30 juin 2008
Armure vivante
Je sors le sourire
aux lèvres
Je la regarde et
m’émerveille
A la pensée de nos
chevauchées
Aux plaisirs
fugaces partagés
Je mets mes
lunettes mauves
Son regard devient
fauve
Elle sait que je
vais la dompter
Dans ma main, un
jeu de clés
Je m’assois et la
caresse
Je place
correctement mes fesses
Une musique se
fait entendre
C’est le début de
notre danse
Elle se met à ronronner
de plaisir
Et par un coup de
pied je l’invite
A se lancer dans
le déplacement
Je la dirige
doucement et fermement
Elle sait que
c’est moi qui guide
Mais si c’est elle
la plus solide
Nous faisons
communion de nos corps
En traversant les
mêmes décors
Peu à peu je sens
dans mes cheveux
Le vent qui par
son action met le feu
Une larme de joie
vient de couler
Les quatre
éléments sont rassemblés
Nos moments sont
chaque fois différents
Forts, doux ou
violents selon l’instant
Mais le plaisir
est toujours présent
Fusion de mon être
et de cette armure blanche
Il nous est arrivé
des frayeurs
Que nous avons
contourné avec fureur
Car elle m’obéit
au doigt, à l’œil
Ne voulant pas
être mon linceul
Alors oui, j’avoue
je l’aime
J’affronte avec
elle le système
Elle me donne
l’indépendance
La vitesse, la
folie et la transe
Oui, j’aime tout
simplement conduire
Devenir Mâle,
Maître, Dominant et fuir
Quelques instants
de mon rôle quotidien
Pour diriger et
faire trembler mes reins
27 juin 2008
Pause déjeuner
Ce midi à la pause
déjeuner
Je n'avais pas envie de rentrer
La pile de linges à repasser
A sa vue ce matin m'a découragée
En plus il y avait un grand soleil
Me donnant envie de prendre l'air
D'acheter un sandwich à côté
Et d'aller au parc pour le manger
Chemin faisant je me sentais regardée
J'avoue avoir encore assurée
Avec ce large décolletée
Mais que voulez-vous, ça me plait !
Les rues se désertèrent peut à peu
J'arrivais au parc les joues en feu
Pas à dire il faisait vraiment chaud
J'avais soif ! Vite ma bouteille d'eau !
Dans la précipitation de me désaltérer
J'en ai à moitié renversée
Sur mon cou et sur ma poitrine
Rendant mon chemisier sublime
J'ai éclaté de rire de ma maladresse
Puis j'ai cherché à poser mes fesses
Sur un banc à l'ombre d'un arbre
J'ai commencé à manger sans hâte
En effet j'avais peu d'appétit
Et je voulais profiter aussi
Du petit vent qui venait de se lever
Je fermai les yeux et me mis à rêver
Je sentais durcir lentement mes tétons
Le souffle naturel jouait les fripons
En me faisant frissonner de plaisir
Je sentais sen moi une montée de désirs
Sans m'en rendre compte j'écartais
Mes jambes et me mis à caresser
Mon cou et ma gorge dénudés
Puis la dentelle de mon petit corset
C'est dans un soupir de satisfaction
Que mes sens se mirent en action
Le chant des oiseaux avait disparu
J'ouvris rapidement les yeux, confuse
Ils étaient cinq à me regarder
Avec désir, douceur et fébrilité
De par la situation, je me suis sauvée
Et là, dans mon bureau. je suis entrain de regretter
25 juin 2008
Dans le vif du sujet
Mais quelle question
à la con !
Evidemment !
non !
Puis soudain un grand
frisson
Une porte vient de
grincer
Ca vient de
l’obscurité
C’est dans ma tête,
c’est bruyant
Je m’y dirige
lentement
C’est une vieille
armoire boisée
Il y a l’odeur de mes
jeunes années
J’ouvre la porte qui
se met à couiner
Depuis le temps les
gonds ont rouillé
Plusieurs tiroirs et
étagères
D’un œil rapide je
repère
Celle qui palpite et
qui m’appelle
Dans la bouche un
goût amer
Je prend un livre et
je l’ouvre
Senteurs de patchouli
et de souffre
Une femme enfant de
14 ans
Est assise en chemise
de nuit blanche
Elle a le regard
totalement vide
Elle déteste son
corps et la vie
Elle vient de relever
sa manche
Dans sa main une lame
tranchante
Elle pose le cutter
sur son avant bras
Elle est concentrée,
elle ne bougera pas
Puis d’un coup sec et
sans un cri
Marque plusieurs
sillons, elle n’a pas fléchi
Le sang se met à
couler rapidement
Elle le lèche
avidement
Elle vient de faire
partir le mal
Et boit le liquide
purifié de son âme
Et personne n’aura
jamais remarqué
Ces marques blanches,
ces traits
Quand le soleil
voulait la bronzer
Est-ce pour cela
qu’elle n’aime pas l‘été ?
Il m’aura fallu 25
années
Pour comprendre ces
chemisiers
A longues manches
portés
Même quand il faisait 40
degrés
Mieux vaut tard que
jamais
C’est ce que je
retiendrais
Mais ne me demandez
pas de retirer ma veste
Je n’ai pas fini de
me réconcilier avec mon être
23 juin 2008
Je suis une poupée de son
Tu voudrais bien jouer avec moi à la poupée ?
Allez si. allez dis moi "oui" s'il te plaît
Je serais ta chose, ton joujou pour la journée
Je vois tes yeux pétiller, ça te plait ?
Amuses toi à me déshabiller
Lentement, fais le plaisir durer
M'imposer de ne pas bouger
Seul toi a le droit de m'articuler
Et pourquoi pas me faire pendre un bain
Me savonner et frissonner mes reins
Faire gonfler ma poitrine de désir
En jouant la frustration et le rire
Sentir le gant caresser mon épiderme
Etre quelques instants Cléopâtre, Reine
L'eau chaude glissant mon corps
Ma bouche te gémissant « encore »
Te voir passer délicatement
Le rasoir sur mes jambes
Tandis que brûle l'encens
Eveillant peu à peu mes sens
Puis sortir totalement humide
Etre allongée délicatement sur le lit
Et que tu me frictionnes avec délicatesse
Faisant trémousser mes fesses
Jouer avec le souffle du sèche cheveux
Chaud et froid se mélangeant peu à peu
Et quand la brosse vint à me peigner
Hurler de bonheur par ce geste répété
Puis entendre ta voix à mon oreille
Me dire que je suis la plus belle
Et qu'il me faut maintenant dormir
Fermer les yeux car il va faire nuit
Percevoir l'odeur de l'huile parfumée
Sentir ta main sur mon corps se poser
Soupirer sous tes doigts d'expert
Me faisant plonger aux enfers
Tourner sur moi-même comme un bateau
Qui suit les vagues et le courant de l'eau
M'abandonner à ton corps, à tes jeux
Je ne suis pas en cire, met moi en feu !
20 juin 2008
Chère et sang
De toute façon, ce n'est jamais le moment
On les déteste, on les attend
Et quand elles sont là on est mauvaise
Mais si absentes, c'est la misère !
En plus avec le temps et la maternité
J'avoue que la douleur a augmenté
Au point de ne vouloir ressentir
Au creux de mes reins son désir
Mal de crâne et pliée en deux
Exacerbée, un tantinet hargneuse
Oh vous pouvez rire messieurs !
Vous pensez facile la ponte des oeufs ?
Alors oui, j'avoue c'est la période migraine
Et dites vous que si je suis acerbe
C'est par la douleur mais aussi par le manque
De la baise, du câlin, du sexe et de la transe
Mes reins me font hurler de douleur
Mon corps crie sa fureur
De ne pas avoir enfanté ce mois ci
Et vous. ça vous fait rire ?
Et bien malgré vos sarcasmes
Je suis fière d'être une femme
De pondre et de donner la vie
D'être mère et d’avoir des petits
Je sais que j'ai l'endurance
Pour supporter la souffrance
Et qu'aucun homme ne pourra rivaliser
Avec la femme côté douleur et maternité
Alors messieurs, écoutez moi bien
Nous vous supportons du soir au matin
Avec vos qualités mais aussi vos défauts
Si si . vous en avez, même si vous êtes beaux
Vous appelez ça « le débarquement »
« les ragnagnas » « le mauvais moment »
J'ai même entendu « l'inondation »
Vous manquez franchement de compassion !
Je vous demande simplement le respect
De la nature dont nous sommes habitée
Et qui fait notre double personnalité
Vous êtes bigames en fait.. Vous le saviez ?

18 juin 2008
La geisha
Il lui avait dit
qu'il était samouraï
Qu'il était dur, sincère et loyal
Qu'il suivait à la lettre le bushido
Que c'était sa vie, son credo
Elle n'était pas orientale
Avait le vague à l'âme
Car son coeur tambourinait
Chaque fois qu'elle le voyait
Elle décida de prendre des cours
De musique et puis apprendre à coudre
Elle appris à s'habiller
Avec des robes de soie tissées
Elle a lu tous les livres
Pour être une libertine
Et donner ainsi du plaisir
A celui qui exprimait le désir
Elle s'est entraînée maintes fois
A la cérémonie du thé et ma foi
Elle s'en sortait bien selon les dires
Des femmes du quartier des soupirs
Elle se confectionna une perruque
Pour cacher ses cheveux bruns et drus
Elle acheta une petite maison en bois
Elle faisait tout pour devenir geisha
Elle apprit à parler doucement
A cacher ses sentiments
A se maquiller de façon blafarde
A rire doucement dans le noir
On lui enseigna les positions
Qui suscite chez l'homme le frisson
Elle apprit à freiner dans l'acte les ardeurs
Pour mieux déclencher ensuite la fureur
Elle passa plus d'une année
A tout faire pour son aimé
Et ses efforts furent récompensés
Quand le Daïmio lui signa le papier
Elle devint la Dame aux yeux verts
Sa réputation n'était plus à faire
Mais quand elle sollicita son élu
Elle tomba littéralement des nues
Il n'était pas question qu'il épouse une catin
Elle ne serait qu'un plaisir entre ses reins
L'humiliation lui ordonna de faire seppuku
Et face à son miroir, elle se planta un dard dans le cou
16 juin 2008
Aux aurores
Dormir au milieu
des pâturages
Dans les bois ou
dans les champs
Quand l’envie nous
prend
S’ensuit les
grands feux de joie
Les fous rires,
l’odeur du bois
Et puis on va
s’écrouler dans le duvet
Sans planifier la
future journée
Le soleil venait
de pointer son nez
Je fus
soudainement réveillée
Par des bruits de
casseroles entrechoquées
7 h du matin, faut
pas déconner !
Je m’assois la
tête en vrac
Je cherche une
chemise dans mon sac
Puis j’ouvre la
fermeture éclair
Tous les trois
sont à terre
Ils sont entrain
de chahuter
Pour le dernier
croissant séché
J’ai du mal à me
réveiller
Je cherche où se
trouve le café
C’est alors qu’ils
réalisent ma présence
J’ai l’œil
mauvais, je serre les dents
L’un d’eux me
balance une vanne
Je réponds direct
de mauvaise grâce
Surpris de ne pas
me voir sourire
Ils prennent alors
l’initiative
De me choper et de
commencer
La danse des
p’tits indiens.. vous connaissez ?
Je ne veux pas
leur donner le plaisir
Qu’ils gagnent et
je me crispe
Quand l’un d’eux
pense qu’il faut me laver
De mon sale
caractère et de mes pensées
Ni une, ni deux,
je fus soulevée
Puis le un, deux,
trois et me suis retrouvée
Dans le lac
profond juste à côté
De notre
campement, j’étais gelée !
Je suis sortie de
l’eau en hurlant
Et dans la fureur,
en oubliant
Que je ne portais
qu’une chemise en flanelle
L’un deux en a
fait tomber sa gamelle
L’instant fut figé par magie
Je les regardais
et je souris
Puis ils se
hâtèrent de venir me chercher
Pour ce sourire
gagné, ils m’ont bien réchauffée !
13 juin 2008
Le linge
Il y en a qui font des petites croix
D'autres des coeurs sur un agenda
Moi j'avoue que je n'ai jamais compté
Même si les chiffres c'est mon métier
Mais j'y pense à chaque lessive
Quand le linge a finit de bouillir
En étendant ces tissus blancs
J'aborde un sourire éclatant
Un mouchoir, un gant ou un chiffon
Qui me procure de grands frissons
Quand ils me rappellent un moment
Vécu il y a très peu de temps
Un mouchoir entre mes cuisses
Tandis que son sperme glisse
Parce que je me suis endormie
Et qu'on a fait ça en pleine nuit
Ce gant qui a du récupérer
Sur mes seins sa semence nacrée
Ou mieux encore nettoyer
Mes cheveux totalement collés
Ce torchon a vaisselle
Pris après une folle levrette
Pour essuyer à la va vite
le carrelage de la cuisine
Ou même un tee-shirt en coton
Parce que dans le feu de l'action
Il a éclaboussé les rideaux
Alors qu'il visait mes reins et mon dos
Et je ne vous parle pas du canapé
La housse régulièrement nettoyée
Ou de nos draps souvent changés
Parce que un peu trop tâchés
Et pour celui qui a la mauvaise pensée
De dire que la sodomie ou de lécher
Est le meilleur moyen de ne pas tâcher
Je réponds « opportunité » et non routinier !
L'amour n'est pas sale
Mais ça laisse des traces
Et dans le plaisir de recommencer
Autant avoir du linge propre à portée !
11 juin 2008
Doux désespoir
J'ai encore l'odeur de sa bite sur main
Il faut dire que tôt ce matin
Alors que j'allais partir travailler
Je l'ai entendu descendre l'escalier
Il avait travaillé tard et je pensais
Qu'il dormait encore mon aimé
Il avait fait l'effort de sortir du lit
Pour m'embrasser et me voir sourire
Quand il est arrivé j'ai tout de suite vu
Que mon joujou préféré était en rut
Et tandis qu'il vint se coller à moi
Je glissais dans son boxer mes doigts
Sa verge a répondu aussitôt ma caresse
Il s'est mis à me caresser les fesses
Remonter ma jupe tout en m'embrassant
Qu'est-ce que je l'aime mon mari amant !
J'ai eu envie qu'il me prenne tout de suite
Là sur la table et pas dans notre lit
J'ai fait tomber la veste et oté mon bustier
Il me regardait totalement désabusé
C'est dans ces moments là qu'il dit
« Ma femme est folle mais je la désire »
Dommage qu'il soit plus sage que moi
Il m'a montré l'horloge, je fus en désarroi
Je devais me dépêcher, j'étais à labours
Pourtant j'avais envie de ses contours
Qu'il me prenne, qu'il me baise rapidement
Qu'il me fasse perdre mes sens totalement
Alors je me suis rhabillée un peu triste
Lui aussi affichait une triste mine
Puis d'un oeil malicieux je me suis approché
Et dans un geste tendre je l'ai caressé
Il s'est raidit et j'ai sentis ses couilles
Gonfler tandis que glissait ma mouille
Je lui ai dit « garde les bien pleines
Ce soir je veux qu'avec tu m'asperges ! »
Et c'est le sourire radieux et coquin
Que je me suis rendue ce matin
A mon bureau en me disant que ce soir
Il va me faire payer ce doux désespoir
09 juin 2008
Elle est Délice
Plus de deux ans
que je la connais
Elle a assisté à
l’ouverture de ce Palais
A connu les deux
autres précédents
Ainsi que mes
autres blogs existants
Elle fut parfois
une inspiratrice, une muse
Comme certains
d’autres vous je m’excuse
Mais il arrive que
je sois à court d’idées
Pour la
publication de mes billets
Elle connaissait
les images
Que j’imaginais
pour cet espace
Elle sait aussi
que je suis une blonde
A l’humeur et
envies vagabondes
Elle n’ignore pas
non plus
Qu’en informatique
je suis truffe
Je ne lui avais
pas caché mon souhait
D’une bannière
pour ce Palais
Elle m’a
rapidement dit « envoie ! »
M’a prise de court,
pour une fois
Car le bélier
fonceur que je suis
A tendance à
partir trop vite.. si .. si..
Il me fallait donc
analyser
Les poèmes que
j’ai publié
Trouver les thèmes
et sensations
Ceux qu’ici
provoquent des frissons
J’ai hésité sur
beaucoup d’images
Envoûtantes,
malsaines ou très sages
Mais j’avais aussi
envie d’épuré
Je ne savais plus
comment gérer
Je ne m’attendais
pas une heure après
De recevoir un
mail de cette aimée
Avec le choix de
six bannières
Sur ce coup là
elle me sidère !
Elle a su cerner
les couloirs
Menant à la
lumière ou le noir
De ma vie narrée
ici
Où soleil et eau
reluisent
Si le titre est
« elle est Délice »
C’est parce c’est
une délicieuse amie
Que j’avais envie
de remercier
Simplement avec ce
billet.






