30 juillet 2008
Allumer le feu
Quand il est venu me demander du feu
Une lueur d’amusement est née dans mes yeux
Je lui ai tendu avec sourire mon briquet
Tandis qu’il continuait de me mater
Je l’avais dès mon arrivée repéré
Faut dire qu’il avait le torse bombé
Et tandis qu’il frimait au volley
Moi, je m’installais pour tranquillement bronzer
Le soleil était éclatant et je décidai
De fermer les yeux et en profiter
Mais ça ne voulais pas dire couper mon ouie
Qui s’avère dans ces moments là, fine
J’avais entendu qu’il parlait de moi
De façon agréable, mais je ne bougeais pas
J’attendais tranquillement qu’il fasse le premier pas
Et de voir quel alibi il me dégoterait là
J’avais parfaitement entendu son pari
Que le soir même je serais dans son lit
J’avoue que le coup de la cigarette
J’ai pas vraiment trouvé cela chouette
Il aurait pu trouver quelque chose original
S’il tentait de gagner la finale
D’autant que dans l’élastique de son maillot
Se trouvaient un paquet de Camel et un vieux zippo
J’accepte sans problème d’être une proie
Mais il me faut avoir un chasseur de choix
Et ce macho des plages venait de rater
L’accroche, obligatoire pour me captiver
Alors je l’ai regardé sortir sa clope
Enclencher mon briquet et.. oh catastrophe !
La flamme était réglée au max
Je peux vous dire qu’il a eu très mal
Son nez en avait pris un coup
Sourcils, cheveux raccourcis du bout
Sans oublier l’odeur de cochon grillé
Difficile pour moi de ne pas m’esclaffer
Je suis allée chercher un sauveteur
Qui aussitôt a calmé la douleur
Et dès la Biafine mise vers moi s’est retourné
Devinez avec qui j’ai passé la soirée ?

28 juillet 2008
l'Ankou
C’est cet été lors d’une vadrouille
A la pêche aux crabes où je revenais bredouille
Qu’un vieil homme m’a accostée
En me mettant en garde du danger
Je n’avais pas entendu parler ou dire
De violeur, d’agression ou même pire
Mais le pêcheur me dit « c’est l’Ankou !
Méfiez vous quand vient la fin du jour !
Avec votre blondeur vous allez l’attirer !
Avec votre poitrine vous allez l’exciter !
Ne comprenez pas que vous êtes si vivante
Que cela le rend fou et le met en transe !
Evitez la nuit et les chemins creux
Fuyez les menhirs verts et les rocheux
Fermez les yeux si vous entendez un pas
Car pour restez en vie, regardez il ne faut pas !
Et si vous entendez le sifflement de sa faux
Bouchez vos oreilles pour éviter le tombeau
Car dès qu’il prononcera « toi je te
veux ! »
Alors votre existence aura fini son jeu »
Je me suis dis qu’il s’agissait d’une légende
Que l’ancien avait trop habité la lande
Au point de perdre à la fois ses dents
Mais aussi réalité, lucidité et sens
Je me suis quand même hâtée de rentrer
Mine de rien ce vieux m’avait fait flipper
C’est alors que derrière moi j’ai entendu murmurer
« Toi je te veux ! », j’ai hurlé et me suis
retournée
Je me suis retrouvée devant un bel homme
Surpris, confus levant les bras en gentilhomme
S’excusant de m’avoir effrayé et honteux en somme
Je lui ai souri, et j’ai croqué la pomme !
25 juillet 2008
Les amazones bretonnes
On entend des tas d’histoires
Venues des mers et des plages
Aujourd’hui je vais vous parler
De celle qu’on appelle l’île du pilier
De nos jour elle est habitée
Par la nature, oiseaux et vents salés
Mais à une époque elle était peuplée
Par des femmes vivant en communautés
Quand venait la pleine lune
Et que la marée devenait dune
Les fécondes traversaient les lagunes
Et se dirigeaient vers les communes
Là elles se mettaient en quête
D’une queue pour prendre leurs fesses
Elles jouaient la séduction et le vice
Malgré le fait qu’elles étaient novices
Par volonté et persuasion
Elles arrivaient à susciter la passion
Puis emprisonnaient les pauvres amoureux
Et chaque jour s’empalaient sur leurs pieux
Quand elles se savaient porteuses
De la vie après avoir été une gueuse
Elles tuaient alors leurs producteurs
Puis rejoignaient leur refuge protecteur
S’ensuivait alors la gestation
Puis la poussée, les contractions
Et si le nouveau né était une fille
Il avait alors le droit de vivre
Y a des histoires comme ça qui me bouleverse
Sur les femmes libres, maternelles et perverses
Ces amazones bretonnes ont-elles existé ?
Ou cette histoire fut simplement imaginée ?

23 juillet 2008
Le Beffroi
Il faisait très
doux ce soir là
Je portais pour la
circonstance
Une jupe dentelée
blanche
Cela faisait
quelques temps déjà
Que nous avions à
cœur de nous revoir là
Nostalgique d’un
été passé
A nous découvrir
et à nous enlacer
Dès que je l’ai vu
je me suis agrippée
A son cou et il
m’a soulevé
Tendrement nous
nous sommes embrassés
J’étais heureuse à
nouveau de le humer
Je lui ai demandé
ce qu’il avait prévu
Car j’aimais les
surprises et l’imprévu
Il m’a dit avoir la
veille repéré
Un petit hôtel
juste à côté
Mes yeux ont
pétillés d’excitation
C’est alors que
j’ai senti la pression
De sa main contre
mes reins
Faisant durcir
aussitôt mes seins
Il me redescendit
à terre
Et commença sa
petite affaire
En remontant lentement
ma jupe
Sans que les
passants le préoccupe
Je fermais les
yeux de bonheur
Je sentis une
présence et stupeur
Un jeune homme se
tenait près de nous
Le regard hébété
et une drôle de moue
Je vis tout de
suite que dans son pantalon
Il était tendu, il
y avait de l’action
D’un œil complice
j’ai regardé mon compère
Et du voyeur j’ai
ouvert la braguette
J’ai commencé
lentement à le branler
Tandis que je
continuais à être paluchée
Mais il fallut
suspendre nos ébats rapidement
Car commençait
autour de nous un attroupement
Nous nous
dirigeâmes vers la petit auberge
Entraînant le
jeunot un peu pubère
Mais quand je vis
le garçon à l’accueil
Une étincelle
perverse a cligné dans mon œil
Après avoir pris
possession de la clé
Je suis allée à
l’oreille lui glisser
Que j’avais trois
orifice ce soir à combler
Dès que possible,
il pouvait à notre porte toquer
21 juillet 2008
Reprise
Voilà, les vacances se
terminent
Je referme lentement ma
valise
Prépare mes effets pour
demain
Où nous allons retrouver le quotidien
Dix jours de décompression
De plaisir, de rire et de
passion
Cure de soleil, plage et
lecture
Sans oublier les crêpes et la luxure
Savourer l’odeur saline au
réveil
Les couchers de soleil, une
merveille
Déambuler près des ruines
anciennes
Imaginer les druides, épées et reines
Abandonner son soutien gorge
à armatures
Mettre de coté les clés de
la voiture
Se vêtir de tenues très
légères
Se fondre dans le sable et les fougères
Se délecter des gravillons
chauds
En profiter pour faire
quelques photos
Chasser le crabe et lui
rendre sa liberté
Apprendre à son aîné que la vie il faut respecter
Gratter le sable avec un râteau
Pour trouver des coquillages
originaux
Et voir le sourire ébahi de
sa fille
Dont les cheveux cendrés sont devenus camomille
Et puis ne pas présager
qu’en Bretagne
Le soleil peut parfois faire
très mal
Et se retrouver rouge
écrevisse le soir
Au point de ne plus supporter, même un peignoir
Et enfin laisser son esprit
se vider
Pour mieux se remplir de
sensualité
Se lâcher en écrivant sur un
vieux cahier
Quelques rimes ici et là jetées
Mais sur ma peau il est bien
indiqué
Que je ne porte plus la
couleur du lait
Sans oublier mon pauvre
petit nez
Qui chaque jour se met à peler
Les vacances sont donc
terminées
Et à l’heure où ce poème
sera publié
Je serais tranquillement
entrain de me préparer
Pour aller tout simplement travailler
J’oubliais… heureuse de vous retrouver !
07 juillet 2008
Au plaisir
Je serai peut être
déjà partie
Non cet espace ne
va pas fermer
Je suis tout
simplement en congés
Et je compte bien
en profiter
Sentir sur mon
visage le vent salé
Me promener avec
mon aimé
Voir nos trois
bambins chahuter
Nécessaire pour
moi de casser la routine
Mais je prends mon
dictionnaire de rimes
On ne sait jamais
si un poème
Venait résonner
dans ma petite tête
Alors je vous
laisse pour deux semaines
Ce blog rempli de
joies et de peines
Où 250 billets
sont publiés
A vous de choisir
votre escalier
J’ai besoin d’un
autre air respirer
J’ai besoin dans
le réel aussi d’exister
Au plaisir de vous
quitter
Au plaisir de vous
retrouver
04 juillet 2008
A durée indéterminée
J’ai le contrat
devant les yeux
Il paraît
tellement volumineux
Que je n’ose lire
la première page
Perte de temps,
gaspillage ?
C’est pourtant
nécessaire de savoir
Si on me promet
blanc ou noir
Mais les gros
titres en gras
Ne m’inspire pas
confiance sur ce coup là
J’ai plus envie de
m’attarder
Sur les petites
lignes italiques cachées
Et les renvois
qu’on trouve en annexe
Ça va prendre du temps,
je désespère
Et puis cette
clause de non préavis
Sans période
d’essai, à mon avis
C’est quand même
un risque
J’ai peur pour ma
petite vie
Malgré tout
j’essaye de comprendre
Si je dois
accepter ou le rendre
Mon cœur bat à
toute allure
Dois-je signer
sans avoir tout lu ?
Le salaire est
assez conséquent
Sans compter les
primes alléchantes
Le travail demandé
ne m’effraie pas
Même si il est
conséquent ma foi
Les horaires sont
astreignantes
Compensées de
façon séduisante
Mais tout n’est
pas rose dans les clauses
Vais-je prendre le
risque de dire « ose ! »
Une vie défile
dans mon esprit
Pourtant la
décision doit se faire vite
Il suffit que je
dise « oui »
Pour le meilleur
et pour le pire
Et c’est plein
d’émotion et de larmes
Que je prononce
mon accord final
Et j’entends un
« oui » de complicité
Tous les deux nous
avons signés
Des années depuis
se sont écoulées
Il y a eu des
avertissement et primes de rentabilité
Des stages et des
remises à niveau
Pour que tout
reste le plus beau
C’est un contrat à
durée indéterminée
On dit que seul la
mort peut le casser
Et je peux vous
dire qu’à chaque pensée
Jamais encore je
n’ai regretté
02 juillet 2008
Quand tu entres dans mon antre
Alors qu'une
journée vient de se terminer
Je respire profondément et vient me coucher
Je me colle tendrement contre toi
Tu me glisses à l'oreille « j'ai envie de toi »
Je soupire de plaisir mais ne sait que dire
Je suis fatiguée de ce jour et des autres à venir
Tes mains se font caressantes où il faut
Notre lit commence à devenir chaud
Mais j'avoue que je suis exténuée
C'est alors que tu me dis « je veux te lécher »
Mes sens s'éveillent mes yeux pétillent
Tout mon corps frémit et dit « oui »
Tu écartes le drap pour découvrir
Mon intimité qui s'illumine
Mon pistil commence déjà à pointer
J'ai envie que tu viennes le titiller
Mais tu fais durer sadiquement le plaisir
En glissant ton menton sur mes cimes
Puis lentement ton visage descend
Vers ce mont de vénus si puissant
Ta bouche s'empare alors de mon sexe
Mon souffle est coupé, je perds la tête
Ta langue glisse dans mes orifices
Pour continuer à durcir mon clitoris
Je râle, je hurle, je soupire de désir
Je sens en moi les vagues qui jaillissent
J'écarte les jambes s'en m'en rendre compte
Je t'offre les trésors de ma caverne sombre
Tes doigts viennent entretenir la danse
L'un dans mon cul, l'autre dans mon antre
Tandis que tes lèvres jouent la succion
Me faisant perdre totalement la raison
Je sens mon jus monter et redescendre
Je suis déchaînée, totalement en transe
Au point de remonter mes jambes vers moi
Je tiens la position malgré tout l'émoi
Devant cette fleur ouverte à ta langue
Comprimée par mes cuisses qui tanguent
Tu t'engouffres pour finir mes orgasmes
Préliminaire de nos délires fantasmes


