Un palais entre vous et moi

Je suis SENSuelle... et vous ?

07 mai 2008

Ne jamais dire jamais

J'ai lu beaucoup sur ces endroits
Où l'on danse, où l'on boit
Et où on peut s'abandonner
Dans des phantasmes inavoués

Alors que je redoute de franchir le pas
Dans mes rêves c'est souriante ma foi
Que je traverser ces couloirs sombres
Où je me sens reluquée par des ombres

Mon aimé me tient la main
Je sens une boule en mon sein
Mon coeur bat à tout vitesse
Je me sens femme, bougresse

La musique n'est pas très enivrante
Mon instinct me guide ver la transe
D'une pièce aux couleurs chatoyantes
C'est là que se fera ma danse

Je vais devenir Reine de Sabbat
Sodome et Gomorrhe seront mes rois
Dans une fièvre de sexe endiablée
J'aurais votre sperme, foi de Salomé

Lentement je me laisse aller sur la couche
Mon homme m'embrasse sur la bouche
Tandis que d'autres sont entrés
M'effleurent, me touchent avec agilité

Mon chemisier est déboutonné
Ma poitrine s'échappe en volupté
Je sens des regards excités
Je commence lentement à onduler

Mon homme m'offre sa queue
Que je suce pour le mettre en feu
Les timides commencent à se masturber
D'autres me caressent avec assiduité

Mon ventre se creuse de désir
Je sens autours de moi des pines
Je les flatte, je les suce, je les titille
Certaines, empressées, dégoulinent

L'odeur nacrée et chaude m'anime
Je continue de susciter le désir
Je sens en moi bondir ma cyprine
Je voudrais tant devenir calice !

Et alors qu'une langue répond à mon souhait
Je sens sur mes seins et ma figure exploser
Ces verges tendues que j'ai tant sollicitées
Pour couler sur moi en toute impunité

ne_jamais_dire_jamais

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05 mai 2008

Journée ensoleillée

Je me rendais ce printemps chez une amie
Il faisait bon, le soleil sortait de son nid
J'étais partie à la fraîche pour profiter
D'une journée à la campagne ensoleillée

J'avais opté pour le second trajet de Bison
Evitant autoroute, péages et bouchons
J'étais heureuse, libre et enjouée
Plus qu'une heure et j'allais lézarder

C'est alors que ma voiture a sursauté
Un méchant caillou venait d'heurter
Mon pneu arrière qui se mit à siffler
Je stoppai net, j'étais désemparée

Je décidai de rouler doucement
Espérant que la roue tiendrai le temps
Que je trouve une ferme, un garage
Un truc autre que ces grands paysages

C'est alors qu'un village a pointé son nez
J'ai remercié les cieux et je fus transportée
A l'entrée de ce bourg un semblant de remise
Avec des véhicules, un pompe.. bref, visage réjoui !

J'entrai dans ce qui semblait un atelier
Odeur d'essence, d'huile, mécanique assurée
Timidement je demandai si il y'avait quelqu'un
Un homme se présenta à moi me tendant la main

Heureuse et soulagée je lui tendis la mienne
Et me retrouva avec une main noire ébène
L'homme s'excusa de sa maladresse
Je lui répondis qu'il n y avait pas de bassesse

Je rajoutais que mon père gagnait son pain
En travaillant durement avec ses mains
Puis lui exposa mon problème de pneu
Il me souriait, j'avais les joues en feu

Il m'annonça qu'il pouvait rapidement la réparer
Un petit quart d'heure et tout serait terminé
Et rajouta qu’il appréciait de s’occuper des voitures
Mais préférait le toucher des femmes et leurs textures

Son regard me fit frissonner de haut en bas
Et lentement il s'approcha de moi
Sa main luisante caressa ma joue
Une autre glissa sur mon genou

 Je sentis sur mon corps glisser l'huile
Il se mit à me masser, je gémis
Il fit courir ses mains sur mon ventre
Je sentais en moi naître la transe

Avec ma main je me mis à le barbouiller
Puis dans le jeu, nous nous sommes déshabillés
Dans la crasse de l'atelier nous nous sommes aimés
Pas à dire, une belle journée ensoleillée !

journ_e_ensoleill_e

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02 mai 2008

Le dernier mot

C'est bien connu, une femme a toujours raison
Même si cela peut parfois porter à confusion
Et c'est lors d'un repas familial où je m’ennuyais
Que je me suis souvenu d'une anecdote à vous narrer

 Ma sœur avait tenu à me présenter
Son petit copain, l'homme idéal souhaité
Ce dernier avait voulu faire bonne impression
Devant la sœur aînée pour baiser la seconde
 
Il nous a donc emmené au restaurant
Enfin, une pizzeria, mais tout à fait charmant
Le repas s'est passé de discussions puériles
Je me tenais bien, j'avais, à ma sœur, promis
 
Bon reconnaissons il me gonflait sec
Il avait tout vu, tout fait, voir même la guerre
Pourtant il était bien plus jeune que moi
Bon d’accord sa tête ne me revenait pas
 
Faut dire que juste avant de le retrouver
Ma sœur, un peu jeune, m'avait avoué
Qu'il lui avait demandé d'acheter des préservatifs
Car il craignait de blesser sa mère et son affectif
 
Me voilà donc avec un rigolo à table
Pour un peu je me force à rire et m'esclaffe
C'est sans compter les coups de pied de ma sœur
Réalisant que l'homme idéal n'est qu'un leurre
 
C'est alors que nous abordons un sujet
Que je maîtrise, qui me passionne, qui me plait
Et l'autre tintin soutient mordicus que j'ai tord
Là c'est la goutte d'eau qui passe par dessus bord
 
La cerise sur le gâteau quand il me dit
« Mais bien sûr et ton string sur la table aussi ! »
Ma sœur pâlit « tu ne sais pas ce que tu viens de dire ! »
Elle a raison, sourire carnassier, j'éclate de rire
 
Je me lève et cherche sous ma jupe blafarde
Mon sous vêtement que je retire sans hâte
Tout en continuant à dévisager l'autre con
Déconfis, blême et qui n'assume pas la situation
 
Je lui jette le string dans son dessert
Je saupoudre le tout des capotes ordinaires
Je regarde ma sœur et d'un oeil complice
 « Pas de dessert pour nous et bon appétit ! »

le_dernier_mot
 
 

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