30 mai 2008
Qui s'y frotte
Mes talons résonnent dans le couloir
Je me dépêche pour ne pas être en retard
Je rentre dans la grande salle de réunion
Je ne suis pas bien dans ma position
En effet je dois présenter aujourd'hui
Une ébauche devant la direction stricte
La seule chose qui me rassure un peu
C'est que nous sommes deux sur le feu
Mon associé commence l'exposé
Rétroprojecteur, distribution de dossiers
On voit bien qu'il a du mal à marcher
Y a comme une gêne mais pas aux pieds !
Je commence à rougir lentement
Je mords les lèvres, je serre les dents
Je me retiens de ne pas éclater de rire
Mais la situation me fait sourire
Viens alors mon tour de présenter
La seconde partie de notre projet
Je me lève un peu brusquement
Je laisse échapper un petit cri perçant
Tout le monde me regarde surpris
J'ai envie de devenir une souris
Mais mon rôle m'incite à me diriger
Vers l'écran et présenter mes données
Mes fesses me cuisent et j'ai mal
Malgré tout je garde mon calme
Je continue d'exposer le thème
Sans un regard pour mon collègue
La fin se termine heureusement
Mon cul me brûle horriblement
Les gens désertent les lieux
Sauf le PDG qui nous fixe des yeux
Nous nous approchons difficilement
Le patron nous complimente froidement
Puis avec un grand sourire nous signifie
Qu'il hésite à nous payer nos heures de nuit
Il nous dit que la femme de ménage nous a vu
Nettoyer la moquette avec nos corps nus
Et qu'à l'avenir il préférerait le canapé
Qui se trouve dans son bureau à côté
Puis il rajoute qu'il aurait besoin de moi
Ce soir, pour un dossier très .. très délicat
Que mon collègue peut bien sûr venir
Consciencieuse avant tout. j'ai dit « oui ! »
28 mai 2008
Douce invitation
Tu es au dessus de
mon corps
Tu me regardes tel
un trésor
Tu es en moi et je
ressens
Tes vas et viens
incessants
Je vois ton regard
défaillir
Oh non, pas si
vite
Laisse moi encore
ce plaisir
Je contracte mon
vagin dans un soupir
J’arrête le
mouvement de mes reins
Je rapproche mes
deux seins
Tes yeux se
mettent à briller
Je sais que ce
spectacle te plaît
Mais je vais
continuer l’excitation
En sortant ma
langue .. provocation ?
Et lentement je
vais lécher
Mes tétons durs et
te regarder
Je sens ta colonne
se contracter
Tu donnes un coup
de queue démesurée
Je me pâme et un
sourire
Lentement sur mes
lèvres se dessine
J’accélère la
pression de ma poitrine
J’ondule de façon
féline
Je caresse ma
bouche sensuellement
Voir même, on peut
dire, vulgairement
Je deviens ta catin,
ta salope
Toi mon Ulysse,
moi Pénélope
Et quand je
perçois ton ardeur
J’ai envie de
monter la chaleur
C’est alors que
d’un timbre mutin
Je te dis
« entre mes deux seins ? »
Là tu répond tout
bas « oui »
Je sais que tu
aimes ici jouir
Tu sors de moi et
remonte
Plaçant ta
virilité entre mes monts
Ma langue va
titiller ton gland
Chaque fois que tu
montera d’un cran
Tes frémissements
me font sentir
Que tu va bientôt
jouir
Et quand tu
exploses enfin
Je suis couverte
de toi, je me sens bien

26 mai 2008
Le concombre masqué
Il faut manger de
façon équilibré
Voilà ce qu’on
nous bassine toute la journée
5 fruits et
légumes par jour
On peut le lire à
chaque carrefour
Sans oublier mes
têtes blondes
A qui chaque soir
je dois répondre
Que j’ai bien géré
les lipides et glucides
Le magnésium, les
sucres lents et rapides
Me voici donc
chaque semaine à gérer
Une longue liste
de courses à acheter
Une chance, j’aime
cuisiner
Mais un peu dur
niveau porte monnaie
Et chaque fois que
j’épluche un concombre
Un sourire, me
remémorant une situation
Remontant à plus
d’une décennie
Mais dans ma tête
s’est bien inscrit
A l’époque ma
table de nuit
Ne possédait pas
des objets ludiques
Des durs, des
longs, des souples
A utiliser seule
ou en couple
Bref, ce fut à
l’époque où j’errais
Dans un
appartement peu éclairé
Mon conjoint était
parti en stage
Et j’avais des
envies folles et non sages
Je me suis mise à
me caresser
Provoquant
orgasmes à volonté
Mon clitoris était
rassasié
Mais mon vagin en
demandait !
Je me suis rappelé
alors que dans mon frigo
Se trouvait un
concombre frais et bien gros
Une lubie, une
envie, bref, vous avez compris
J’ai mis sur ce
légume un préservatif
Le froid et le
diamètre m’a émoustillé
Oui, je peux vous
dire que j’ai pris mon pied
Mais par la suite
j’ai renoncé
A l’éplucher et le
consommer
Moralité de cette
histoire
Quand j’ai avoué
cette frasque
J’ai reçu en
cadeau mon premier godemiché
Avouez, ça valait
le coup ce concombre masqué !
23 mai 2008
Equilibre
Je lance la balle
en l’air
Juste le temps de
la voir à terre
Raté la passe
gauche-droite
Je suis vraiment
maladroite !
Je la ramasse et
ferme les yeux
Je mors mes
lèvres, prie les cieux
Vais-je arriver un
jour à jongler
Trouver
l’équilibre parfait ?
Je lance la balle
… trop haut cette fois
Mais j’ai le temps
de faire glisser mes doigts
Et de relancer une
autre encore
Mais j’oublie la
troisième qui devient morte
Pour un peu je
vais me mettre à chialer
Je sens déjà mes
yeux s’embuer
Comment faire,
vais je réussir
A générer une
harmonie dans ma vie ?
Je ferme les yeux
à nouveau
Je l’imagine
derrière moi ce héros
Celui qui
s’approche doucement
Et met ses mains
sur mes bras lentement
Il commence par me
faire bouger
Comme un pendule,
un sablier
Puis quand il
perçoit que j’ai la cadence
Il met dans ma
main les balles ensemble
Puis les balles
s’envolent
Tournoient sur
elle même, virevoltent
Ce coup ci c’est
de joie que je pleure
J’y arrive, c’est
que du bonheur !
Je me mets déjà à
imaginer
Des quilles, des
bâtons enflammés
Et associer des
cerceaux dorés
Ou encore des
rubans satinés
Mais je fais
l’erreur d’ouvrir les paupières
Je suis seule dans
ce cirque, dans l’arène
J’ai toujours ces
balles molles dans ma main
Ces balles en
tissus usé et déteint
Alors je regarde
le fil du funambule
Celui qui se lance
sans préambule
Et son audace me
donne envie de croire
Qu’un jour dans ma
vie il n y aura plus de noir
21 mai 2008
Transformation par l'hygiène
Je sens sur moi l’eau qui coule
Transformant le savon en mousse
Mes seins raidissent sous le jet
Je sens mouiller mon intimité
J’ai envie d’être propre, parfumée
Que ma peau soit douce et satinée
Mais cette toilette extérieur
Je la veux aussi à l’intérieur
Par la température de l’eau chaude
Mon anus devient toute chose
Me permettant d’y glisser un doigt
Je veux être propre même là
Je décroche le pommeau ruisselant
Je le fais glisser sur moi lentement
De mes cheveux jusqu’à mon ventre
Puis ce sont mes fesses et mes hanches
Arrive ma caverne des jouissances
Mon clito est déjà tout en transe
A imaginer sa langue et ses doigts
Difficile pour moi de calmer l’émoi
Mais je veux me garder pour lui
Je me focalise sur une toilette rapide
Non je ne jouirai pas sous la douche
Je veux dégouliner dans sa bouche
Je termine par mes doigts de pieds
Pour retirer les petites impuretés
Et je suis déjà toute excitée
De savoir que je vais les gainer
Pour un peu, de plaisir je glousse
Je caresse ma peau laiteuse de rousse
J’ai une envie dingue de secousse
Dans mon cul, je veux que ça pousse
Et c’est ainsi que je vais me présenter
Habillée de vêtements qui lui plait
Etre nettoyée pour susciter le plaisir
Qu’avec sa langue il fasse naître des désirs
Qu’il titille habilement mes tétons
Qu’il glisse admirablement sur mon bouton
Qu’il suce admirablement mon anus
Puis enclencher la folie du processus
L’odeur de mon corps purifié va disparaître
Dès qu’il me lèchera, caressera, prendra en levrette
C’est le parfum de son sperme et de mon excitation
Qui viendront terminer cette toilette de passion
19 mai 2008
Sens du poil
Je suis louve et
dans ma tanière vit un chat
Ce n'est pas le grand amour entre lui et moi
On se tolère, on s'accepte c'est comme ça
De toute façon il sait que je suis la Loi
L'autre jour j'ai du l'emmener chez le véto
Je n'étais pas fière, il était passé sous une auto
Ses miaulements et pleurs m'ont pris aux tripes
C'était dur, mais je savais être la seule à tenir
Je savais aussi que je serais l'unique
A dire oui pour une intervention fatidique
Celle de le piquer et de devoir l'annoncer
A mon cher et tendre et à ma blonde portée
Vu que je n'opère qu'avec lui par la voix
Je me suis retrouvée un peu gauche ma foi
Quand j'ai du le mettre sur la table du véto
Sur le coup je me suis retrouvée un peu gauche
La spécialiste a bien vu mon embarras
Et m'a dit « prenez le carrément par le poils
Juste au dessus du cou, ça ne fait pas mal
Il s'est incliné, soumis, sacré mâle !
Je vous rassure, tout s'est bien terminé
Mais dans ma tête ça a bien cogité
J'ai toujours dit que je protégeais ma nuque
Sentant qu'elle était faible, par ma chevelure
Il m'arrive de lires des textes érotiques
Sur la toile, les blogs ou dans un livre
Où l'homme agrippe la belle par la coiffure
Je ne voyais que violence et non luxure
Et j'ai réalisé qu'en effet je suis aux aguets
Dès qu'une main s'approche mon crin doré
Car si je tombe dans la douce soumission
Je vais plonger dans un total abandon
Et c'est un présent que je ne veux faire
Qu'à celui qui le mérite de me mettre à terre
Une main de fer dans un gant de velours
Privilège actuel de celui qui est mon « amour »
Il faut donc savoir me caresser
Dans le sens du poils, s'il vous plaît
Mon chat et moi avons ce point commun
Celui de lécher ou mordre une main
16 mai 2008
La brocante
Avec l’arrivée des
beaux jours
On peut facilement
faire le tour
Des brocantes dans
les patelins voisins
Déambuler, chiner
en se tenant la main
Nous apprécions
d’y aller à la fraîche
Sous le soleil
éviter d’être sèche
Et quand la cohue
commence à arriver
En profiter tout
simplement pour rentrer
Mais j’ai rempli
mon petit sac
D’objets divers,
bijoux en strass
Parfois même un
vêtement original
Pour 2 euros, pas
si mal !
Mais la brocante
c’est un jeu
Et… je suis
joueuse pardieu !
Alors quand arrive
la fin de journée
J’y retourne
totalement enjouée
Les gens
remballent leurs stands
Les chineurs sont
partis en bande
Commence alors la
braderie
Voir même la
distribution gratuite
Je passe devant un
stand et on m’interpelle
« Tout est
gratuit, servez-vous la belle ! »
J’éclate de rire
et m’approche du couple
Je fais glisser ma langue et joue de la
croupe
« Servez moi
un baiser tendre et langoureux
donnez moi un
baiser suave et savoureux
vous m’avez
demandez de me servir
pouvez vous, ce
baiser, me l’offrir ? »
L’homme est
surpris puis me reluque
Je sens sa trique
se tendre et sa nuque
Tandis que sa
femme joue les offusquées
Je souris,
j’attends, que va t’il se passer ?
« Le client
est roi, je vais assumer
mes mots et vous
donner ce baiser ! »
Et c’est là que
j’ai ri et que j’ai prononcé
« Pas vous
Monsieur, mais votre moitié ! »
Son épouse le
foudroies du regard et par défi
Passe de l’autre
côté du stand à moitié vide
Puis dans une
douceur démesuré
M’a offert un de
mes plus beaux baisers

14 mai 2008
Le message
Ca y est j'ai enfin réussi
De façon mutine et coquine
A obtenir son numéro de mobile
Je vais lui faire le « grand film »
Je crois que parler sans s'arrêter
Ne lui donnant que l'option d'écouter
Me donnera plus d'opportunité
Pour le séduire et l'accrocher
Faites qu'il se rappelle d'hier !
Que de moi il se souvienne !
Et qu'il apprécie mon audace
Même si ça manque un peu de classe
Et puis une fille peut draguer ?
Faire le premier pas, inviter ?
Vais-je me la faire angélique ?
Ou diablotine voir diabolique ?
Allez je me lance fébrilement
Je tape le numéro tremblotante
Ça sonne, ça décroche wahou !
Allez, je joue le tout pour tout !
« Bonjour c'est Multi-sourires
Et j'avoue avoir grand plaisir
A te parler car depuis hier soir
Je suis en feu et j'aimerai te revoir
Je me suis caressée toute la nuit
J'ai le ventre creux et mon clitoris
Se tend en attendant qu’il s'apaise
Par ta bouche et tes caresses
Et j'ai imaginé ta grosse bite
Dans ma bouche et mon vagin aussi
J’ai envie que tu exploses ma rondelle
Que tu me défonces le cul à perdre haleine
Enfin voilà, j'ai envie de baise
D'une super partie de jambes en l'air
Que dis-tu de tout cela ?
Ça te dis un coup toi et moi ? »
« Votre message a bien été enregistré
Vous pouvez maintenant raccrocher »…
Cet enfoiré ne m'a jamais rappelé…
La prochaine fois j'attendrais « allo » avant de parler !
12 mai 2008
Uno
On commence
gentiment à mélanger
Les yeux pétillent de gaîté
L'ambiance m'électrise doucement
J'aime ces parties, c'est excitant
La distribution se fait dans le silence
Ma colonne lentement se tend
Je tente de maîtriser ma respiration
Mais je suis prise par tant de frissons
Le chiffre 3 vient de tomber
Triangulaire des sens à assurer
Vient alors se poser le 1
Ta queue ? Ta bouche ? entre mes reins ?
Joker, on doit changer de couleur
Moi qui portais du noir c'est l'horreur
Vite ! Sortir les vêtements de la penderie
Une guêpière pourpre ça te dit ?
Et me voilà à devoir passer mon tour
Tu regardes perversement mes contours
Et exiges que je mette des bas
Grr.. Ça tu me le revaudras !
Enfin je peux me débarrasser du vert
Passer au rouge pour te mettre à terre
C'est sans compter sur ton goût du vice
Tu poses le bleu avec un clin d'oeil complice
Je me vois dans l'obligation de changer
A nouveau de tenue, je prends un déshabillé
Aux reflets du ciel quand il va se coucher
Mais je choisis la position, je vais gagner !
Et c'est là que toute ta perversité
Va tout à coup se dévoiler
Quand tu sors le changement de sens
C'est à toi de choisir l'entrée de la danse
Tu optes pour le plus petit anneau
Celui qui aime tant tes assauts
Je suis mauvaise joueuse mais tant pis
Tu n'auras pas droit à ma bouderie
Ce que j'aime ces parties ludiques
Où je bave attendant ta trique
Quitte à ne pas dire « uno » au bon moment
Pour faire durer le plaisir avec toi mon amant
09 mai 2008
La question que je ne pose plus
Quand on débute dans la séduction
Dans le plaisir charnel, la fusion
Y a toujours ces questions à la con
« Tu as aimé ? » « C'était bon ? »
Et puis on pense avoir trouvé
L'homme de sa vie, sa moitié
Et un jour on ose lui demander
« Chez moi, qu'est-ce qui te plaît ? »
Et là, on tombe de bien haut
Quand il vous répond ce saligaud
Que ce sont vos seins, votre poitrine
Vos nichons qui lui sert de vitrine
Oh vous pouvez rire, c'est du passé
Mais c'est malheureusement arrivé
Et trop souvent pour que je m'en souvienne
Et ça fait mal, on se sent moins belle
Oui, ok, j'ai une gorge généreuse
J'aime les décolletés avantageux
J'aime la lingerie qui la met en valeur
Mais en dedans il y a aussi un coeur !
Je fanfaronne avec mon 95 E
Je fais tourner facilement les yeux
Je suscite jalousie et envie je le sais
Mais je ne suis pas qu'une taille de bonnet !
Et je crois que c'est ce qui m'a plu
Quand nous nous sommes connus
Par le biais d'un forum de discussion
Où nous avons engagé la conversation
Pendant des mois nous nous sommes confiés
Puis peu à peu, nous nous sommes aimés
J'ignorais totalement à quoi il ressemblait
Seuls nos mots traduisaient nos pensées
Ami, complice, amant et mari
A ce jour nous avons trois petits
Nous sommes heureux et épanouis
Et le souhaitons pour toute notre vie
J'ai osé lui poser la question
Cette question à la con.
Il m'a répondu « tout ! »
Et ça m'a suffit.. C'est fou !





