Un palais entre vous et moi

Je suis SENSuelle... et vous ?

01 octobre 2008

En choux fleur

Nombreux sont ceux qui aiment se faire défoncer le cul
Et bien j'aime parfois mais ce n'est pas mon anus
Qui a ma préférence pour se faire exploser
Ce sont mes tympans, auriez vous parié ?
 
Je suis une accroc de musique en tout genre
J'aime que les sons envahissent mon corps
Prennent possession des battements de mon coeur
Me fassent vibrer et me mettent en sueur
 
Je peux fondre sur les pleurs d'un violon
A l'écoute d'une voix tomber en pâmoison
Quand à la guitare, du banjo à l'électrique
Tous ces bruits m'électrisent
 
J'avoue avoir une bonne culture musicale
Ma mère aimant le classique et la Grande Piaff
Tandis que mon père écoutait Becaud
Jean Ferrat, les Compagnons ou Nougaro
 
Tout a commencé avec les radios libres
La new wave et percussions qui déchirent
Puis lentement je me suis laissée guider
Par les phases ou les looks croisés
 
Une petite période animatrice de colonies
Graeme Allwright, Renaud feu de camps la nuit
Et je me suis intéressée à Jacques Brel
Les chansons à textes parlaient d'eux même
 
Et peu à peu on tombe dans le délire
Thiefaine, Higelin, le top délire
Jusqu'au jour où on constate avec surprise
Qu'une chanson vous parle ou vous fait sourire
 
Parfois aussi il arrive que des larmes
Coulent car quelque chose a touchée votre âme
Dire Straits, Supertramp sont doués pour cela
Et Genesis, alors là, n'en parlons même pas !
 
Et puis tout se mélangent dans votre esprit
Guitare, violons, paroles touchent votre vie
Et cela explique tous simplement
Pourquoi dans ma tête ça chante tout le temps
 
Si un jour vous croisez une voiture bruyante
Où une blonde prend son pied dans cette transe
Ne vous inquiétez pas, c'est dans son naturel
Quand elle écoute de la musique, elle se sent belle
 
 
choux_fleur

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29 septembre 2008

Opportuniste de l'attente

Il est encore rentré tard l’autre soir
Les aléas de son boulot je dois y voir
Mais j’avoue que de l’attendre ainsi
Parfois c’est limite à sombrer dans la folie

Gérer les bains et le dodo des enfants
Raconter les histoires de prince charmant
Puis mettre au four le repas
En espérant qu’il ne cramera pas

Et les minutes deviennent des heures
Je sombre peu à peu dans le malheur
J’imagine un retard (encore) de trains
Un accident sur la route, je serre les poings

La télé passe ses inepties de publicité
Moi j’ai du mal à me concentrer
Que ce soit sur un livre ou le linge
Je deviens vraiment dingue !

Alors pour me calmer de cette frustration
Je m’allonge et gère ma respiration
Puis mes doigts viennent à me caresser
Ma poitrine commence à se gonfler

Mon pubis réclame à être dorloté
Je m’amuse à l’effleurer
Au travers de mon string dentelé
Qui lentement devient trempé

Je retire le vêtement délicat
J’active un peu plus mes doigts
Je presse, je me surprend, j’aime ça
Même mon anus se dilate d’émoi

Puis c’est l’explosion de délice
Je me pâme, je pousse des cris
Le canapé recueille ma mouille
Mes joues sont toutes rouges

C’est alors que j’entends le moteur
De sa voiture, enfin c’est l’heure !
J’ouvre la porte resplendissante
Un doux sourire pour mon amant

Mon état et mes effluves de bonheur
Font naître sur lui de la douceur
Un homme doit aimer rentrer au foyer
J’avoue que là, je pense avoir gagné !

opportuniste

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26 septembre 2008

Boules de geisha

J’ai enfin compris pourquoi
Le peu que me procure les boules de Geisha
Je veux dire, je parle pour moi
Mais franchement ça ne me va pas !

On m’avait parlé d’orgasme à répétition
De montée de chaleur, de frissons
A part inonder ma chatte
J’ai rien apprécié dans cet acte

En plus en montant les escaliers
J’entendais les boules cogner
Un défaut de fabrication ?
En tout cas pas de pâmoison

Je les ai laissé dans un coin
Regrettant cet achat pour mes reins
Jusqu’au jour où je demandais aux hommes
« Ca veut dire quoi, pour vous, être bonne ? »

Ils sourirent et répondirent à l’unanimité
Qu’il s’agissait de parois fermes et musclées
Et qu’il était bon de s’y engouffrer
Et transmettre un va et vient puissant à l’aimé

Un autre se permit de rajouter
Que les boules de geisha existaient
Pour forcer le vagin à se contracter
Secret oriental depuis les siècles passés

Devant ma mine surprise et dépitée
Ils m’ont demandé ce qu’il y avait
Je leur ai parlé de cette inefficacité
Car de ce côté là je suis blindée

C’est alors que l’un d’eux à dit
Que je pouvais encore m’en servir
Pour prolonger les coups de pénis
De mon cher et tendre amant-mari

Forcement nous avons essayé
Et le résultat m’a projetée
Dans une prise totale et hors du temps
Merci les copains pour ce présent !

boules_de_geisha

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24 septembre 2008

Tchin !

Hier fut un anniversaire un peu particulier
Second jour de l'automne, ma saison préférée
Et pourtant je suis née avec les bourgeons
Mais c'est cette période qui me donne le frisson

Avec ces couleurs et changements de temps
Avec ce soleil, ce ciel bleu lavé et le vent
Avec ces odeurs de terre et de raisins écrasés
Avec, avec.. J'en aurais tant à vous raconter

Hier fut un anniversaire un peu spécial
Même l'astrologie gauloise l'acclame
En fêtant l'olivier, odeur de bois que j'aime
Et qui n'a qu'un jour pour fêter ce thème

Hier ou plutôt il y a vingt années alors
J'étais excessive et je riais un peu fort
Aidée par l'alcool, parfois trop je l'avoue
J'ai fais alors le choix de stopper tout

J'ai pris la décision de m'enivrer
D'amour, de tendresse et d'amitié
Car les conséquences de la bouteille
M'avaient souvent amené au cimetière

Et puis les soirées gâchées
Les mots qui ont un peu débordés
Sans oublier vomissures à nettoyer
Non merci, j'avais assez donné

L'alcool est incompatible avec l'animal
Que je suis en plus d'être femme
Peut être pour cela que j'ai tous mes sens
En alerte pour mieux vivre mes transes

Et pourtant tout a commencé par un défi
Lancé par mon père qui aujourd'hui en rit
« Boire ou conduire » tu connais la chanson ?
Oui, je la connais, elle deviendra mon dicton !

Je suis arrivée les yeux pétillants un midi
J'avais décroché le droit de conduire
Mon père a sabré le champagne évidemment
J'ai pris la coupe, je l'ai regardé longuement

Hier était un anniversaire assez extraordinaire
De quelque chose ou quelqu'un encré dans ma chair
Il fut une femme-louve qui a fait une promesse
Qu'elle vivrait autrement son ivresse

tchin

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22 septembre 2008

inlassablement

 Le chant des oiseaux m’informe
Que le jour prend forme
Je m’étire lentement dans mon lit
Je suis bien, je souris

Ma main glisse entre sa cuisse
Son sexe me répond de suite
Il commence à se réveiller
Me regarde et vient m’embrasser

Commence alors un merveilleux réveil
Où nos désirs nous interpellent
Sa langue, ses doigts et son sexe
Me massent, me prennent, je deviens belle

Nos corps sont en sueurs et c’est trempés
Que nous nous levons pour nous doucher
Puis prendre un copieux déjeuner
Mais peu à peu l’envie de recommencer

La douche a réveillé à nouveau nos sens
Il me prend en levrette et la transe
Ne fait qu’augmenter par la situation
Mon corps réclame tellement d’attention

Il vient de jouir à nouveau et j’aime
Dans ces moment lécher sa crème
Puis partager un baiser profond
Où se mélangent nos jus si bons

Mais le désir est toujours présent
Mon corps supplie mon amant
Et c’est dans une posture provocante
Que je me donne en offrande

Mon anus est bien dilaté
Et je continue de couler
Il me prend avec ardeur
Et déclenche en moi la fureur

Ma poitrine reprend du volume
La luxure peu à peu se rallume
Je ne veut pas l’épuiser
Je veux seulement m’abandonner

Et le sablier est mis de côté
Nous passons la journée à nous aimer
A baiser, forniquer et savourons
L’union de nos corps, la communion

Après des heures d’étreinte
Le clocher bruyamment nous prévient
Qu’il est tard et qu’il faut se coucher
Une idée : et si on recommençait ?

Inlassablement

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19 septembre 2008

Un crayon perturbant

Comme souvent le matin au départ
C'est cris, cartables et cavalcades
Les enfants sortent de la maison
Je fais une dernière inspection

Regarder si les chaussons sont rangés
Si rien ne traîne dans l'évier
S'assurer que la machine à laver
A été pour la matinée programmée

En entrant dans la salle à manger
J'entends un bruit sourd étranger
On dirait une perceuse en sourdine
Ca vient du mur commun avec la voisine

Je me dis que c'est quand même bien matinal
Mais bon, je ne vais pas faire non plus un drame
Et  vu que l'heure tourne à ma montre
Je continue rapidement ma petite ronde

Lumières éteintes, fenêtre bien fermées
Je monte tranquillement l'escalier
Et là le bruit se fait de plus en plus fort
C'est donc à leur étage qu'ils décorent

Mais je commence à avoir un doute
Car ce bruit vrombissant et lourd
A l'air de provenir de ma chambre
Qu'est-ce qui ainsi tremble ?

Je me précipite dans cette pièce
Cherche d'où le bruit recèle
Et j'éclate de rire devant ma table de nuit
Qui tremblote un peu et d'où vient le bruit

J'ouvre la porte en bois de chêne
Stoppe l'objet et sa ritournelle
Appuie sur « off » et le repose
J'ai soudain les joues bien roses

Je m'en suis servie ce matin au réveil
J'avais envie de me sentir bien et belle
Alors je l'ai glissé entre mes jambes
Et j'ai fait monter en moi la transe

Au fur et à mesure que ça arrivait
J'ai pincé mes tétons et abandonnée
J'ai sentis en moi mon jus couler
Puis j'ai vu l'heure. je me suis levée

Je sors de ma rêverie par mon grand
Qui est derrière moi « ça va pas maman ? »
« Si mon ange, je venais juste prendre un stylo
Que je compte bien utiliser à mon bureau »

crayon

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17 septembre 2008

Gardez le sourire !

La première fois que je l’ai vu
J’étais toute petite et il avait plu
Le parvis était peuplé
De bons chrétiens endimanchés

Je sais que j’ai lâché la main de ma mère
Et que je me suis dirigée vers elle
La pluie coulait sur ses joues
Elle souriait malgré tout

J’ai tendu le bras pour la caresser
Mais son visage était hors de portée
Alors j’ai reculé de quelques pas
Elle me regardait tendrement je crois

Ma mère est venue m’arracher
A cette vison immaculée
Puis m’a entraîné dans la Cathédrale
Où l’on fêtait les fêtes de Pâques

Chaque fois que l’occasion se présentait
Je m’arrangeais pour la retrouver
C’était le temps béni où j’imaginais
Que les objets pouvaient me parler

Elle n’était pourtant pas la seule
Mais unique dans sa candeur
A supporter deux impacts de balle
Et sourire sans montrer qu’elle avait mal

Je ne comprenais pas qu’on ai pu la blesser
Ou pire aussi refuser de la soigner
Elle était là, avec ses ailes cassées
Souriante et incapable de s’envoler

C’était par ses blessures que je la reconnaissais
Et les années passant j’ai eu l’opportunité
De pouvoir lui rendre visite plus souvent
Elle était pour moi une vision, un ange

Entre temps j’avais appris qui elle était
Et le symbole qu’elle pouvait susciter
Mais pour moi elle était, et elle est à ce jour
Qu’un sourire il faut garder toujours !

Gardez_le_ourire

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15 septembre 2008

F comme...

Qu'est-ce qu'est devenue Boulette ?
Toujours joyeuse, un peu rondelette
Et Ficelle au corps d'allumette
Continue t'elle d'être une girouette ?

Douces questions que je me suis posée
En retrouvant dans mon grenier
Une malle que j'avais presque oubliée
Je l'ai ouverte, les yeux brillants, excitée

J'étais belle à l'époque et plus fluette
J'avais une longue silhouette
Mais aujourd'hui je dois admettre
Que je suis loin d'être un squelette

C'était l'époque où je suscitais les passions
En portant un bonnet noirs et son pompon
J'aimais jouer à pourchasser les fripons
Qui adoraient me procurer des frissons

Je me faisais voir avec ma chemisette
De couleur vive avec mes cordelettes
Je laissais des traces pour leur transmettre
L'endroit où je voulais me compromettre

Mes compères alors m'attrapaient
M'attachaient et m'abusaient
J'étais heureuse et transportée
Puis arrivait mon sauveur, le Furet

Ce dernier n'avait pas perdu une miette
De me voir telle une marionnette
Il attendait que totalement je me soumette
Pour ensuite me transformer en comète

Il faut dire qu'il avait l'art d'exacerber
Mes sens sous mes jambes gainées
Et chaque fois il n'a jamais retiré
Mon masque qui me préservait

Les mois et les années se sont écoulés
J'ai perdu le Furet mais continue de jouer
A celle qui séduit, turlupine et qui ensorcelle
A celle qui se donne pour se sentir belle

Nostalgie et souvenirs qui me projette
Dans ce « F » que je portais en amulette
C'était le temps des folles pirouettes
A l'époque on m'appelait Fantômette

F_comme

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12 septembre 2008

Fleurs sauvages

Nous étions sur le chemin du retour
L'horizon marquait la fin du jour
Je commençais à fatiguer
D'avoir si longtemps pédalé
 
J'étais malgré tout radieuse et enchantée
De ce pique nique, au matin, improvisé
Qui nous avait amené jusqu'au ruisseau
Où je m'étais délectée de la fraîcheur de l'eau
 
Puis nous avons profité de la forêt
Et sous son ombre nous avons parlé
Et par la plénitude de tendre moment
Je me suis endormie contre mon amant
 
Cela explique l'heure tardive
Et ce retour en début de nuit
La fatigue de cette longue journée
M'avait fait perdre un peu mon acuité
 
Et c'est ainsi que je me suis vautrée
Que dis-je, que je me suis envolée
Lorsque la roue de mon vélo a heurté
Un gros caillou sur le petit sentier
 
Je ne sais plus très bien si j'ai hurlé
Mais je me suis un tantinet assommée
Et c'est tremblante et légèrement amochée
Que je suis ressortie du bas côté
 
Mon ami s'est précipité pour m'aider
Constatant que rien n'était cassé
Tandis que moi je me mettais à pleurer
De voir ma bicyclette totalement explosée
 
Une chance il nous restait peu à faire
En tout et pour tout six cent mètres
Et à peine rentrée je suis allée
Dans la salle de bain pour me doucher
 
Je suis ressortie en me grattant
J'avais sur le corps des boutons blancs
Mon ami m'a regardé et a sourit
J'avais du tomber dans des orties
 
Il m'a expliqué qu'il fallait attendre
Mais qu'il pouvait apaiser avec sa langue
Les démangeaisons les plus pressantes
En l'occurrence, entre mes jambes
 
Et c'est ainsi que j'ai passé la soirée
Qui je dois l'avouer m'a bien excité
Au point que le lendemain je ramenai
Un bouquet d’orties pour l'après dîner

fleurs_sauvages

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10 septembre 2008

La Stagiaire

Je l'aimais bien cette pauvre gamine
Cette stagiaire qui s'appelait Sabine
Au départ quand je l'ai vu arriver
J'ai eu pour elle presque pitié

Elle me faisait penser un peu à moi
Il y a quelques années de cela
Où je cherchais à extérioriser la grâce
D'être femme, mais aussi la garce

Look incertain et cheveux noués
Faible maquillage et petits souliers
A se demander si elle sortait
D'un livre de contes de fées

Et puis elle avait cette petite voix
On devait la faire répéter plus d'une fois
Et là elle piquait un fard et plongeait
Son regard sur le tapis et ses pieds

Et il y avait lui qu'elle dévorait des yeux
Rougissait et avait les joues en feu
Chaque fois qu'il arrivait le matin
Et ce pauvre con qui ne voyait rien !

Au fur et à mesure je l'ai vu changer
Elle fit l'effort de s'habiller
De façon à ne pas choquer
Faut dire qu'elle aimait le coloré !

Par la suite elle arrangea sa coiffure
Pris de l'assurance et de l'allure
Tout doucement on la complimentait
Sauf l'intéressé qui n'avait rien capté

Elle avait gagné au fil des jours
Le matin elle lui disait « bonjour »
Et s'arrangeait pour gérer son courrier
Ou même lui amener son café

C'est le dernier jour de présence
Qu'elle osa lui montrer son existence
En prononçant une phrase à celui-ci
« Tiens, vous avez pris un parapluie ? »

J'ai fermé les yeux pour ne pas voir
J'ai soupiré, je ne pouvais y croire
Il pleuvait dehors comme vache qui pisse
Il l'a regardé comme une pauvre débile

Elle s'est trouvé confuse et s'est enfuie
Et s'est mise en journée maladie
Quand à lui il n'a pas du tout compris
Que son café ce matin là ne soit pas servi

la_stagiaire

 

 

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