23 juillet 2008
Le Beffroi
Il faisait très
doux ce soir là
Je portais pour la
circonstance
Une jupe dentelée
blanche
Cela faisait
quelques temps déjà
Que nous avions à
cœur de nous revoir là
Nostalgique d’un
été passé
A nous découvrir
et à nous enlacer
Dès que je l’ai vu
je me suis agrippée
A son cou et il
m’a soulevé
Tendrement nous
nous sommes embrassés
J’étais heureuse à
nouveau de le humer
Je lui ai demandé
ce qu’il avait prévu
Car j’aimais les
surprises et l’imprévu
Il m’a dit avoir la
veille repéré
Un petit hôtel
juste à côté
Mes yeux ont
pétillés d’excitation
C’est alors que
j’ai senti la pression
De sa main contre
mes reins
Faisant durcir
aussitôt mes seins
Il me redescendit
à terre
Et commença sa
petite affaire
En remontant lentement
ma jupe
Sans que les
passants le préoccupe
Je fermais les
yeux de bonheur
Je sentis une
présence et stupeur
Un jeune homme se
tenait près de nous
Le regard hébété
et une drôle de moue
Je vis tout de
suite que dans son pantalon
Il était tendu, il
y avait de l’action
D’un œil complice
j’ai regardé mon compère
Et du voyeur j’ai
ouvert la braguette
J’ai commencé
lentement à le branler
Tandis que je
continuais à être paluchée
Mais il fallut
suspendre nos ébats rapidement
Car commençait
autour de nous un attroupement
Nous nous
dirigeâmes vers la petit auberge
Entraînant le
jeunot un peu pubère
Mais quand je vis
le garçon à l’accueil
Une étincelle
perverse a cligné dans mon œil
Après avoir pris
possession de la clé
Je suis allée à
l’oreille lui glisser
Que j’avais trois
orifice ce soir à combler
Dès que possible,
il pouvait à notre porte toquer
21 juillet 2008
Reprise
Voilà, les vacances se
terminent
Je referme lentement ma
valise
Prépare mes effets pour
demain
Où nous allons retrouver le quotidien
Dix jours de décompression
De plaisir, de rire et de
passion
Cure de soleil, plage et
lecture
Sans oublier les crêpes et la luxure
Savourer l’odeur saline au
réveil
Les couchers de soleil, une
merveille
Déambuler près des ruines
anciennes
Imaginer les druides, épées et reines
Abandonner son soutien gorge
à armatures
Mettre de coté les clés de
la voiture
Se vêtir de tenues très
légères
Se fondre dans le sable et les fougères
Se délecter des gravillons
chauds
En profiter pour faire
quelques photos
Chasser le crabe et lui
rendre sa liberté
Apprendre à son aîné que la vie il faut respecter
Gratter le sable avec un râteau
Pour trouver des coquillages
originaux
Et voir le sourire ébahi de
sa fille
Dont les cheveux cendrés sont devenus camomille
Et puis ne pas présager
qu’en Bretagne
Le soleil peut parfois faire
très mal
Et se retrouver rouge
écrevisse le soir
Au point de ne plus supporter, même un peignoir
Et enfin laisser son esprit
se vider
Pour mieux se remplir de
sensualité
Se lâcher en écrivant sur un
vieux cahier
Quelques rimes ici et là jetées
Mais sur ma peau il est bien
indiqué
Que je ne porte plus la
couleur du lait
Sans oublier mon pauvre
petit nez
Qui chaque jour se met à peler
Les vacances sont donc
terminées
Et à l’heure où ce poème
sera publié
Je serais tranquillement
entrain de me préparer
Pour aller tout simplement travailler
J’oubliais… heureuse de vous retrouver !
07 juillet 2008
Au plaisir
Je serai peut être
déjà partie
Non cet espace ne
va pas fermer
Je suis tout
simplement en congés
Et je compte bien
en profiter
Sentir sur mon
visage le vent salé
Me promener avec
mon aimé
Voir nos trois
bambins chahuter
Nécessaire pour
moi de casser la routine
Mais je prends mon
dictionnaire de rimes
On ne sait jamais
si un poème
Venait résonner
dans ma petite tête
Alors je vous
laisse pour deux semaines
Ce blog rempli de
joies et de peines
Où 250 billets
sont publiés
A vous de choisir
votre escalier
J’ai besoin d’un
autre air respirer
J’ai besoin dans
le réel aussi d’exister
Au plaisir de vous
quitter
Au plaisir de vous
retrouver
04 juillet 2008
A durée indéterminée
J’ai le contrat
devant les yeux
Il paraît
tellement volumineux
Que je n’ose lire
la première page
Perte de temps,
gaspillage ?
C’est pourtant
nécessaire de savoir
Si on me promet
blanc ou noir
Mais les gros
titres en gras
Ne m’inspire pas
confiance sur ce coup là
J’ai plus envie de
m’attarder
Sur les petites
lignes italiques cachées
Et les renvois
qu’on trouve en annexe
Ça va prendre du temps,
je désespère
Et puis cette
clause de non préavis
Sans période
d’essai, à mon avis
C’est quand même
un risque
J’ai peur pour ma
petite vie
Malgré tout
j’essaye de comprendre
Si je dois
accepter ou le rendre
Mon cœur bat à
toute allure
Dois-je signer
sans avoir tout lu ?
Le salaire est
assez conséquent
Sans compter les
primes alléchantes
Le travail demandé
ne m’effraie pas
Même si il est
conséquent ma foi
Les horaires sont
astreignantes
Compensées de
façon séduisante
Mais tout n’est
pas rose dans les clauses
Vais-je prendre le
risque de dire « ose ! »
Une vie défile
dans mon esprit
Pourtant la
décision doit se faire vite
Il suffit que je
dise « oui »
Pour le meilleur
et pour le pire
Et c’est plein
d’émotion et de larmes
Que je prononce
mon accord final
Et j’entends un
« oui » de complicité
Tous les deux nous
avons signés
Des années depuis
se sont écoulées
Il y a eu des
avertissement et primes de rentabilité
Des stages et des
remises à niveau
Pour que tout
reste le plus beau
C’est un contrat à
durée indéterminée
On dit que seul la
mort peut le casser
Et je peux vous
dire qu’à chaque pensée
Jamais encore je
n’ai regretté
02 juillet 2008
Quand tu entres dans mon antre
Alors qu'une
journée vient de se terminer
Je respire profondément et vient me coucher
Je me colle tendrement contre toi
Tu me glisses à l'oreille « j'ai envie de toi »
Je soupire de plaisir mais ne sait que dire
Je suis fatiguée de ce jour et des autres à venir
Tes mains se font caressantes où il faut
Notre lit commence à devenir chaud
Mais j'avoue que je suis exténuée
C'est alors que tu me dis « je veux te lécher »
Mes sens s'éveillent mes yeux pétillent
Tout mon corps frémit et dit « oui »
Tu écartes le drap pour découvrir
Mon intimité qui s'illumine
Mon pistil commence déjà à pointer
J'ai envie que tu viennes le titiller
Mais tu fais durer sadiquement le plaisir
En glissant ton menton sur mes cimes
Puis lentement ton visage descend
Vers ce mont de vénus si puissant
Ta bouche s'empare alors de mon sexe
Mon souffle est coupé, je perds la tête
Ta langue glisse dans mes orifices
Pour continuer à durcir mon clitoris
Je râle, je hurle, je soupire de désir
Je sens en moi les vagues qui jaillissent
J'écarte les jambes s'en m'en rendre compte
Je t'offre les trésors de ma caverne sombre
Tes doigts viennent entretenir la danse
L'un dans mon cul, l'autre dans mon antre
Tandis que tes lèvres jouent la succion
Me faisant perdre totalement la raison
Je sens mon jus monter et redescendre
Je suis déchaînée, totalement en transe
Au point de remonter mes jambes vers moi
Je tiens la position malgré tout l'émoi
Devant cette fleur ouverte à ta langue
Comprimée par mes cuisses qui tanguent
Tu t'engouffres pour finir mes orgasmes
Préliminaire de nos délires fantasmes
30 juin 2008
Armure vivante
Je sors le sourire
aux lèvres
Je la regarde et
m’émerveille
A la pensée de nos
chevauchées
Aux plaisirs
fugaces partagés
Je mets mes
lunettes mauves
Son regard devient
fauve
Elle sait que je
vais la dompter
Dans ma main, un
jeu de clés
Je m’assois et la
caresse
Je place
correctement mes fesses
Une musique se
fait entendre
C’est le début de
notre danse
Elle se met à ronronner
de plaisir
Et par un coup de
pied je l’invite
A se lancer dans
le déplacement
Je la dirige
doucement et fermement
Elle sait que
c’est moi qui guide
Mais si c’est elle
la plus solide
Nous faisons
communion de nos corps
En traversant les
mêmes décors
Peu à peu je sens
dans mes cheveux
Le vent qui par
son action met le feu
Une larme de joie
vient de couler
Les quatre
éléments sont rassemblés
Nos moments sont
chaque fois différents
Forts, doux ou
violents selon l’instant
Mais le plaisir
est toujours présent
Fusion de mon être
et de cette armure blanche
Il nous est arrivé
des frayeurs
Que nous avons
contourné avec fureur
Car elle m’obéit
au doigt, à l’œil
Ne voulant pas
être mon linceul
Alors oui, j’avoue
je l’aime
J’affronte avec
elle le système
Elle me donne
l’indépendance
La vitesse, la
folie et la transe
Oui, j’aime tout
simplement conduire
Devenir Mâle,
Maître, Dominant et fuir
Quelques instants
de mon rôle quotidien
Pour diriger et
faire trembler mes reins
27 juin 2008
Pause déjeuner
Ce midi à la pause
déjeuner
Je n'avais pas envie de rentrer
La pile de linges à repasser
A sa vue ce matin m'a découragée
En plus il y avait un grand soleil
Me donnant envie de prendre l'air
D'acheter un sandwich à côté
Et d'aller au parc pour le manger
Chemin faisant je me sentais regardée
J'avoue avoir encore assurée
Avec ce large décolletée
Mais que voulez-vous, ça me plait !
Les rues se désertèrent peut à peu
J'arrivais au parc les joues en feu
Pas à dire il faisait vraiment chaud
J'avais soif ! Vite ma bouteille d'eau !
Dans la précipitation de me désaltérer
J'en ai à moitié renversée
Sur mon cou et sur ma poitrine
Rendant mon chemisier sublime
J'ai éclaté de rire de ma maladresse
Puis j'ai cherché à poser mes fesses
Sur un banc à l'ombre d'un arbre
J'ai commencé à manger sans hâte
En effet j'avais peu d'appétit
Et je voulais profiter aussi
Du petit vent qui venait de se lever
Je fermai les yeux et me mis à rêver
Je sentais durcir lentement mes tétons
Le souffle naturel jouait les fripons
En me faisant frissonner de plaisir
Je sentais sen moi une montée de désirs
Sans m'en rendre compte j'écartais
Mes jambes et me mis à caresser
Mon cou et ma gorge dénudés
Puis la dentelle de mon petit corset
C'est dans un soupir de satisfaction
Que mes sens se mirent en action
Le chant des oiseaux avait disparu
J'ouvris rapidement les yeux, confuse
Ils étaient cinq à me regarder
Avec désir, douceur et fébrilité
De par la situation, je me suis sauvée
Et là, dans mon bureau. je suis entrain de regretter
25 juin 2008
Dans le vif du sujet
Mais quelle question
à la con !
Evidemment !
non !
Puis soudain un grand
frisson
Une porte vient de
grincer
Ca vient de
l’obscurité
C’est dans ma tête,
c’est bruyant
Je m’y dirige
lentement
C’est une vieille
armoire boisée
Il y a l’odeur de mes
jeunes années
J’ouvre la porte qui
se met à couiner
Depuis le temps les
gonds ont rouillé
Plusieurs tiroirs et
étagères
D’un œil rapide je
repère
Celle qui palpite et
qui m’appelle
Dans la bouche un
goût amer
Je prend un livre et
je l’ouvre
Senteurs de patchouli
et de souffre
Une femme enfant de
14 ans
Est assise en chemise
de nuit blanche
Elle a le regard
totalement vide
Elle déteste son
corps et la vie
Elle vient de relever
sa manche
Dans sa main une lame
tranchante
Elle pose le cutter
sur son avant bras
Elle est concentrée,
elle ne bougera pas
Puis d’un coup sec et
sans un cri
Marque plusieurs
sillons, elle n’a pas fléchi
Le sang se met à
couler rapidement
Elle le lèche
avidement
Elle vient de faire
partir le mal
Et boit le liquide
purifié de son âme
Et personne n’aura
jamais remarqué
Ces marques blanches,
ces traits
Quand le soleil
voulait la bronzer
Est-ce pour cela
qu’elle n’aime pas l‘été ?
Il m’aura fallu 25
années
Pour comprendre ces
chemisiers
A longues manches
portés
Même quand il faisait 40
degrés
Mieux vaut tard que
jamais
C’est ce que je
retiendrais
Mais ne me demandez
pas de retirer ma veste
Je n’ai pas fini de
me réconcilier avec mon être
23 juin 2008
Je suis une poupée de son
Tu voudrais bien jouer avec moi à la poupée ?
Allez si. allez dis moi "oui" s'il te plaît
Je serais ta chose, ton joujou pour la journée
Je vois tes yeux pétiller, ça te plait ?
Amuses toi à me déshabiller
Lentement, fais le plaisir durer
M'imposer de ne pas bouger
Seul toi a le droit de m'articuler
Et pourquoi pas me faire pendre un bain
Me savonner et frissonner mes reins
Faire gonfler ma poitrine de désir
En jouant la frustration et le rire
Sentir le gant caresser mon épiderme
Etre quelques instants Cléopâtre, Reine
L'eau chaude glissant mon corps
Ma bouche te gémissant « encore »
Te voir passer délicatement
Le rasoir sur mes jambes
Tandis que brûle l'encens
Eveillant peu à peu mes sens
Puis sortir totalement humide
Etre allongée délicatement sur le lit
Et que tu me frictionnes avec délicatesse
Faisant trémousser mes fesses
Jouer avec le souffle du sèche cheveux
Chaud et froid se mélangeant peu à peu
Et quand la brosse vint à me peigner
Hurler de bonheur par ce geste répété
Puis entendre ta voix à mon oreille
Me dire que je suis la plus belle
Et qu'il me faut maintenant dormir
Fermer les yeux car il va faire nuit
Percevoir l'odeur de l'huile parfumée
Sentir ta main sur mon corps se poser
Soupirer sous tes doigts d'expert
Me faisant plonger aux enfers
Tourner sur moi-même comme un bateau
Qui suit les vagues et le courant de l'eau
M'abandonner à ton corps, à tes jeux
Je ne suis pas en cire, met moi en feu !
20 juin 2008
Chère et sang
De toute façon, ce n'est jamais le moment
On les déteste, on les attend
Et quand elles sont là on est mauvaise
Mais si absentes, c'est la misère !
En plus avec le temps et la maternité
J'avoue que la douleur a augmenté
Au point de ne vouloir ressentir
Au creux de mes reins son désir
Mal de crâne et pliée en deux
Exacerbée, un tantinet hargneuse
Oh vous pouvez rire messieurs !
Vous pensez facile la ponte des oeufs ?
Alors oui, j'avoue c'est la période migraine
Et dites vous que si je suis acerbe
C'est par la douleur mais aussi par le manque
De la baise, du câlin, du sexe et de la transe
Mes reins me font hurler de douleur
Mon corps crie sa fureur
De ne pas avoir enfanté ce mois ci
Et vous. ça vous fait rire ?
Et bien malgré vos sarcasmes
Je suis fière d'être une femme
De pondre et de donner la vie
D'être mère et d’avoir des petits
Je sais que j'ai l'endurance
Pour supporter la souffrance
Et qu'aucun homme ne pourra rivaliser
Avec la femme côté douleur et maternité
Alors messieurs, écoutez moi bien
Nous vous supportons du soir au matin
Avec vos qualités mais aussi vos défauts
Si si . vous en avez, même si vous êtes beaux
Vous appelez ça « le débarquement »
« les ragnagnas » « le mauvais moment »
J'ai même entendu « l'inondation »
Vous manquez franchement de compassion !
Je vous demande simplement le respect
De la nature dont nous sommes habitée
Et qui fait notre double personnalité
Vous êtes bigames en fait.. Vous le saviez ?






