu'un village a pointé son nez
J'ai remercié les cieux et je fus transportée
A l'entrée de ce bourg un semblant de remise
Avec des véhicules, un pompe.. bref, visage réjoui !
J'entrai dans ce qui semblait un atelier
Odeur d'essence, d'huile, mécanique assurée
Timidement je demandai si il y'avait quelqu'un
Un homme se présenta à moi me tendant la main
Heureuse et soulagée je lui tendis la mienne
Et me retrouva avec une main noire ébène
L'homme s'excusa de sa maladresse
Je lui répondis qu'il n y avait pas de bassesse
Je rajoutais que mon père gagnait son pain
En travaillant durement avec ses mains
Puis lui exposa mon problème de pneu
Il me souriait, j'avais les joues en feu
Il m'annonça qu'il pouvait rapidement la réparer
Un petit quart d'heure et tout serait terminé
Et rajouta qu’il appréciait de s’occuper des voitures
Mais préférait le toucher des femmes et leurs textures
Son regard me fit frissonner de haut en bas
Et lentement il s'approcha de moi
Sa main luisante caressa ma joue
Une autre glissa sur mon genou
Je sentis sur mon corps glisser l'huile
Il se mit à me masser, je gémis
Il fit courir ses mains sur mon ventre
Je sentais en moi naître la transe
Avec ma main je me mis à le barbouiller
Puis dans le jeu, nous nous sommes déshabillés
Dans la crasse de l'atelier nous nous sommes aimés
Pas à dire, une belle journée ensoleillée !
