13 juin 2008
Le linge
Il y en a qui font des petites croix
D'autres des coeurs sur un agenda
Moi j'avoue que je n'ai jamais compté
Même si les chiffres c'est mon métier
Mais j'y pense à chaque lessive
Quand le linge a finit de bouillir
En étendant ces tissus blancs
J'aborde un sourire éclatant
Un mouchoir, un gant ou un chiffon
Qui me procure de grands frissons
Quand ils me rappellent un moment
Vécu il y a très peu de temps
Un mouchoir entre mes cuisses
Tandis que son sperme glisse
Parce que je me suis endormie
Et qu'on a fait ça en pleine nuit
Ce gant qui a du récupérer
Sur mes seins sa semence nacrée
Ou mieux encore nettoyer
Mes cheveux totalement collés
Ce torchon a vaisselle
Pris après une folle levrette
Pour essuyer à la va vite
le carrelage de la cuisine
Ou même un tee-shirt en coton
Parce que dans le feu de l'action
Il a éclaboussé les rideaux
Alors qu'il visait mes reins et mon dos
Et je ne vous parle pas du canapé
La housse régulièrement nettoyée
Ou de nos draps souvent changés
Parce que un peu trop tâchés
Et pour celui qui a la mauvaise pensée
De dire que la sodomie ou de lécher
Est le meilleur moyen de ne pas tâcher
Je réponds « opportunité » et non routinier !
L'amour n'est pas sale
Mais ça laisse des traces
Et dans le plaisir de recommencer
Autant avoir du linge propre à portée !
11 juin 2008
Doux désespoir
J'ai encore l'odeur de sa bite sur main
Il faut dire que tôt ce matin
Alors que j'allais partir travailler
Je l'ai entendu descendre l'escalier
Il avait travaillé tard et je pensais
Qu'il dormait encore mon aimé
Il avait fait l'effort de sortir du lit
Pour m'embrasser et me voir sourire
Quand il est arrivé j'ai tout de suite vu
Que mon joujou préféré était en rut
Et tandis qu'il vint se coller à moi
Je glissais dans son boxer mes doigts
Sa verge a répondu aussitôt ma caresse
Il s'est mis à me caresser les fesses
Remonter ma jupe tout en m'embrassant
Qu'est-ce que je l'aime mon mari amant !
J'ai eu envie qu'il me prenne tout de suite
Là sur la table et pas dans notre lit
J'ai fait tomber la veste et oté mon bustier
Il me regardait totalement désabusé
C'est dans ces moments là qu'il dit
« Ma femme est folle mais je la désire »
Dommage qu'il soit plus sage que moi
Il m'a montré l'horloge, je fus en désarroi
Je devais me dépêcher, j'étais à labours
Pourtant j'avais envie de ses contours
Qu'il me prenne, qu'il me baise rapidement
Qu'il me fasse perdre mes sens totalement
Alors je me suis rhabillée un peu triste
Lui aussi affichait une triste mine
Puis d'un oeil malicieux je me suis approché
Et dans un geste tendre je l'ai caressé
Il s'est raidit et j'ai sentis ses couilles
Gonfler tandis que glissait ma mouille
Je lui ai dit « garde les bien pleines
Ce soir je veux qu'avec tu m'asperges ! »
Et c'est le sourire radieux et coquin
Que je me suis rendue ce matin
A mon bureau en me disant que ce soir
Il va me faire payer ce doux désespoir
09 juin 2008
Elle est Délice
Plus de deux ans
que je la connais
Elle a assisté à
l’ouverture de ce Palais
A connu les deux
autres précédents
Ainsi que mes
autres blogs existants
Elle fut parfois
une inspiratrice, une muse
Comme certains
d’autres vous je m’excuse
Mais il arrive que
je sois à court d’idées
Pour la
publication de mes billets
Elle connaissait
les images
Que j’imaginais
pour cet espace
Elle sait aussi
que je suis une blonde
A l’humeur et
envies vagabondes
Elle n’ignore pas
non plus
Qu’en informatique
je suis truffe
Je ne lui avais
pas caché mon souhait
D’une bannière
pour ce Palais
Elle m’a
rapidement dit « envoie ! »
M’a prise de court,
pour une fois
Car le bélier
fonceur que je suis
A tendance à
partir trop vite.. si .. si..
Il me fallait donc
analyser
Les poèmes que
j’ai publié
Trouver les thèmes
et sensations
Ceux qu’ici
provoquent des frissons
J’ai hésité sur
beaucoup d’images
Envoûtantes,
malsaines ou très sages
Mais j’avais aussi
envie d’épuré
Je ne savais plus
comment gérer
Je ne m’attendais
pas une heure après
De recevoir un
mail de cette aimée
Avec le choix de
six bannières
Sur ce coup là
elle me sidère !
Elle a su cerner
les couloirs
Menant à la
lumière ou le noir
De ma vie narrée
ici
Où soleil et eau
reluisent
Si le titre est
« elle est Délice »
C’est parce c’est
une délicieuse amie
Que j’avais envie
de remercier
Simplement avec ce
billet.

06 juin 2008
Milonguero
Il y a d’abord
cette odeur de parqué ciré
Les lumières sont
douces et tamisées
Sur le mur de grands
rideaux velours
Appelant à la
chaleur par leur couleur pourpre
On entend des
petits chuchotements
Les couples se
positionnent lentement
Yeux pétillants
ils attendent la note
Une excitation
dans la salle flotte
Ils sont là pour
concourir
Mais c’est avant
tout pour le plaisir
De se laisser
tanguer grâce à la musique
Créant ainsi une
harmonie magique
Il faut une touche
de volupté
Deux corps
harmonieusement enlacés
Mais surtout une
complicité
Entre l’homme qui
mène et sa moitié
La musique
s'installe alors
Enflammant cœurs
et corps
Soumises les
belles se font guider
Par le torse de
leur danseur attitré
Un couple dénote
sur la piste
Quand on les voit
on ne peut que sourire
Ils sont gracieux
sous le tempo
On respire, on se
pâme « qu’ils sont beaux »
Il porte un
smoking élégant
Elle, une robe
nacrée chatoyante
On ressent une
symbiose féerique
Ce couple là est
fantastique
Soudain un cri
s’élève chez les spectateurs
La robe a glissée,
c’est l’horreur
Mais la douce
danseuse s’en moque
Même si la
situation paraît loufoque
Avec grâce elle
envoie son vêtement
Son homme la
regarde avec ravissement
Et continue de
guider sa belle
Dans ce
milonguero, tango sensuel
La foule reste
béate d’admiration
Frissonne de
désirs et de passions
Car même si la
femme n’est pas culottée
Son audace par ces
soupirs est récompensée
Et la danse charnelle lentement s’achève
Les yeux picotent
comme la fin d’un rêve
Et c’est heureux
et le sourire aux lèvres
Que ce couple
gagna .. d’ avoir transmis sa fièvre
Avec l'accord de Ile & Aile
04 juin 2008
Initiative
Ce soir je prends
l’initiative
J’ai envie de le
surprendre et de rire
J’ai le désir de
lui faire plaisir
Ce soir je ne fais
pas ma soumise !
J’ai lacé mon plus
beau corset
Mis des bas noirs
satinés
Enfilés mes jolis
escarpins
Pour donner à mes
mollets un maintient
Comme un star sur
le tapis de Cannes
J’ai monté les
marches tel une Diane
Ayant jeté son
dévolu sur une proie
J’ai vu ses yeux
briller croyez moi !
Je l’ai attendu
dans notre chambre
Imaginant déjà
qu’il bande
J’optais pour le
prendre en bouche
Ou de jouer à la
repousse
Je me sentais
femme fatale
Garce, puissante,
feu du diable
Et quand il est
entré avec le sourire
J’ai pris une pose
diabolique
Son odeur excitée
m’a enivrée
Aussitôt j’ai eu
envie de le caresser
De le humer, de le
lécher
Et lentement de le
déshabiller
Nos mains en sont
venus à se retrouver
Nos bouches et
langues à se déguster
Et sans que
vraiment je réalise
Il avait pris sur
moi la maîtrise
J’étais à quatre
pattes sur le lit
A sa langue, à ses
mains flexible
Sa queue devant
moi m’incitait
A ouvrir la bouche
et le savourer
Et alors que je
commençais la gâterie
J’ai poussé un
petit cri
Deux choses
s’engouffraient en moi
Deux objets que je
ne voyais pas
L’excitation m’a
fait oublié la douleur
Mon corps
réclamait cette fureur
Tandis que je léchais
ses couilles
Dégoulinait à flot
ma mouille
Au bout du compte
exténuée
Par les orgasmes
répétés
J’ai enfin vu le
plug et le godemiché
Jouets achetés par lui dans la journée
02 juin 2008
La malle du passé
Hier je cherchais
un objet
Je suis alors
montée au grenier
Et dans un coin
bien caché
J’ai trouvé cette
malle toute usée
J’ai eu un sourire
triste en la voyant
La malle de ma
grand’maman
Puis j’ai décidé
de la descendre
L’ouvrir pour me
rappeler mon enfance
Des photos jaunies
de mariage
Des portraits
figés et des regards sages
Sans oublier une
odeur de moisi
Je n’arrêtais pas
de sourire
Puis soudain je
suis tombée sur un billet
Plié en quatre et
enlacé
Par un ruban
défraîchi et satiné
Je l’ai ouvert
délicatement par curiosité
Pas de date ni de
signature
Une écriture en
belle majuscule
D’un charmant
inconnu qui avouait
Avoir pour une
femme de douces pensées
Il disait souvent
la voir passer
Qu’il en devenait
obnubilé
Qu’il priait
chaque jour et espérait
Que son regard sur
lui se poserait
Il rajoutait que
ses mots étaient sincères
Même si sa lettre
restait un mystère
Il voulait qu’elle
sache que chaque jour
Quelqu’un pour
elle se mourait d’amour
Il terminait en
parlant de son espoir
Qu’il avait envie,
qu’il voulait y croire
Que la belle
viendrait à l’apercevoir
Quand il la
guettait près du lavoir
Je suis restée
sans voix
Je tremblais sous
l’émoi
Puis je me suis
mise à pleurer
C’était si beau,
si magique et si vrai
J’ai maudis et
envié ma grand mère
D’avoir reçu ce
genre de lettre
Parce que moi je
n’ai jamais reçu
Une si belle
déclaration, une mise à nu
Puis je me suis
dis que peut être
Cet homme là était
mon grand’père
Et si ce n’était
pas le cas
Elle a pourtant
gardé ce billet là
30 mai 2008
Qui s'y frotte
Mes talons résonnent dans le couloir
Je me dépêche pour ne pas être en retard
Je rentre dans la grande salle de réunion
Je ne suis pas bien dans ma position
En effet je dois présenter aujourd'hui
Une ébauche devant la direction stricte
La seule chose qui me rassure un peu
C'est que nous sommes deux sur le feu
Mon associé commence l'exposé
Rétroprojecteur, distribution de dossiers
On voit bien qu'il a du mal à marcher
Y a comme une gêne mais pas aux pieds !
Je commence à rougir lentement
Je mords les lèvres, je serre les dents
Je me retiens de ne pas éclater de rire
Mais la situation me fait sourire
Viens alors mon tour de présenter
La seconde partie de notre projet
Je me lève un peu brusquement
Je laisse échapper un petit cri perçant
Tout le monde me regarde surpris
J'ai envie de devenir une souris
Mais mon rôle m'incite à me diriger
Vers l'écran et présenter mes données
Mes fesses me cuisent et j'ai mal
Malgré tout je garde mon calme
Je continue d'exposer le thème
Sans un regard pour mon collègue
La fin se termine heureusement
Mon cul me brûle horriblement
Les gens désertent les lieux
Sauf le PDG qui nous fixe des yeux
Nous nous approchons difficilement
Le patron nous complimente froidement
Puis avec un grand sourire nous signifie
Qu'il hésite à nous payer nos heures de nuit
Il nous dit que la femme de ménage nous a vu
Nettoyer la moquette avec nos corps nus
Et qu'à l'avenir il préférerait le canapé
Qui se trouve dans son bureau à côté
Puis il rajoute qu'il aurait besoin de moi
Ce soir, pour un dossier très .. très délicat
Que mon collègue peut bien sûr venir
Consciencieuse avant tout. j'ai dit « oui ! »
28 mai 2008
Douce invitation
Tu es au dessus de
mon corps
Tu me regardes tel
un trésor
Tu es en moi et je
ressens
Tes vas et viens
incessants
Je vois ton regard
défaillir
Oh non, pas si
vite
Laisse moi encore
ce plaisir
Je contracte mon
vagin dans un soupir
J’arrête le
mouvement de mes reins
Je rapproche mes
deux seins
Tes yeux se
mettent à briller
Je sais que ce
spectacle te plaît
Mais je vais
continuer l’excitation
En sortant ma
langue .. provocation ?
Et lentement je
vais lécher
Mes tétons durs et
te regarder
Je sens ta colonne
se contracter
Tu donnes un coup
de queue démesurée
Je me pâme et un
sourire
Lentement sur mes
lèvres se dessine
J’accélère la
pression de ma poitrine
J’ondule de façon
féline
Je caresse ma
bouche sensuellement
Voir même, on peut
dire, vulgairement
Je deviens ta catin,
ta salope
Toi mon Ulysse,
moi Pénélope
Et quand je
perçois ton ardeur
J’ai envie de
monter la chaleur
C’est alors que
d’un timbre mutin
Je te dis
« entre mes deux seins ? »
Là tu répond tout
bas « oui »
Je sais que tu
aimes ici jouir
Tu sors de moi et
remonte
Plaçant ta
virilité entre mes monts
Ma langue va
titiller ton gland
Chaque fois que tu
montera d’un cran
Tes frémissements
me font sentir
Que tu va bientôt
jouir
Et quand tu
exploses enfin
Je suis couverte
de toi, je me sens bien

26 mai 2008
Le concombre masqué
Il faut manger de
façon équilibré
Voilà ce qu’on
nous bassine toute la journée
5 fruits et
légumes par jour
On peut le lire à
chaque carrefour
Sans oublier mes
têtes blondes
A qui chaque soir
je dois répondre
Que j’ai bien géré
les lipides et glucides
Le magnésium, les
sucres lents et rapides
Me voici donc
chaque semaine à gérer
Une longue liste
de courses à acheter
Une chance, j’aime
cuisiner
Mais un peu dur
niveau porte monnaie
Et chaque fois que
j’épluche un concombre
Un sourire, me
remémorant une situation
Remontant à plus
d’une décennie
Mais dans ma tête
s’est bien inscrit
A l’époque ma
table de nuit
Ne possédait pas
des objets ludiques
Des durs, des
longs, des souples
A utiliser seule
ou en couple
Bref, ce fut à
l’époque où j’errais
Dans un
appartement peu éclairé
Mon conjoint était
parti en stage
Et j’avais des
envies folles et non sages
Je me suis mise à
me caresser
Provoquant
orgasmes à volonté
Mon clitoris était
rassasié
Mais mon vagin en
demandait !
Je me suis rappelé
alors que dans mon frigo
Se trouvait un
concombre frais et bien gros
Une lubie, une
envie, bref, vous avez compris
J’ai mis sur ce
légume un préservatif
Le froid et le
diamètre m’a émoustillé
Oui, je peux vous
dire que j’ai pris mon pied
Mais par la suite
j’ai renoncé
A l’éplucher et le
consommer
Moralité de cette
histoire
Quand j’ai avoué
cette frasque
J’ai reçu en
cadeau mon premier godemiché
Avouez, ça valait
le coup ce concombre masqué !
23 mai 2008
Equilibre
Je lance la balle
en l’air
Juste le temps de
la voir à terre
Raté la passe
gauche-droite
Je suis vraiment
maladroite !
Je la ramasse et
ferme les yeux
Je mors mes
lèvres, prie les cieux
Vais-je arriver un
jour à jongler
Trouver
l’équilibre parfait ?
Je lance la balle
… trop haut cette fois
Mais j’ai le temps
de faire glisser mes doigts
Et de relancer une
autre encore
Mais j’oublie la
troisième qui devient morte
Pour un peu je
vais me mettre à chialer
Je sens déjà mes
yeux s’embuer
Comment faire,
vais je réussir
A générer une
harmonie dans ma vie ?
Je ferme les yeux
à nouveau
Je l’imagine
derrière moi ce héros
Celui qui
s’approche doucement
Et met ses mains
sur mes bras lentement
Il commence par me
faire bouger
Comme un pendule,
un sablier
Puis quand il
perçoit que j’ai la cadence
Il met dans ma
main les balles ensemble
Puis les balles
s’envolent
Tournoient sur
elle même, virevoltent
Ce coup ci c’est
de joie que je pleure
J’y arrive, c’est
que du bonheur !
Je me mets déjà à
imaginer
Des quilles, des
bâtons enflammés
Et associer des
cerceaux dorés
Ou encore des
rubans satinés
Mais je fais
l’erreur d’ouvrir les paupières
Je suis seule dans
ce cirque, dans l’arène
J’ai toujours ces
balles molles dans ma main
Ces balles en
tissus usé et déteint
Alors je regarde
le fil du funambule
Celui qui se lance
sans préambule
Et son audace me
donne envie de croire
Qu’un jour dans ma
vie il n y aura plus de noir




